‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 143 sur 309 · I.AJlEhLIllOSTRES · texte numérisé non relu

I.AJlEhLIllOSTRES

a) Anser sylvestris Brisson ex Gessner, Ornith.. VI, p. 265, 1760. — Degl. et Gerbe, Orti. eur., U, p. 481, 1867.— A, sbhktdm Jl/e(/er u. Wolf ex Gmelin, Taschenb., U, p. 654, 1810. Meisner u. Sch., Vôgel derSchweiz, p. 307, 1815. Sort. Omit. tOBC.. ni, p. 177, 1831, Nikson, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 368, 1835. Schmz, Fauna helv., p. 125, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 334, 1864. Bica, Omit, ticin., p. 528, 1865. Fritsch, Vôgel Europ., Tab. 46, Fig. 4, 1871. Friderich, Deutsche Vôgel, 4» éd., p. 639, Taf. 32, î’ig. 2, 1891. — A. férus Fleming, (nec Temminck), Brit. Auiin., p. 126, 1828. — A. platyüros, A. arvensis, A. obscuEDsDre/i»i, Isis, 1830, p. 996, et Vôgel Deutschl., p. 837 et 839, 1831. — A. arvensis (Brehm) FriUch, Vôgel Europ., Tab. 45, Fig. 6, 1871. — A. pabalis Salvadori ex Latham, Fat. B. Brit. Mus., XXVII, p. 99, 1895. Sharpe, Hand-list, I. p. 21 1,1899.

Anas FABALisia/tem, Geii.Syn., Suppl.,1, p.207, 1787. — A.segetüm Gmelin, Syst. Nat,, I, p. 512, 1788. Temminck, Man. Orn., II, p. 820, 1820. — A. pa- LunosDS Strickl., Ann. Mag. Nat. Hist., s. 3, III, p. 124, pl. 4, fig. 1, 1859.

b) Anser grandis Middendorf, Sibir. Bcise, p. 225, Taf. XX, Fig. 1, 1847. — A. SEGETüM VAR. SERHiBosTRis Switih., Proc. Zool. Soc., 1871, ]). 417. — A. Midden- DOHFii Severtz., Turkest. Jevorn, p. 225, pl. XX, fig. 1, 1873. — A. sbrrirostris S'a^pad.,Cat. B. Brit. Mus., XXVII, p. 101, 1895. Sharpe, Hand-list, I, p. 211, 1899.

Oie à bec court, KurzschuübpUge Gaiis (var. vel suh-sp.).

c) Anser BRACHYRHYNCHUsBaïI/oWjMéu). Soc. Emul. d’Abbev., 1833-34, p.74.

Degl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 482, 1867. Salvadori, Cat. B. Brit. Mus.. XXVII, p. 103, 1895. Hand-list, I,p.211, 1899. — A. brevirostris Thienemann,

Fortpflanz. Vôgel Europ., part. 5, p. 28, 1838. — A. phœnicopds Barlett, Proc. Zool. Soc.. 1839, p. 3. — A. segetüm Nauni. (nec Meyer), Vôgel Deutschl., XI. Taf 287,1842. — A. segetüm var. BRACHyRHïNCHUsilfolMi(/r.,Oeffvers,p.369et4l2,

Noms vülg. S. F. : Oie saurage. Oie des moissons. — S. A. : Wilde Gans^ Schneegans, Bohnengans. — S. I. Oca salvadeglia. Graniro, Locarno.

Mâle et femelle adultes: Têt(' et cou d’un cendré brun, plus brun à la tète, un pc'u roussâtre sur le derrière et le bas du cou. Haut du dos, scapulaires, cubitales, grandes couvertures postérieures et moyennes en partie d’un brun plus ou moins cendré, avec bordure des plumes d'un cendré roussâtre ou blanchâtre; petites et moyennes couvertures et couvertures antérieures en bonne partie cendrées. Bas du dos et croupion noirâtres ; sus-caudales latérales et extrêmes blanches. Kectrices subarrondies, noires ou noirâtres en dessus et plus ou moins largement terminées de blanc ou de blanchâtre. Bémiges noii-es, à l’exception dos deux ou trois premières qui sont cendrées on dehors. Poitrine et ventre en majeure partie d’un cendré roussâtre pâle; has-ventre, région anale et .sous-

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caudales Idancs; côtés de la poitrine, flancs et jambes lai'gemeiit ondes do brun. Parfois (|uelt|nes traces blanches ou blanchâtres au bas du front et sur les côtés du bec. restes d(' la livrée du jeune âge. Bec noir vers la base, jus()u'entre les narines en dessus, sin- une grande partie de la mandibule inf. et sur les onglets, d’un jaune orange au milieu; pieds orangc.s; iris brun foncé, — Femelle un peu plus petite que le mâle, avec des teintes un peu moins franches.

Jeunes de l’année: Teintes moins pures; tête et cou salis de rouxjaunâtre, avec une petite bordure de plumes blancbes autour du bec, rappelant un peu le bandeau blanc, beaucouj) plus large, de rOie rieuse.

,d la naissance: Entièrement couverts d'un duvet épais, comme chez l'espèce précédente. Veidex. mantc'au. faces externes des ailes et des cuisses d'un brun olivâtre, avec bordni-e fauve aux ailes. Front et côtés de la tête jaunes, rembrunis sur les lorums et autour des yeux. Gorge et faces inférieures d’un jaune très faildenient lavé de gris à la poitrine et de roux sur le ventre. Bec un ])eu concave, brun foncé, avec onglet jaune terne. Pieds d’un gris bi-un marbré île jaunâtre. Iris gi-is-brun (sec. Vian).

Variétés: Cette espèce, très variable dans la taille, ainsi que dans les proportions du bec et des ))ieds. et certaines particularités de la livrée, a donné, lieu à la création d’un giand nombre d’e.spèces censément différentes et plus ou moins discutables, dont la bonne majorité doit rentrer dans la synonymie de r,l«sc/- si/lvestris de Bris.son, à titre de variétés ou i)('ut-étre d’bybrides, parfois. Je ne citerai (|u’en pas.sant les A. platyuros, A. arvensis et A. ohscurus de Brehm. qui se distingueraient surtout de notre t)ie sauvage (A. si/loestris ou seijetumJ type: la première jjar une taille plus grande et une queue plate, avec 20 rectrices; la seconde par une plus grande extension de la couleur jaune au bec et une queue à Ifi rectrices; la ti-oisième par uni' taille plus petite et une livi'ée plus sombre, avec bec épais, pieds petits et l(i rectrices. Tout en faisant remarquer qu'il s’agit encore ici de formes plus grandes ou plus petites que la moyenne dans l'espece, comme s’il y avait un Ai/ser sylvestris major et un A. sylvesfris ndn.(jr,je ne puis omettre de dire un mot de deux Oies. A. serrirostris Swinb. et ,1. bracltyrhynchus Bâillon, qui ont été plus ou moins consacrées jjar Salvadori, dans le Catal. dn British Muséum, en l.S!)5, et par Sharpe dans son lland-list, en 1899. La première, d’Asie, plus forte que letype de notre Oie sauvage, avec liée et tarses un peu plus longs, ne sei’ait. pour moi comme pour beaucoup d’ornithologistes, qu'une forme, race on variété asiatique, d',1. sylrestris Brisson. La secondi'.

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(rEuropo, SC reproduisant dans rextrêine nord. Iiien plus petite que le type ou la moyenne, acceptée ou récusée tour à tour par les difféi-ents auteurs, mérite une comparaison un peu plus circonstanciée.

Bâillon a décrit, en effet, on 1833, .sous le nom dd )ie à lier court, -d. hi-ac.lu/rlujnrlnis, une Oie caractérisée non seulement par une taille notablement inférieure, mais aussi et surtout par un lier passablement plus court (voyez, pour dimensions moyennes, les mesures donnée.s entre parenthèses à ma diagnose (V Anser sylvestris). Elle rappelle beaucoup quant à la livrée; cependant, la

tête et le haut du cou sont chez elle d'un bimn plus sondire.le noirâtre de son croupion prés('nte volontiers un léger glacis cendré, ses pieds sont généralement d'un rouge plus pâle et son bec, en majeuiT partie noir, porte un anneau ,iaune plus ou moins lavé de rougeâtre.

Les différences sont indéniables entre Oie .sauvage (Sylvestris) et Oie à bec court (Bmcliyrlu/urlins) bien caractérisée; mais il e.st incontestaljle aussi que l’on trouve parmi les premières, à bec relativement grand, dos individus de taille assez différente, et que l'on peut, dans les descriptions delà seconde pai- divers auteurs, trouver bien des divergences soit (luant à la couleur des pattes et du bec, soit quant aux proportions du bec lui-même.

11 est difficile de se prononcer dans la question d'espèce ou de sous-espèce locale pour cette Oie à bec court, qui se reproduirait surtout au Spitzlx'rg, dans rextrême nord, d’où elle vient hiverner .jusque dans l’Europe septentrionale et moyenne.

L'Oie .sauvage ou des moi.ssons est de passage régulier et, dans toute la Suisse, beaucoup plus abondante que l'Oie cendrée. Elle est, suivant les régions, au nord ou au sud des Alpes, coinmune ou assez commune, aux époques des migrations et parfois même durant riiiver. Comme la. précédente, elle passe haut et souvent à, travers certains cols élevés des Alpe.s, le Oothard, entre autres. Mais elle s’arrête plus volontiers sur nos lacs et cours d’eau, ou dans nos prairies et marais. Elle semhle plus fi-é(iuentc dans le centi-e et l’ouest de la plaine suisse (|ue dans l’est et dans le sud. Toutefois, rabaissoment du niveau de l’Aar et, par le fait, le dessèchement de grands espaces marécageux où elles trouvaient à la fois nouiTiture (’t sécurité ou isolement, ont notablement diminué la pioportion des (lies qui s'arrêtaient dans l’oue.st du pays.

Elle passe générahmient ffn février ou plus ou moins tôt en mars, ainsi qu’entre mi-octobre et mi-décembre, le plus .souvent en no-

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v(Miil)re, ot (;à ot là ou eu voit eucorc eu hiver, uageaut sui" nos grands lars, ou cliercliaut dans les prairies sous la neige des herlies à uiauger.

De temps à autre, ou voit passer aussi riiez nous, aux mêmes épo(iuas, (juelques représcutauts de l'Oie plus petite dite à liée court fA. hrnchijrliijiicJnisj dont il a été question ci-dessus, ainsi (|ue cela s'est vu. à ma cnnnaissauce, sur les lacs de Neuchâtel et Lc'iuan principalement. La colli'ctiou de mou père eu possède un individu tué sui' h' Léman, en 1S44. Vouga, dans sa Faune ornithologique du hassin du lac de Neuchâtel, en 1847, la signale comme (!(' passage accidentel, et le àlusée de Coire en aurait un exemplaire de provenance suisse (du lîlieintlial iirohalileinent).

Ses mœurs et scs allures ressemhlent à celles de l'espèce précédente. Ses handes en passage attecteut aussi la forme d'un Y, la pointe en avant, et sa nourriture est surtout végétale; elle se repaît en particulier très volontiers de blé en herlte. ce qui lui a valu le nom d’Oie des moissons. Sa voix rappelle celle de l’Oie cendrée; son hahillage a été traduit par h' mot tmldadadat, et ses cris, quand elle s'envole, par la phrase luüakjmiaiak, keiakak, keii'rn,]tjüJcjik.

Elle ne se repi-oduit pas dans le pays, mais dans des régions plus septentrionales, et niche vers la seconde moitié de mai, dans les marais et à peu près de la même fayon que l'Oie cendrée.

Ses œufs, au nombre de 7 à 10. parfois 12. sont relativement gi'os, de forme subelliptifiue allongée, à coquille médiocrement lisse, pai-fois très légèrement grenue, et d'un Idanc jaunâtre peu brillant; ils mesurent généralement 0"‘.084 — 092 sur 0“,05iJ — 058, plus rarement 0"‘,082 sur 0"‘.053 selon Gerbe.

L’espèce se reproduit jusqu’en Laponie et dans le nord de la Russie, entre les (i2'’ et 74' degrés, d'où elle vient hiverner dans l’Europe moyenne et méridionale, jusqu'en Grèce et en Italie.

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