I.AMELLIROSTllES
nieid éc.liniicrée au bord interne, un peu rétrécie an bord externe. — Tête, COH , poitrine etjloncs d’nn ron.r marron brillant, avec une petite tache blanche an menton; dos, scajiiilaires, cubitales et croupion^ d’un brun foncé et luisant; ventre, sous-caudales et miroir cdaire blancs; régions crurede et anale brunes. Bec bleu- noirâtre, à onglet noir; iris blanc, ad.
Long. tôt. 0“,:t90 — i30; aile pliée 185—1 90; cpieue (>"',000 — 064; tarse 0'^,029 — 081; doigt externe, avec ongle (>‘“,057 — 0(JO; bec, aux côtés du front 0'“,049 — 058.
Anas nyeoca Guldenstein, Nov. Comm, Petro])., XIV, p. 403, 1769. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 674, Taf. 34, Fig. 7 et 8, 1891. — A. akbicaka, A. fer- HüGiNEA Gmeliu, Syst. Nat., II. p. 522 et 528, 1788. — A. LBucorniuALMOs Bechstein, Orn. Taschenb., p. 406, 180.3. Meisner u. Sch., Vôgel (1er Schweiz. p. 295, 1816. Temminck, Mau. Orn., II, p. 876, 1820. Schinz, Faiina helv., p. 129, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 398, 1854. — A. rlaocion Pallas (nec Brissmi), Zoogr., II, p. 268, 1811-31.
Aythva nyroca Boie, Isis, 1822, p. 564. Salvadori, Fat. H. Brit. Mus., XXVII, p. 345, 1895. Sharpe, Hand-li.st, I, p. 223, 1899.
Mabila nvkoca Fleming, Phil. Zool., II, p. 260, 1822.
Füligola nvroca Steph., in Sliatv, Gcii. Zool., XII, 2, p. 201, 1822. Savi, Ornit. tosc., III, p. 138, 1831. Biva, Omit, ticiu., p. 546, 1865. Degl. et Gerhe,Oïsi. eur., II, p. 540, 1867. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 477, 1894.
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Nyroca ledcopiithalmos Fleming, Brit. Anim.. p. 121, 1828. Fritsch, Vôgel Europ., ïab. 49, Fig. 2, f et Fig. 5, O, 1871. — N. obsoleta Brehm, Naumannia, 1855, p. 298. — N. perrurinea Dresser, Birds Eur., VI, p. 581, 1872.
Folix nyroca Salvadori, Fauna d’Italia, Ucc., ]). 265, 1872.
Noms vulg. S. F. : Canard à iris blanc, Nyroca, Petit rouge. — S. A. ; Weissàugige Ente, Braimkopf, Kleinster Bothhals. Moorente, St-Gall. — S. I. ; Garganell?
Mâle adulte, hiver et noces : Tête. cou. poitrine et flancs d'un roux iiiarrou liriilaiit, avec une petite taclie Iflaiiclic au lucnton et un léger collier brun-noirâtre vei's le milieu du cou. plus étendu en arrière (ju'en avant. Dos. croupion, .scapulaires, cubitales, couvertures alaii'es et sus-caudales d’un brun noirâtre à reflets bronzés. Kémiges secondaires blanches sur les barbes externes et internes, largement bordées d'un noir brun à légers reflets verdâtres, cela sur les po.stérieiires surtout ipti sont souvent, en outre, un peu liserées de blanc au bout (b's barbes internes, dessinant ainsi un miroir blanc, bordé de noir, Ibuniges primaires brunes vers le bout et sur les barbes externes, lilancliâtres sur les barbes internes. Rec-
FULKiULIEXS
trices (Vuii brun foncé. Ventre blanc, jusqu'entre les jambes; janilies et région anale, brunes; sous-caudales blanches. Bec d’un bleu noirâtre. avec onglet noir. Pieds plombés, à palmuiTs noires. Iris blanc.
Femelle adulte : A peu près de même taille (|ue le mâle, avec livrée de noces quasi identi(iue, dans un âge avancé. Plus jeune, pi'ésentant des teintes moins franches et pas de colliei" brun ; les plumes rousses volontiers plus ou moins frangées de roussâtre; le brun du dos moins brillant et plus ou moins nuancé de brun-roux; le blanc du ventre et des sous-caudales moins pur ou plus ou moins sali de roussâtre.
Mâle adulte, eu été : Sans crête plumeuse suscéphalique, et rappelant beaucoup la femelle, bien qu’avec des couleurs plus brillantes et le ventr(\ ainsi (jue la tache du menton, d’un blanc, plus pur.
Jeunes, avant la mue : Assez semblables à la femelle, mais avec les faces supérieures plus sombres et les plumes des couvertures bordées de roussâtre; les plumes rousses de la tête, du cou et de la poitrine frangées de blanc-roussâtre. la tache du menton roussâtre et les plumes du ventre frangées de gris.
A la nuissanre : Couverts d’un duvet assez épais, d'un brun olivâtre sur toutes les faces supérieures, avec quatre taches d’un jaune sombre. a.ssez p('u apparentes, disposées en carré sur le dos; d'un jaune assez vif aux faces inférieures, avec mélange de roux à la poitrine et abdomen brun lavé de jaune. Bec brun, avec onglet jaune, en de.ssus, et jaune en dessous; pieds d’un brun l'oux, avec bandes jaunes le long des doigts, sur les membranes.
Ryhrides : On a signalé des bâtaials produits de croisements du Canard nyroca (F. nyroca) avec deux de ses congénères : le Morillon fF. cristata) et le Milouin (F.ferina). â’oyez de Selys et Suchetet. 1. c.
Le Nyroca. ou Canard à iris blanc, est de passage plus ou moins régulier ou irrégulier, suivant les localités, mais plutôt rare dans toute la Suisse, au sud comme au nord des Alpes. Quoiqu'il se reproduise sur bien des poijits en Europe moyenne, paidois même jusqu’en Italie, je ne crois pas qu’il ait jamais niché dans le pays. Il hiverne, par contre, çà et là en plaine, sur quelques-uns de nos lacs, et se montre |)arfois jusque dans certaines vallées élevées, aux époques des migrations, dans la H^-Engadine par exemple. Il passe d’ordinaire par petits groupes, sans ordre, et recherche surtout les
LAJIELLIKOSTKES
marais ou les eaux stagnantes couvertes de végétation', les étangs, par exemple, ou les lacs à bords plantureux.
Il vole bien et plonge adniiral)lement. Son alimentation paraît assez mélangée d’éléments végétaux, de débris de plantes aquaticgies, de feuilles, de bourgeons et de graines, avec des insectes ou des larves, de petits mollusques et du frai de grenouilles. Son cri a été traduit par kœiirr kœurr kœun- pour le mâle, et kt-HcrPkn) pour la femelle.
Il construit près de l'eau, bien caché dans les i-oseaux ou sous quelque buisson, un nid d’iierbes enchevêtrées, avec garniture de plumes, dans lequel la femelle pond et couve généralement en mai.
Ses œufs, an nombi-e de 8 à 12, de forme ovalaire, à coquille assez lisse, un peu lui.sante, .sont d’un gris jaunâtre ou roussâtre et mesurent 0'".050--053 sur 0‘",035 — 038.
L’espèce se reproduit non .seulement en Europe centrale, orientale et parfois méridionale, jusqu'au 50° degré environ, en Angleterre et en Danemark, ainsi qu'en Russie, en Allemagne, en Autriche-Hongrie et même plus ou moins en Italie, mais aus.si en Asie centrale et dans le sud-ouest de la Sibérie, d'où elle se répand en automne, pour hiverner, jusque dans le nord-est de l’Afrique et la péninsule indienne.