I.AMELMHOSTUKS
verses repi-ises sur C|iiel(|u('s-uns de nos lacs, au noi-d des Alpes, généralement isolé ou en très petits gi-oupes et coninie égaré, parfois en été. le plus souvent en hiver. Walchner. en 1835, dans son Verzeichniss der Vogel des Bodenseeheekens. l'a signalé sui" le lias lac de Constance, et il aurait été ti-.ouvé aussi sur les lacs de Zurich et de Morat; cependant, c'est sui-tout au sud-ouest, sur le Léman. (pi’on l'a tué le plus souvent, en automne et en hiver, .l'ai vu au Musée de Thonon (coll. locale) deux mâles adultes en livi'ée quasi parfaite qui auraient été capturés, en arrière-saison ou eu hiver, sur la pai-tie oïdentale du Léman (dite grand lac). Feu L. Roget. qui chassait beaucoup sur le même lac. particulièrement sur la partie occidentale (dite pidit lac), m’assurait, en 18()3. y avoir précédemment tué ce cni'ieux Canard, une fois en été et une fois en hiver. La collection locale du Musée de Genève possède un mâle de l’espèce, en livrée d’hiver, tué sur le Léman par ^Ir. R. de M. (sans date malheureusement). Le 1)'' Larguier, dii-ecteur du Musée de Lausanne, m'écrivait, en lS‘J-1. (|u’un beau mâle d’Ilistrion. en livrée de noces, avait été tué. entre 18(i0 et 18U() (la date exacte manque), devant le port de Lutry. Enfin, il est assez prohaide que quelques autres individus capturés n'ont pas été conservés.
L’Histi-ion. à liremière viu' tihs reconnaissahle sons la livrée bigarrée du mâle en noces, peut être assez facilement confondu, sous les livrées brunâtres et màchuiées de la femelle ou des jeunes, avec le Miquelon (Harelda (jlaciaUs) femelle ou jeune, si l'on ne prend garde aux propmdions hi'aucoup plus faibles de son bec, relativement éti-oit. et à la présence de la tache blanche ou blanchâtre qu'il polie toujours derrière l'oreille.
C’est encore un Canard grand plongeur qui se nourrit surtout d'insectes ou de larves, de vers et de petits mollusques, et qui niche de préférence près des eaux douces, dans les grandes herbes, le long des cours d'eau en particulier, où il semble rechercher alors volontiers les larves d'Epbémèn's. Son cri peut être traduit, selon certains auteurs, par la syllabe répétée ck-rk-ek ou uk, et son appel à l’époque des amours \m‘ //i-ak.
Ses œufs, au nombre ordinaire de 5 à 8 (10), de forme ovalaire médiocrement allongée, à coquille lisse et assez luisante, sont parfois d'un gris olivâtie pâle, le plus souvent blanchâtres ou d'un blanc légèrement l■oussâtre. Ils mesurent 0'“.053 — 05() sur 0"',f)37 — 040. exceptionnellement 0'”.()(i0 sur 0'“.04ll.
L'espèce est très répandue dans le nord de rAmérique, au Groenland, en Islâiub' et dans le nord-est de l’Asie, jusqu'au 72" degré environ, se reproduisant abondamment entre les 02° et 05” degrés
FILIOULIENS
surtout, d'où elle va hivc'rner jusque dans le centr(' de l’Amérique du Nord, aux Etats-Unis et eu Californie, plus l'arement dans les régions occidental(‘s de l'Europe, sur les eûtes de France, d'Angleterre et d'Allemagne, accidentellement plus au sud. jus(pi'au 50' degré environ, rarement jusqu'au 4li‘'. Genève étant, à ma connaissance. sa limite méridionale (‘xtrênie.