IIARLE HUPPÉ Mittlerer Nüffer — Smergo nduore
.MEIIOUS .SERR.CTOR Lillllé.
Bec plus long (pie le doigt interne, au sommet des angles frontolatéraux, ceux-ci moins accusés que chez l’espèce, précédente; .avec
LAllELLIROSTRES
cela, pins effile en. avant et notablement ]ilns haut que large vers la base. Revêtement plnmenx latéral de la. mandihnle suji. subangnlenx, celui de la mandibule iitf. passablement plus court. Bord post. des narines à peu près au quart du bec, depuis les côtés du front, <^' (voy. fig. 87) ou jiresque au tiers, 9. Tarse jilus long que deux fois
le ponce avec ongle. Beliancrure et rétrécissement des premières rémiges à peu près comme chez Merganser. Huppe occipitale et rayonnée, composée, de plumes effilées, assez longues et relevées. — Tête et haut du cou d’un noir verdâtre, <f noces; d’un brun roux, avec gorge blanche, $. Haut du dos et scapulaires noirs, avec taches blanches sur les épaulettes, f noces; cendrés, 9. Cou vertures alaircs et cubitales en majeure, partie blanches, f ; cendrées, 9. Bas du cou et poitrine roux, avec macules noirâtres, d' noces; blancs, 9- Hiroir de l’aile blanc, barré trausversalement de noirédre, chez d'. Faces inf. blanches. Fieds orangés ou jaunes.
Long. tôt. — 630; aile jiliée (>"',250— 370; queue O'", 100
— 115; tarse 0"',0 l0 — 045; doigt e.xt.,avec ongle (>'",004 — 008; bec, aux côtés du front ü"',053 9 — 0(15 f.
Fig. 87. Bec do Mkroüs skhratou, niîUe ad., hiver.
Mergüs serr ator Linné, Syst. Nnt.. éd. 10, [i. 1 20, 1 758, et éd. 1 2, 1, ji. 20S, 1 76(i. Meisner u. Sch., Viigel der Sclnveiz, p. Bll. 1816. Temminck, M;iu. Oni., II, ]). 884, 1820. Savi, Oniit. tosc., III. ]). 120, 1831. JV/teow, Skaïul. I<’iinna,Fogl., II, p. 464, 1885. Schinz, Fîiuiki lielv., p. 131, 1837. Ornith. Savoie. IV, p. 410,
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Meeganser cristatus JSrmwî., Ornitli., l'I. p. 237, 1760. — Merg. serrata Steph.,in S/iurr, Gen.Zool., XII, ji. 165, 1824. Merg. smVL.VTORaPallasiiBonap., C. il. Acad. Se., XLIII, p. 662, 1856. Frifsch, Vôgei Europ., Tab. .52, Fig. 1 $ et 4 d, 1871. Salvadori, Cat. B. Brit. Mus., XXVII, p. 479, 189ô. Sharpe, Hand-list, I. ]). 229, 1899.
Noms vclg. S. F.: Harle. liaissen ?, F’aoug; Sécholier, Genève. — .8. A.: Gezopfter Meerrachen, Schicarzkopf, Seekatz. Sàgente, iac de Coiistaiiee. — S. 1. : Besegon, Tessin.
adidte, hiver et noces: Tête, liant du cou et plumes effilées de la huppe d'un noir à reflets verts; milieu du couhlanc. Bas
1UEEC4IDÉS
du cou. ain.'^i que le haut et les côté.s de la poitrine, roux, avec macules allongées Jioiràtre.s. Dos. épaules, scapulaires et cubitales postérieures d’un beau noir, avec quelques larges taches blanches en épaulettes. Petites couvertures noires; couvertures moyennes blanches; grandes couvertures noires, très largement terminées de blanc; rémiges secondaires antéidcures noii-es dans leur moitié basilaire, blanches dans la moitié exti-ômo; rémiges secondaires postérieures blanches, étroitement bordées de noir; couvertures antérieures et gi-andes rémiges d'un noir à reflets, de telle manièie que l’aile porte un gi'and miroir blanc coupé par deux raies obliques et transvei-sales noires, suivies de traits longitudinaux également noirs sur blanc. Croupion, bas des flancs, sus-caudales et côtés de la région anale d'un gris chiné. Kectrices brunâtres. Poitrine, en majeure partie, flancs, ventre et sous-caudales blancs. Bec rouge ou brun-rouge; pieds orangés; iris rouge.
Femella rtdnlie: ïète, haut du cou et huppe d'un lirun roux, plus sombre sur le front et le vertex; gorge blanche. Toutes faces inférieui-es d'un blanc, très légèrement teinté de jaunâtre et plus ou moins tachées de gris, sui- les côtés. Bas du cou en arrière, dos, croupion, sus-caudales, couvertures alairos, scapulaires, cubitales et région crurale d'un gris ardoisé, avec baguette des plumes jjlus sombre. Rémiges secondaires anterieui-es noii-es à la l)a.se, blanches en avant; rémiges piâmaires d’un brun noii-. Rectiaces d’un brun cendré. Bec et pieds d'un jaune orangé teime; iris biain.
Mâle adulte, ei/. éfe.- Rappelant beaucoup la femelle, à part le miroir de l'aile (|ui est comme dans la livrée d’biver. Tête et haut du cou d’un brun roussâtre, plus foncé sur le vei'tex et la niuiiio, avec huppe un peu moins développée (|u’en noces; faces dorsales d'un gris ardoi.sé; couvertures alaiia's, petites et moyennes, également d'un gris ardoisé, mai.s' plus ou moins variées de blanc, chez de vieux sujets surtout; faces inférieures blanches; le devant du cou et le jabot teintés de gris-cemlré.
JeiDies, avant la unie: Assez semblables à la. femelle, avec teintes moins pures, tête plus brune et goi'ge grisfitre. — Ajirès la vtue: Variés de taches noires à la tête et sur le dos, ainsi que plus ou moins mâcbnrés de brun sur le devant du cou.
A la unissauee: Rappelant beaucoup ceux do l'espèce précédente, avec le duvet blanc de la poitrine brun à la base et les angles formés par le duvet sur la face plus ari'ondis {sec. Vian).
Le Harle huppé est assez répandu en Suisse, dans les parties basses des diverses régions, au noial et au sud des Alpes, dans les
LA JLELLI ROSTRES
mêmes localités que le précédent et généralement bien plus commun que lui, sauf peut-être dans le Tessin. On le trouve en hiver et aux époques de passage, mars et octobre ou novembre, sur les lacs et les grands cours d'eau, paifois même dans les marais. Comme le Bièvre, il s’e.st montré souvent, aux époques des migrations. jusqu'à ISOO mètres s/m., dans la H‘'-Engadine qui semble, pour lui aus.si, constituer, à l'extrême est de notre pays, une ligne de passage assez fréquentée à travers les Alpes. Il se reproduit parfois dans la région du lac de Constance, au nord-est. Douze jeunes de l'espèce et leur mère furent entre autres capturés, le 18 mai 1898, dans un chêne creux, au liord d'un petit ruisseau, près de Gossau (canton de S‘-Gall), en pleine, campagne, à quatre lieues environ du lac de Constance'. Cependant, il nicherait plus souvent, à l’ouêst et au sud-ouest, sur les bords du lac, de Neuchâtel, où quelques individus passeraient même, dit-on, l'année entière et où les pêcheurs le prendraient parfois dans leurs filets. Entin, il aurait niché aussi, bien que beaucoup plus rarement, dans le Bas-Valais.
Ses mœurs sont assez semblables à celles du Bièvre, aussi me bornerai-je à renvoyer le lecteur aux quelques données biologiques fournies plus haut à propos de celui-ci, l)ien que le Huppé semble un peu plus agile et plus méfiant. Plongeant non pas toujours pour aller directement au fond, comme beaucoup de Canards, mais bien souvent pour pour.sui\n-o des poissons entre deux eaux, il reparaît fréquemment à la surface très loin de son ])oint d’entrée, et parfois se borne à .soidir seulement le bec de l’eau, pour reprendre de Pair et recommencer sa poursuite. Ce n'e.st pas dire qu’il ne cherche pas au.ssi des proies au fond de l'eau, car il gobe pas mal de Chabots ( Cottiis (johio). 31. P. Poney m'assure avoir retiré 27 de ces poissons du gosier de 2 Harles tués par lui, le 20 novembre 1892, aux Bains du Bri.se-lames. près de Genève. Enfin, comme ses congénères, c’e.st à Pair libre ou à la surface seulement qu'il avale sa proie. 11 passe, volant assez haut, en ligne oblique plus ou moins allongée et de jour ou de nuit, suivant les circonstances.
Il niche en mai ou en juin, volontiers près des eaux douces à rives boisées ou garnies de roseaux, dans les mêmes conditions que le Bièvre, dans des arbres creux, dans une excavation de falaise, dans quelque nid abandonné, même haut pi'rcbé, et parfois à une grande distance de Peau, plus rarement entre les herbes sur le sol.
Ses ceufs, au nombre de 8 à 14, un peu plus petits que ceux du Bièvre, mais de même forme et de même couleur à peu près, quoi-
' .Quelques-uns se trouvent au Musée de S'-Gall.
MERGIDÉS
que volontiers d’un roussâti-e un peu plus foncé, mesurent généralement 0'",0G2 — 0(18 sur 0'",043 — 045.
L’espèce est très répandue dans le nord de l’Europe, l’ouest de l’Asie et le nord de l’Amérique, jusqu’au 73" degré environ, d’où elle va hiverner sur les côtes de la Méditerranée, ainsi que dans le nord-ouest des Indes, la Chine, le Japon et les Etats-Unis.