‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 213 sur 309 · I.ONGIPENNES · texte numérisé non relu

I.ONGIPENNES

sur lo Léman. Le dernier exompinire sciait devomi la proiiriété du Musée de Jlerno. scdon Scliiiiz. qui ajoute qu’un auti-e sujet, tué près de Douauescliingen. non loin de la l'roiitière suis, se, aurait été acquis par le Jluséc de Zui-ich. Walcliuer (Ornitli. des Ilodeuseebcckeus. p. Kiti) dit aussi, en 18;15, que l’espèce a été signalée sur le lac do Constauee. mais il semble probable (pi’il fait allusion à la donnée de Meisuer ci-dessus. Xecker, dans son^lémoire sur les Oiseaux des environs de Genève, signale, en 182.4. la présence d'un individu (b- Froc, pelagim dans la collection des oiseaux de la localité rassemblés avec soin pai- le professeur Jurine. Cet individu aurait-il passé au Musée de Beime enti-(> 182.4 et 1837. ou bien s’agit-il d'une second(‘ capture sur le Léman, ce qui est i)lus probable. mais que je ne saurais affirmer. II. Blancliet (Ilist. nat. env. de Vevey) répète, en 1843. les données de Sebinz relatives au Léman. disant à .son tour: L'oii tue (piebpiefois l'Oiseau des tempêtes, Frocellarin ])daf/ica L.. ainsi que le F.puffinus. On m'a signalé un Tbalassidi’ome dans le petit Musée do N'evey; mais, on m'assun^ qu'il doit être, de provenance étrangère. Enfin, le pi-of. Pavesi (Avicida, Ann. III. l'asc. 13-14) croit que cet oiseau a dû se montrei- sur le Ceresio (lac de Luganoi, durant la tempête du 15 décembre 1899 ; je ne sais sur quoi repose cette supposition.

Le Tliala.ssidi-ome tempête, suivant au i-as de l'eau le mouvement des vagues sur la mer. est une véritable Hirondelle pélagique. Son vol presque toujours planant e.st également soutenu de jour et de nuit, et toujours il cueille en passant les petits animaux, mollusques et crustacés, qui lui servent de noui-riture. ou les matières grasses que le Üot amène à la surface.

C’est surtout la nuit qu'ou l'cmtend, rappelant ses semblables qui volent près de lui. prononcer les syllabes vih, vih ou uib, idb et ua, ua ou nüli, ttdli. Ce n’est que de temps à autre qu’il se pose sur l’eau, pour un instant, et il semble aloi-s nager peu, se laissant plutôt entraîner ou balancer par les flots. Sur terre, il a un peu le port d’une petite Mouette, mais il est tout à fait hors de .son élément et très emprunté dans ses mouvements.

11 niche près de la mer et volontiers dans les falaises, parfois dans quelque trou entre les pieiTcs, plus souvent au fond d’un boyau de 30 à 70 cm. de i)rnfoudeur. trou de rat ou de lapin, ou galerie disposée par l’oiseau lui-même, au fond desquels il apporte quelques brins d’iierbe. C'est là qu'il pond, généralement en juin, un œuf unique, presque aussi fort que celui d’une Tourterelle. Comme d’autres Procellaridés, il projette par le bec. quand on veut le saisir, un liquide jaunâtre, huileux et nau.séal)ond.

FISSINARÉS

Son œuf. relati veinent très ,i>ros, ovale à lionts également obtus, à coquille mince et unie, mais mate, est blanc ou d'un blanc sale, avec un très léger pointillé brun-roux, vers le gros liout; il mesure d’ordinaire 0'”,0'27 — 028 sur 0"'.021 — 022.

L’espèce est très répandue sur l’océan Atlantique, jusqu’au (18' ou (19“ degré île latitudi' nord, ainsi que dans la partie occidentale de la Méditerranée et sur les côtes ouest de l’Afrique.

Sous-Ordre II, des FISSINARES

FISSINARES '

Narines en l’ente, percées de part en part et plus ou moins en avant, sur les côtés du bec. Bec à mandibules moins suturées, avec bords lisses et tranchants, plus ou moins comprimé, ainsi que plus ou moins recourbé ou droit et acuminé en avant (voy. fig. 95, 100, 107, 108 et 110). Doigts antérieurs reliés par une membrane entière ou plus ou moins échancrée; les latéraux plus ou moins bordés au côté e.xterne. Pouce court et libre, assez rarement absent (voy. tig. 96, 101, 111 et 112).

Œufs d’ordinaire au nombre de deux à quatre, relativement gros, d’un ovale souvent plus ou moins piriforme et généralement ornés de taches foncées plus ou moins grandes sur fonds diversement colorés.

Oi.soaux de différentes tailles, maidns, lacustri's ou fluviatile.s, mais surtout de rivages, excellents voiliers, nageurs médiocres, généi-alement sociables, et plus ou moins répandus sur toute la surface du globe.

On peut les répartir dans deux familles Lestridæ et Laridæ, selon qu’ils ont ou non un revêtement céreux sur le bec, sorte de membrane épaisse ayant l’aspect de cire.

De fisnus fendu et nwes narines.

LOXGIPENXKS

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