‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 22 sur 309 · XXXVII. — Famille IV : PERDIGIDÉS · texte numérisé non relu

XXXVII. — Famille IV : PERDIGIDÉS

PERDICIDÆ

Bec à bords unis, plutôt court, assez fendu, dégagé des plumes en arrière en dessus, avec opercule des narines nu et plus ou moins renflé; la mandibule supérieure convexe, courbée et un peu débordante en avant (voy. tig. 14). Tarses moyens, nus, avec ou sans éperons, d’ordinaire avec double rangée de scutelles ou d’écussons en avant, réticulés, en partie écussonnés ou biscutellés en arrière. Doigts antérieurs nus et reliés à la base, avec ongles petits ou moyens, plus ou moins arqués, assez larges ou comprimés, obtus ou subaigus. Pouce élevé, portant en partie sur terre ou demeurant au-dessus (voy. fig. 13). Ailes généralement courtes ou plutôt courtes et plus ou moins arrondies; cubitales à peu près aussi longues que les rémiges primaires, ou notablement plus courtes. Queue courte ou moyenne, généralement plate. Tète plutôt petite, entièrement emplumée, parfois à l’exception du tour des yeux. Formes ramassées. Cou moyen.

PERDICIENS

Œufs nombreux, ovoïdes ou légèrement piriformes.

Oiseaux sédentaires ou de passage, vivant d’ordinaire sur terrain découvert, en plaine ou en montagne, rarement perclieurs, généralement monogames, nichant à terre, se nouri-issant de graines, de baies, de bourgeons ou de. débris végétaux divers et souvent aussi de vers, de larves ou d’insectes.

Les divers genres de cette riche famille, assez répandue dans l’ancien monde, peuvent être dift'éremment groupés et répartis. Des genres qui figurent en Europe, deux nous font défaut, représentés : run par le Tétraogallc du Caucase {Tetraogalbis caspius Gmel.) qui rappelle un peu les Tétras, l’autre par le Francolin vulgaire {Franeolinus vulgaris Steph.), du sud-est de l’Europe et d’Afrique, plus voisin des Perdrix. Nos espèces appartiennent à trois genres différents qui, selon quelques auteui's, peuvent être répartis dans les deux sous-familles dites : Perdicinæ et Cotiirnicinæ.

Sous-Famille I, des PERDICIENS perdices'.î: ■

Ailes obtuses; queue courte, à rectrices latérales découvertes; région orbitaire volontiers en partie nue; souvent des éperons tarsiens; taille moyenne.

L’ancien genre Perdiæ ayant été successivement et dift'éremment divisé, nos Perdrix bartavelle et rouge (Saxatilis GtBiihra) constituent aujourd’hui, avec quelques espèces voisines, un gi'oupe à part dit des Perdrix ronges ou Caccahis, tandis que la Perdrix grise (Cinerea) et quelques autres rentrent par contre dans un second groupe dit des Perdrix grises ou plus particulièrement Perdrix. Le premier groupe, élevé au rang de genre, a reçu de Kauj), en 1829, le nom distinctif de Caccahis, rajipelant plus ou moins le cri de ces oiseaux, et le second a été nommé Starna par Bonaparte, en 18.38.

Le nom do Perdix ayant été attribué en première ligne à la Perdrix grise (Cinerea), comme type distinct, par Gessner dès 1554 et par Brisson en 1760, je réserverai ce titre aux especes dites Grises, détachées par Bonaparte sous le nom superflu de Starna, et j’appliquerai, comme la majorité des auteurs actuels, le titre de

SARCI.EÜllS

Caccabis Kaup

à nos représentants des espèces dites Aux quelques caractères morphologiques qui militent en faveur d’uno distinction générique entre nos Perdrix rouges (Caccuhis) et Perdrix grises (TerdwiJ, je crois devoir ajouter que les rémiges primaires, 2" h 6", sont généralement rétrécies au boi’d externe vers le milieu, soit bien en avant des couveidures antérieures, chez les premières, tandis que le rétrécissement est beaucoup plus reculé, sous les couvertures antérieures ou très peu en avant, chez les secondes* (voy. bg. 11 et 12).

Rouges.

Fig. 11. Premières nmiigns do Cacca- UIS SAXATILIS.

Fig. 12. Premières rémiges de Pkh-

DIX CINKRIÎA.

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