‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 231 sur 309 · I-ONGIPEXNES · texte numérisé non relu

I-ONGIPEXNES

au côté externe, la seconde avec macule noire suliterininalc coupant le blanc en avant. Bec jaune, orangé en avant, avec une ou plus souvent deux bandes noirâtres tivansvei’sales. en avant des narines. Pieds d'un brun rougeâti'c. Iris jaunâtre.

Adultes, eu aidoniue et eu hiver ; Auraient la tête et le cou en grande partie blancs; quant nu reste, à peu près comme en été.

Jeunes de première unnée ; Tête et cou. en des.sus, blanchâtres striés de brunâtre clair, plus pâles sur les côtés; dos et couvei'tures d'un brunâtre clair, un peu plus foncé sur les ailes, avec large bordure des plumes d'un blanc légèrement roussâtre. Gorge blanchâtre. Cou et faces inférieures nuancées de blanchâtre et de grisroussâtre, avec larges macules d'un brunâtre pâle, comme effacées. Croupion et sus-caudales blanchâtres, plus ou moi)is striés et barrés de brunâtre. Rémiges secondaires brunâtres, bordées de Idanchâtre ; couvertures antérieures et rémiges primaires d’un brun foncé, avec ffne bordure teianinale gids-roussâtre. Queue blanche, lai'gement vermiculée ou mai-brée de brun, vers la base et snr les côtés, avec grandes taches hrunes liserées de gris .sur le bout des rectrlces, taches couvrant au moins un tiers dos pennes médianes, moins étendues sur les latérales. B('c noirâti’o, avec la base de la mandibule inférieure de couleur carnée, comme les pieds. Iris brun clair.

L’individu sur lequel j'ai i-elevé cette description est dans la collection qui me vient do mon père et a été tué près de Genève, en hiver 1848.

A la naissance : Couverts de duvet d'un gris très pâle, en dessus, par places marbré de blanc et un peu rembruni sur le cou; d’un blanc un peu fauve à la gorge, cendré pâle devant le cou et blanc sur le ventre, avec bec noir à pointe jaune et pieds d'un noir roussâtre (sec. Vian).

Cette belle espèce orientale, qui se rapproche bien plus, par la taille et le bec, de nos grands Goélands que des IMouettes, plus petites, parmi lesquelles Ta fait rangei’ .sa tête, noire en livi-ée de noces, n’a fait jusqu'ici, à ma connaissance, qu'une seule ajjparition tout à fait accidentelle dans le pays. Je ne crois pas qu'on ait rencontré en Suisse d'autre représentant do l'e.spèce que le jeune tué, vei-s la fin de décembre 1848, sur le Léman, près de Genève, qui a été déjà décrit par mon père, en 185()‘, et qui fait actuellement partie de ma collection. M. Poney a. il e.st vrai, écrit, dans le journal Diana du 15 octobre 1890, qu'il avait récemment vu un Goéland ichthyaëte

* Naumannia, VI. Jahrg., 1860, p. 171.

L ARIEN s

sur le luênie lac. non loin de Genève; mais, comme cet oliservateur n'a pas répété cotte donnée dans les notes qu'il a bien voulu me fournir, en 18y2, sur ses observations en jïénéral. je suppose qu'il devait avoir des doutes sur une détermination, à mon avis un peu liasardée.

Elle niche généralement dans les dunes, .sur les bords des mers Caspienne et Rouge, en particulier.

Ses œufs, au nombre de 2 ou 3, assez gros et de forme ovoïde, parfois un pou piriformes, à coquille médiocrement mince et légèrement grenue, sont teintés do gidsâtre, de jaunâtre ou de roussâtro pâle, avec taches petites et plus ou moins grandes, très irrégulières, les nues grises, les autres brunes. Us mesurent d’ordinaire O'", 075 — 081 sur 0'”,052 — 055.

La Mouette ou Goéland ichthyaëte. lialiite le sud-est de l'Europe, ainsi que le contre de l'Asie, et la péninsule indienne, en hiver.

Section 4, des GOÉLANDS NAINS '

LAlil îai.NÜTI

Bec petit, peu élevé et très peu ou pas crochu ; tarse passablement plus court que le médian avec ongle. Queue cari'ée chez l'adulte, légèremmit échancrée dans le jeune âge. Ailes dépassant notablement la ipieue. Tète subovale et petite. — Rémiges primaires grises et blanches, plus foncées en dessous, ad. ; noires tachées de blanc, juv. ; un capuchon noir ou noirâtre en noces; une bande noirâtre au bout de la queue, dans le jeune âge.

Le Lai-KS luinutits Rail., qui repré.sente ici ce petit groupe, établit une sorte de transition entre les Mouettes de la précédente section et les Lariens des deu.x genres suivants, ayant, avec le capuchon et le bec plutôt faible des premières, le tarse relativement court de la Rissa tridactijla et, dans le jeune âge, la queue un peu échancrée soit de cette dernière, soit de la Xema Snhiidi, à divers égards a.ssez voisine.

^ Cette section, reposant surtout sur une question de taille, n’a pas en somme une grande importance, et il y aurait peu d’inconvénients, je crois, à renvoyer ])eut-ètre le Lariis minutus au groupe des Mouettes à capuchon (Lari cucullati).

L0N(4I1>ENXES

338, — 11 : MOUETTE PYGMÉE Ziverfjmoive — Gnhljiav.elh.

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