‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 233 sur 309 · L ARIENS · texte numérisé non relu

L ARIENS

Noms vulg. S. P\ : Mouette pygmée, Genève. — S.-A. : Kleine Müioe. — S. L : Garigolin. Galetra (?).

Adultes, eu noces : Tèto et haut du cou, plus bas devant que derrière, d'un noir bi-unâtrc. Dos. couvertures alaires et rémiges d'un cendré bleuâtre pâle; les rémiges secondaires et primaires terminées de blanc, les primaires d'un gris noirâtre avec baguette blanche, à la face inférieure, sauf à l’extréniité qui est entièrement blanche. Tour du cou. haut du dos. sus-caudales, queue et faces inférieures blancs. Bec rouge-brun. Pieds rouges. Iris brun foncé.

Adultes, eu autoiiiue et en hiver : Tête et cou blancs, avec, l'occiput, la nu(|ue, une petite tacdie devant Tœil et une plus grande sur l'oreille d'un lirun noirâtre; quant au reste, à peu près comme en été.

Jeunes, après la mue : Vertex. occiput, une petite tache devant l'œil et une plus grande sur l'oreille brunâtres ou bruns; dos, scapulaires, cubitales et couvertures alaires petites et mo yenncs d’un biun par places plus ou moins foncé, avec liordure blanchâtre de la majorité des plumes et (jà et là. sur le dos et les culiitales, des espaces cendrés plus ou moins grands. Grandes couvertures cendrées, formant grand miroir clair sur l’aile feimiée; rémiges secondaires cendrées au bord externe et hlanclies sui- les barbes internes, avec un trait longitudinal noir vei's le milieu. Couvertures antérieures noires; cimi gi’andes rémiges primaii-es noires, avec petite pointe blanche, et largement liordées de Idanc sur les harbes internes, un peu en arrière du bout, pâles et en grande partie lilanches, en dessous ; sixième variée gris et blanc, avec liaguette et tache noire près du bout et extrémité blanche. Face jusqu'aux yeux, un étroit collier derrière le cou, qiumo'en grande partie et toutes faces iiifth-ieures blanches, avec un peu de bi-un sur les côtés de la poitrine; les souscaudales dépassant un i)eu les rectrices médianes. Rectrices avec une tache quasi-terminale noirâtre, de plus en plus étioite .sur les latérales. B('c noirâtre; pieds lougeâtres; iris brun foncé. — Le cendré iTa])paraît qu’après la première mue sur le dos. Ils ne deviennent adultes qu'en prenant la queue carrée de ceux-ci et perdant définitivement la bande brune du bout des rectrices.

A la naissance: Couverts d'un duvet gris-enfumé, faiblement lavé de roux, et semé de taches irrégulièi'os noires, aux faces supérieures. ces macules assez nombreuses sur la tête et formant une bande longitudinale, discontinue .sur les ailes et le dos; d'un gris enfumé plus pâle et uniforme, aux faces inférieures. Bec jaune, avec pointe brune (marteau blanc); pieds d’un jaune pâle (sec. Vian).

l-ONGIPESNES

La ;\Iouette pymiiiéo. d’un tiers plus petite que la Rieuse, u’ost pas bien rare en Suisse, car, en passage et surtout coinme hâte d’hiver, elle se montre assoü souvent sur la plupart de nos lars. petits et grands, tant au nord qu’au sud des Alpes. On l’a rencontrée non seidement dans la jdaine suisse, du nord-est au sudouest, mais aussi dans la vallée du Rhin, dans le canton d'Appenzell (une fois sur le Schwandihach) et sur les lacs de la ir“-Engadine, à 1800"“ s/m., à l'est, jusque sur le Gothard, au centre, et dans le Tossin. au sud, où elle serait même assez commune en hiver et de passage prcs()ne régulier. Les jeunes paraissent passahloment plus fréquents que les adultes dans le pays, et c’est généralement entre la fin d'août et le commencement d’octohre que nous les voyons arriver, tantôt isolément, tantôt en petites sociétés. Quatre jeunes furent encore tués sur le Léman, non loin de Genève, dans les premiers jours d'octobre 1901'.

Elle semble nager moins que la Rieuse. Avec un vol léger, rapide et souvent planant, elle s’élève volontiers en toui-nant jusqu’à d'assez grandes hauteurs. Sa nourriture consisteeninsoctes.larves.vers, mollusques et petits poissons. Elle se reproduit en colonies dans les contrées septentrionales et tempérées d'Euiope et d'Asie, aussi hien près des eaux douces, sur les rives des lacs et dans les mai-ais. que sur les côtes maritimes. Les nids, souvent assez rapprochés, sont, suivant les circonstances, sur le sol, entre les herl)es dans les marécages, ou sur des amas do végétaux où elle dispose de petites dépressions qu’elle garnit d'herlies ou de menus débris.

Ses œufs, au nombre de 3 (except. 4), un pou ventrus et quasipirifornies, à coquille mince, un peu lisse, sont d'un gris olivâtre ou d’un brun jaunâtre pâle, avec nombreuses taches petites et moyennes, grises et brunes, souvent éparses, parfois plus serrées vers le gros bout. Ils mesurent 0"',038 — 042 sur 0"',029— 031.

L’espèce est assez répandue, durant la belle saison, entre les 62° et 43' degrés do lat. nord, en Europe et en Asie, d'où elle gagne, poui- hivei-ner. soit le littoral atlantique, soit les côtes de la Méditerranée et le nord de l’Afrique.

^ Les citations de captures que je possède sont trop nombreuses pour que je croie utiie de les relever en détail.

LARIENS

Page 1