Genre 1 : GRÈBE
podiceps' Latham.
Doigts antérieurs plus ou moins reliés en arrière, le médian souvent relié à moilié ou à peu près au côté externe, au quart ou au, tiers au côté interne; arec cela, dépritnés et largement bordés de membranes obliquement sculellées ; l'interne à peu près également bordé des deux côtés, le médian et
l! externe au côté interne surtout. Doigt externe plus long que le médian.
Pouce lamgemenl lobé, touchant le plus smtvent le sol par le bout. Ongles aplatis, souvent un peu pectinés, celui du médian par lie ni ièren le ni large. Tarse Ires comprimé; sculellé sur les côtés el en avant, denticulé en arrière (voy. fig.
113). Due étroite bande nue enh'e bec et œil. Bec Fio. 113. Piüd droit do pohicEPs oeust.^tus, moyen, médiocrement
mille ad., colé interne. .
elcce, droit ou quasidroit, assez large à la base, plus moins comprimé en a.rant et pointu, avec bords rentrants; narines ovales, plus ou moins allongées, à l’avant d'une profonde cavité nasale; angle mentonnier assez accusé, généralement en avant de la moitié du bec en dessus (voy. lig. 114 et 1 15). Queue nulle.
' Abréviation orrouée de 'Podicipes, soit pieds au derrière.
l'ODICII’IÜKS
représentée par une. petite touffe de plumes soyettses. Ailes courtes, étroites et aiyxdùs, la 2^- rémige lu plus longtie; les scapulaires dépassanl te plus souvent les grandes rémiges les deux ou trois premières rémiges phis ou moins échaiicrées ou rétrécies'^. Plumage décomposé, mou et soyeux. Corps un peu dé-primé; cou assez allongé; tète petite, ovaloconique, souvent avec touffes ornementales; yeux moyens, assez en avant.
Œufs au nombre do trois à cinq ou six, plutôt petits, de forme elliptique allongée, à bouts également subconiques et coquille assez dure, bien (pie plutôt mince, avec fine couche cndacée, assez lisse et immaculée, d'abord lilancbâtre ou légèrement azurée, jaunâtre ou verdâtre pâle, puis de plus en plus salie par les végétaux en décomposition du nid. parfois même d'un brun roussâtre.
IMiic généralement double. — Le mâle et la femelle se ressemblent, les jeunes avant la mue .sont assez dirtérents. — Les poussins quittent le nid et nagent dès le jour de leur nai.ssance. comme je l’ai dit. mais ne plongeraient guère qu’après deux ou trois jours.
Les Gridics sont monogames, d'instinct assez farouche, d'ordinaire peu sociables et, malgré la p('titesse de leurs ailes, généralement ndgrateiirs. Ils recbeiTlient surtout les eaux douces, sur lesquelles ils se reproduisent, liâtissant leur nid sui’sol mouillé, entre les berlies. ou sur des didnâs flottants. Leur vol est généralement lias et peu soutenu, en dehors des éjioques de migrations. Ils ont de la peine à s'envoler, battent l'eau d’abord, en s’aidant des pattes, puis filent droit à coups d'aib's précipités, pour se laisser bientôt l'otondiei- dans leur élément préféré. Kn passage, ils volent pai' contre haut et. pour l'qccasion, mi société plus ou moins nombreuse, tantôt franchissant en l'air des espaces assez grands, tanb'it remontant nu (b'.scendant à la nage les cours d'eau sur leur direction. Ils marchent volontiers quasi debout, à cause de la position si reculée de leurs patt(N. mais tomlient souvent en avant, incapables de conserver leur équililire, si on b^s presse tant soit pmi. Ils plongent par contre admirablement, les ailes s(‘rrées au corps, et déploient toute leur activité entre deux eaux, à la recherche de leur noui-riture. Souvent ils s'engraissent si Inen qu'incapables de voler pour fuir le cha.sseur qui les poursuitb ils doivent chercher leur
' Le Ciistagiieux, Podiceps fhiviatilis, fait exception.
^ Au moins clicz nos espèces d’Europe.
^ Alors que la fourruri' du Grèlie (faces inférieures), aujourd’hui passée de
UROPODES
salut dans la rapidité de leurs plongées et la durée de leur séjoui' sous l'eau, (pii leur penuetteut de faire à couvert de longs trajets (’tdene sortir souvent (pie la tête ou le hee.pour respirer et liientot disparaîtie encore. Paid'ois, poursuivis à outrance (3t par trop fatigués. ils ri'ussissent à gagner la rive, pour y demeurer couchés iniinobiles. le corps sous l'eau et le liée à l'air, sous une racine nu entre deux pierres, position dans lacpielle ils se laissent souvent jirendre à la main.
Leur nourriture consiste surtout en petits poissons, frai do poisson, grenouilles (d têtards, vei's, molluscpies, insectes et larves a(piati(pies. Ils avalent aussi heauenup de plumes, des leurs surtout. (pii forment souvent des pelotes compactes dans leur estomac. Leurs cris sont brefs, assez sonores et un peu dilïérents .selon les espèces.
Ils nichent de préférence sur les eaux stagnantes, riches en végétation surtout, dans les marais et sur les bords des étangs enti-e autres, bâtissant, avec des herbes mouillées, déliris de roseaux et autres, plus ou moins en décomposition, un nid en coupe peu profonde, soit .sur une motte presipie submergée, soit flottant sur des herbes couchées (d volontiers amarré à des roseaux ou au rivage. J’ai dit (pie leurs poussins vont à l'eau avec leur mère, dès le jour de leur naissance, mais (pi'ils ne ])longent guère avant deux ou trois jours. Les parents montrent à leur égard une grande •sollicitude, les portent .souvent sur leur do.s. les soulevant en se glissant sous eux dans l’eau, et les défendent au besoin.
On trouve des Grèbes dans les zones tempérées des diverses parties du globe. Des vingt-ipiatre ou vingt-cimi espèces de ce genre, cinci se rencontrent en Fairopc et en Suisse; six. .si l'on accepte comme espèce vraie le F. Hulholli Iteinb.. d'Amérique et d'Asie, très voisin de notre Jougris (Griseigcuaj et (pii s’est parfois accidentellement montré dans le nord de l'Europe ' ; sept peut-être, si le curieux Grèbe empaillé, laissé par feu G. Lunel. ancien directeur du Musée do Genève, sans nom ni commentaire aucun, est vraiment spécitiquoment différent de l’Onnllard (Nigricollis) dont il se rapproche un peu par la taille et le bec. et si,
mode, était de bonne vente dans le pays, on faisait en hiver sur nos lacs, le Léman principalement, une chasse active aux Grèbes, au Huppé, le plus grand, surtout.
' Le Grèbe à long bec décrit comme italien (censément de Sardaigne) par Bonaparte, sons le nom de Pod. lunyirostris, sur un sujet unique, doit, selon Salvador!, être rapporté au Podiceps (Aechmophorus) major Bodd., d’Amérique.
PODICIPIDKS
coiiiiiie je le crois, il est bien do provenance européenne (voyez P(j(Ucpj)S persomtns; l'ii note ci-dossous)