‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 274 sur 309 · II. Sauniers, III. Man. lîrit. Ilirds · texte numérisé non relu

II. Sauniers, III. Man. lîrit. Ilirds

./. Frivaldszki, Avcs Ilungariœ, 1891.

COLOMBE, genre (p. 843): plus généralement Piokiix.

COLUMBA PALU.MBUS (Piueox n.vMiEii), p. 846 : .l’ai vu. en août 1903, au-dessus de Zcrmatt. en Valais, trois Bamiers, peut-être en famille, près de la limite de la forêt, à 22ÜÜ mètres sur mer.

TïlTRAO TETBIX (Tkth.vs .v oueue FoencHuc) ; En décrivant sommairement les jeunes mâles de première année (p. 893), j’ai négligé de détailler certains changcinents de couleurs qui s’opércul. lors de la première mue d’automne et, û des degrés un peu différents suivant les individus. dans les couvertures alaires et caudales supérieures. Les cubitales el les scapulaires nouvelles qui, à la dite mue d’automne viennent remiilacer les plumes plus lûcbes, jaunûlres et noirâtres, de la livrée

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d’enfance, sont en effet jilns on moins varices et comme chinées de stries transvei*snles serrées, d’nn lirnn roux sur fond noir; pendant que les sus-candales sont aussi plus ou moins chinées de fîris. La mue ruptile, qui affranchit an printemps les hords des idnines d’hiver, ne pouvant pas faire disparaître toutes les stries transversales, étendues souvent sur pins de la moitié des plumes en ijuestion. celles-ci devront parer plus ou moins le dos et le croupion du jeune imlle jusqu’à sa deuxième mue d’automne, .soit pendant sa |)remiére année et la première moitié de la seconde. Cependant, si c'est bien le cas le plus fréquent, il n’en est pas moins vrai que l’imporlance de ces chinuri’s rousses et p;''>ses varie pa.ssalileinent avec les sujets, et (jue l’on trouve assez souvent, dans la première moitié de leur seconde année, on même dans leur premier hiver, des jeunes mâles qui ont les couvertures alaires et sus-caudales d’un noir lirun, à peu prés comme des adultes. Y a-t-il là peut-être une influence de l'éfioqne de la ponte, première hâtive, ou deuxième retardée par suile de (h^slruction de la [iremière nichée, c’est ce que je ikî pourrais préciser jus([u’à aujourd’hui.

Pour bien faire comprendre la chose, je donnerai ici une de.scriplion sommaire d’nn mâle de Telvao teirix expédié, en eliair, de Martifinybourg’ en Valais, le o décembre 1901. par conséquent bien après la mue d’automne, à .M. Monnier, d’.Vvenches. qui l’a préparé et envoyé à Genève, à .M. .\Iottaz', comme liàtard. .soit T. médius des Alpi's valaisannes. à cause, je pense, de racecntualion très apjiarentc cliez lui des chinures brunes et grises sur les couvertures alaires et sus-candales.

llien que les tarses, jusqu’à la base des doigts, soient abondamment couverts de [ilumes longues et fournies, eonnne c’est souvent le cas chez T. médius, mais comme cela se voit aussi dans la livrée d’hiver de nos Tétras, en général, il ne me semble pas exister de raisons de voir dans ce sujet, e.xagérani un [len les caractères de coloration dont je viens de parler, des traces de bàtardi.se, soit d’un produit hybride de nos deux Télras; les écailles de ses doigts ne me paraissent pas assez fortes, .son b(!C est trop petit, sa queue est tro[i en lyre, quoique moyenne, et ses dimensions sont en tout trop faibles, ainsi que nous le verrons plus loin.

11 a la tête noire, avec légères bordures de la majorité des plumes d’nn roux foncé en clessus. blanchâtres sur les côtés et en dessous; le cou et un peu lescôlés de la nuque sont bleus; le dos est noir légèrmnent varié de brun-roussàlre. avec un peu de bleu sur le croupion ; les sus-caudalcs sont en partie grises et en |)arlie brunes chinées de gris. Les sca- ]jnlaires, les cubitales et partiellement les couvertures sont, chez lui, noirâtres en arrière, et chinées de siries transversales alternativement noires et d’un brun roux dans leur partie découverte, sans trace de la verge longitudinab' médiane jaunâlrc qui caractérise les premières plumes du jeune âge; elles sont toutes fermes el serrées, comme les plumes quasi-adultes de .seconde livrée, à l’e.xecption d’une seule dans les couvertures moyennes postérieures, à l’aile droite, (pii trahit l’àge do l’oiseau, en rappelant sa livrée enfantine et en écartant l’bypotlu'xse d’une femelle vieille ou stérile en plumage de mâle. Les couvertures alaires supérieures sont noires, légèrement nuancées de brun. Il a de fortes épaulettes

' Je remercie M. Mottaz d’avoir bien voulu me soumettre cet intéressant sujet, ainsi que quelques jeunes mâles de l’espèce en différents états de mue.

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blanches, les rémiges secondaires chinées brun-roux et noir, avec bout blanc, et les gran(les rémiges noirâtres, variées de gris sur les barbes externes ; ses rceirioes sont noires, assez longues et courbées, mais plulôt étroites et, sauf les latérales, lineinent bordées de blanc, comme chez les jeunes en général. La poitrine, le ventre, les flancs et la région crurale sont noirs, avec de fines bordures grisfttres ou roussAtres sur les deux derniers; la région anale est toute variée de noirâtre et de blanchâtre; les sous-caudales sont hianches, avec quelques traces de noir seulement.

Il mesure: Long, tôt., aux rcctrices médianes 0"', 4.')o; aile pliée 0"', 2o0 ; queue, aux rcctrices médianes 0"', ISo, aux rectrices latérales 0“. 170; tarse 0"', 045; médian, avec ongle 0"’, 054; bec, au front 0‘».028,

Ces dimensions, toutes un peu au-dessous de celles du mâle adulte de Telrix, vont à l’encontre de la supposition d’un bâtard des T. Idri.v et Urofialhis. Ce censé hybride doit être un jeune mâle dans son iircmier hiver, chez lequel les chinnrex transitoires des couvertures alaires et suscaudales sont un peu exagérées et qui perdra, par la mue ruptile, au prochain printemps, les bordures claires, rousses, grises ou blanchâtres des petites plumes de la tête, du cou et du tronc.

Il m’a paru que le Tétras à queue fourchue n’atteint pas, dans les localités froides, voisines des glaciers ou supérieures, la taille qu’il peut acquérir dans des régions plus liasses, plus abritées ou en forêt.

M. ü. de Burg, d’üllen, m’écrivait, le 21 novembre 1902, (jiu! des individus de cette espèce avaient été rencontrés dans le canton de Solenre, plus particulièrement du côté de Dornach et de llodcrsdorf, mais (pi’il jicnsait que ces sujets devaient être venus d’Alsace.

/’. teirix p. 891, à la synonymie, ajoutez Teiran miuor Gessner, Av.

PIIASIAAT'S COLClllCUS (Faisan commun): Quelques importations faites, en 1902 et 1903, dans les bois du canton de Genève et du pays de Gex paraissent avoir assez bien réussi, comme celles opérées ces dernières années en Savoie, sur nos frontières. Il y a eu des nichées heureuses, sur divers points, et quelques sujets ont bien hiverné; mais, la multiplication est très dillicile dans ces régions, grâce an système des patentes qui, en accordant la chasse â tout preneur de permis, rend la |irotcetion presque impossible. A ce propos, je dois revenir ici sur ce que j’ai dit, page 918, de l’importation du Faisan dans le canton de Thurgovie. Ce beau gibier aurait été introduit, en elfet, dans la propriété du baron Scherrer, au-dessus de Gotllieben. près d’Emmishofen ; mais tout aurait péri aujourd’hui, faute de protection et pour la même raison que je viens d’indiquer ci-dessus, le système des permis de chasse accessibles à tous.

CACCABIS SAXAÏILIS (Bahta velue), p. 922, à la synonymie, ajoutez: Perdiœ major Gessner, Av.

SCOLOPAGLNAE (Scolopaciens), p. 949, lig. 8, à propos des tarses, après scutellés en aranl. lisez: plus finement sur la ligne médiane, en arrière.

SCOLÜPAX RUSTICOL.\, p. 951 : Ajirès un passage assez fort et régulier, eu novembre et décembre 1903, bien des Bécasses sont demeurées.

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cette année, dans les bois des environs de Genève, jusqu’après le milieu de février 1904 ; cela [trobablement par le fait que le gel a toujours été de courte durée et que le sol n’a jamais été couvert de neige, alors qu’il l’était, tout autour de nous, au sud comme au nord et à l'ouest comme à l’est.

TOTANl'S CALIDIUS (Chevalibu u.^mbette), p. 1019, au titre, et p. 1021, lig. 10, lisez; Cheralwr (jambeltc ; cette orthographe du mot est plus généralement ado[)tée eu franyais, bien que de source purement italienne.

OTIS T.\11D.\ (OuTAiiDE bahbue), p. 1129; G. de Burg. selon Strohmeier (Der Kt. Solothurn, 18,36). raiiporte, dans ses Oruith. Beobachtungen aus dem Jahrc 1900, que celte Outarde se serait de temps à autre égarée dans le canton de Soleure.

FULIC-A ATHA (Foui.qüe maciioule), p. 1179; La Foulque bascule complètement, en sautant hors de l’eau, quand elle plonge. En |irenant un élan et se soutenant par un effort des pattes submergées, elle réussit à soulever tout son corps au-dessus de l’eau, souvent sans battre des ailes, pendant une ou deux secondes. Bien des Foulques se montraient déjà dans la rade de Genève les premiers jours de novembre, en 1903. Il eût été ditïieile de dire alors si tous ces sujets devaient nous rester comme hivernants.

PHOEXICOPTERUS BOSEUS (Fi.ammaxt bo.se), p. 1186. lig. 10, ajoutez; Un autre sujet, au Musée de Neuchâtel, aurait été tué, sur les bords du môme lac, le 19 octobre 186.3. Du reste Vouga, dans son Extrait du Mémoire sur la faune du bassin du lac de Neuchâtel (Bull, soc, sc. nat. Neuchâtel. 11, 1846-47) citait déjà le Pliœnicoptei'us aniiqiionim comme de passage accidentel dans la région.

flERODl.AS (.Aic.uf.tïe), genre, p. 1203, lig. 6. ainsi que. H. ALBA, p. 1204, lig. 18, du bas, p. 1205, lig. 15, et, II. GARZETTA, p. 1207, lig. 4, du bas. après senpiilaires ajoutez; et quelques plumes dorsales supérieures.

CICONIA ALBA (Cigogne blanche) ; C’est par erreur que, dans la diagnose de l’espèce, p. 1234, lig. 7 et 8, le nombre des grandes rémiges échancrées ou rétrécies a été fixé à 4; Ur à 4“"', pour le bord interne. et 2'"" à 5“”’, pour le bord externe. Bien que la profondeur de l’échancrure et du rétrécissement varie un peu avec l’âge et les individus sur les S""’ et 6""' rémiges, c’est, comme il est dit au genre (p. 1234, lig. 4 et 3) et comme chez G. iiiqra, à 5"'® rémipes plus ou moins échancrées au bord interne, et 5"‘* à plus ou moins rétrécies au bord externe qu’il faut lire. Cet oiseau a 2 mètres d’enveripire environ.

Le D'' Fischcr-Sigwart et M. G. de Burg ont pnldié des observations récentes sur cette espèce en Sui.sse; le premier sur les nichées de la Cigogne à Zolingue, le second sur les Cigognes dans le canton de Soleure.

CYGNES FERUS (Cygne sauvage!, p. 1260 ; Le 1)'' A. Girtanner

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(Bull. Soc. orn. suisse, I, 2'"'' part., p. 114, 1866) parle de 3 Cygnes sauvages tués sur le lac de Constance, dans le dernier hiver, 1863-66.

ANATINÆ (Anatib.vs), p. 1303 : La preuve que les Canards, divers Anatiens entre autres, .4 . hoschm en particulier, avalent quelquefois de petits poissons, c’est que nos iiraconniers en prennent souvent au moyen d’hameçons amorcés avec des Vairons (Phoxinns lœcis).

.le regrette de n’avoir pu consulter un bel ouvrage dont je n’ai eu malheureusement connaissance qu’à la lin de celte année (1903). alors que mes observations sur la mue estivale des Canards étaient déjà imprimées pour ce volume. Je veu.v parler de la publication de J. G. Millais sur la mue des Canards se nourrissant à la surface et, en particulier, sur les changements qui s’opèrent lors de ce qui est à très juste litre appelé Védijise, soit le temps de la disparition estivale des mâles. (The natural history of the British Surface-Feeding Ducks, London, 1902).

ANAS BOSCIIAS (C.VN.tnn salvacib), p. 1309 : Quelques auteurs, récusant l’orthographe Boschas de Linné, écrivent aujourd’hui, avec Forster, A. Imcas : voy., en particulier, Saunilers, 111. .Man. hrit. Birds, p. 411. 1889; Slidrpf. Hand-list. 1. p. 216, 1899, etc.

F. 1311, lig. 6, à propos de Boschns mâle, en été, au lieu de pl. I, lisez: pl. IV. L’individu au premier plan (màlo en livrée d’été) parait en tout trop pâle, trop grisâtre, et rosâtre sur la dite planche (Voy. explic. des figures).

SPAïULA CLYPEATA (Souchet), mâle ad., en été (p. 1324): lin Souchet mâle, tué au marais d’Aïre, près de Genève, le 7 septembre 1897, que m’a montré son acquéreur, M. Ch. Mottaz, assistant au .Musée d’histoire naturelle de Genève (Collection locale), m’a paru adulte en livrée d’été assez complète. Il a l’aile très brillante et pure de. couleurs, le dos brun et le croupion noirâtre, comme le mâle adulte, dans l’espèce, mais son ventre est d’un roux notablement plus pâle que chez le mâle en noces. La tête et le cou sont d’un grisâtre clair, beaucoup plus finement mouchetés de noirâtre que chez le jeune mâle, après la première mue, pendant que les macules du jabot et de la ])oitrine sont bien plus petites et moins accusées que chez la femelle adulte. — Un second sujet, encore dans la même livrée, bien que d’un roux légèrement plus foncé sur le ventre, a été tué, le 13 septembre 1901, sur le Léman, non loin de Genève.

DAFILA ACUTA (Filet), mâle ad., en été (p. 1329). Un Filet mâle tué le 27 septembre 1903, sur le lac Léman, près de Genève, et acquis par M. M.. qui a fait la constatation du sexe, paraît adulte et probablement encore en livrée d’été. 11 a la tête roussâtre, mouchetée de brun, le cou gris finement tacheté de noirâtre, le dos et le croupion largement chinés de gris, de noir et de blanc, à peu près comme chez le mâle adulte, et la jioilrine ainsi que le ventre d’un blanc jaunâtre couvert de mouchetures brunes relativement petites et serrées; son bec est grand, comme celui du mâle adulte, et son aile est aussi brillante et |)ure de couleurs que chez celui-ci en livrée de noces.

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QUERQUEDULA CIRCIA (Sauceixk d’été), p. i:!R9 et QUERQ. CRECCA (Saucellk n’nivEri), p. 1346. iikUpii ad., ni livrée d'élé : M. M. m’a soumis encore quelques mftles de nos deux Sarcelles tués sur le Léman, près de Genève, l’un le 14 aortl 1903, les autres dans la première moitié de septembre, qui me paraissent liien adultes et en livrée d’été. Ils rapiiellent assez, ainsi que je l’ai dit, la femelle de leur espèce, avec une taille notablement plus forte et le miroir de l’aile du male ad. en noces. Un maie de Greccn est particulièrement intéressant, par le fait qu’il porte encore, sur le coté d’une tète brunâtre et mouchetée, a peu près comme celle de la femelle, une des petites plumes d’un roux roufreâtre et usée de la livrée de noces.

Une femelle de Circia tuée, près de Genève, au commencement de décembre 1903, présente une livrée plus foncée que d’habitude. Les faces supérieures sont presque noirâtres, le jabot est d’un brun à peu près marron et le ventre est généralement teinté de grisâtre, avec plumes très courtes sur les parties médianes et postérieures. M. .M., qui a préparé ce sujet, a remarqué qu’il avait eu une cassure de l’aile, et atiribue. avec raison je crois, la brièvelé extraordinaire du plumage inférieur et la coloration grise du ventre au fait de l’usure des plumes par frottement, cet oiseau ayant dû probablement se tenir couché et se trainer assez longtemps sur le sol, la terre ou le gravier.

Un sujet de C, crecca, peut-être jeune nude, qui se trouve dans la collection de M. A. Engel, à Ripaille, et a été lué, lin octobre 1897, à Coudrée, au bord du Léman, présente, aux faces inférieures, une coideur très particulière; il a la poitrine, les lianes et le ventre lavés de brunroux. Je crois cette coloration extérieure et due probablement au frottement sur des roseaux en décomposition.

NETT.A RUFIX.\ (Nette hou.sse) : Le mêle de Rulin signalé, en note, au bas de la page 13ol de ce volume, comme tué le 2 juillet 1900, près de Genève, et en livrée d’été ou transitoire, m’ayant été aimablement soumis par son projiriélaire, je crois devoir ajouter ici quelques mots sur cet intéressant sujet.

Il rappelle a.ssez la femelle par son idinnage. bien que celui-ci soit passablement plus sombre, aux faces supérieures surtout, el que sa taille et ses diverses profjortionS soient notablement plus fortes. Les joues, ainsi que le devant et les côtés du cou sont, chez lui, d’un blanc grisâtre immaculé et comme un ]ieu argenté, fi |)en près comme chez la femelle, mais plus bas sur le devant du cou ; le dos. les couvertures alaires et les sus-caudales sont d’un gris-brun olivôtre ; le croupion est par contre d’un brun noinUre, comme chez le irude adulte. La [joilrinc et le ventre sont d’un gris jaumltrc sale, plus ou moins machuré de brun. Le miroir blanc et gris de l’aile est, avec cela, moins pur que chez le maie adulte en noces, el le de.ssus de la tète est couvert de plumes d’uu gris brun relativement courtes, non décomposées el ne foniiant pas la houppe si caractéristique de ce dernier. Rien des plumes sur la tète et le dos sont usées et comme rognées par la mue ruplile; si bien qu’il semble que cet oiseau, mâle incontestable, ne soil point encore parfaitemenl adidte, mais plutôt jeune dans sa seconde année, encore avec la livrée acquise dans son premier automne, après celle de l’enfance nu première, faisant suite au duvet du poussin. La couleur d’un gris brun des sus-caudales el les dimensions du bec, largeur et longueur, plus fortes que chez la femelle, mais sensi-

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bicnient moindres que chez le mille en noces, viennent ô l’appui de ma conclusion (|ui, si elle est juste, semblerait indiquer que les jeunes milles de ce canard ne prennent la livrée de noces qu’en automne de leur seconde année; alors que d’autres espèces dans la famille, le Boseftas en particulier, prennent, dès leur premier automne, la plus belle livrée de l’adulte. Le bout des rémiges et des rcctrices étant assez effrité chez cet individu, il est probable qu’il a dù souffrir un peu en voyage, pour nous faire, à pareille époque, une visite exceptionnelle.

Ajoutez à la caractéristique du bec de N. ruftna, \). 1349, lig. 3, du bas : Bec un peu renflé mi-dessus des narines et élranfjté en arrière de celles-ci, deranl le front et sur les côtés, chez le mâle adulte surtout.

FrLI(!UL.\ ClilSTATA (Moiullo.n), p. 13So : On peut ajouter il la synonymie : Anas cirrhatu Gessner.

Il y avait déjil passablement de Morillons établis dans la rade de Genève, le 2() novembre 1903.

MEIIGUS (HAUi-nj. genre, ji. 1412, lig. 10, du bas, après inférieure, on pourrait ajouter: Lamelles deiitiformes aigues, .serrées et couchées en arriére.

(SULA B.\SSA.NA): l.’Ornithologiscber Beoliacliter du In octobre 1903 racontait que, le l*”'' octobre delà môme année, deux chasseurs, .MM. G. et J. Stiimptli, avaient vu passer au-dessus d’eux, au Bautiger, volant dans la direction de l’ouest, un |)eu trop haut pour être tiré, un Oiseau blanc en dessous, gris-cendré en dessus, avec bec moyen, ailes très longues, effilées et pointues, qui pouvait bien mesurer l"',o0 d’envergure, et que M. Goltfried Stiimpfli, amateur d’ornilbologie, avait cru reconnaitre ])our un Fou UE Bassan. Sula bassana. La queue était assez longue et conique, les jambes plutôt courtes. La rencontre et la supposition ci-dessus ayant ôté rap])ortées à .M. Luginbiibl, de Sinneringen, ce fût ce dernier (|ui envoya sur le sujet un arlicle à M. Daut, rédacteur du Beolmchter, à Berne. En répondant aimablement .4 mes questions y relatives. M. G. Stamplli ajoutait que rOiscini semblait égaré et harassé, et, nouveau détail, qu’il avait bien pu voir, malgré la hauteur de plus de 71) mètres, comme un sac gulairc sous le liée de celui-ci.

Voilfi l’histoire ; je la donne ici aime les doutes que peuvent faire naître le peu de vraisemblance du cas et le côté passablement hypothétique de la détermination à distance '.

PELEGANliS OiNOGllOTALUS (Pélican blanc), p. 1431, à jiropos de la capture discutée d’un Pélican sur le Lac majeur, en juillet 1902, je dois ajouter: Gertains croient qu’il n’y avait là que des Cygnes sauvages:

' On sait que le Fou de Bassan (Sula ba.ssana), de l’ordre des Totipalnies, comme le Pélican et le Cormoran, est un oiseau du nord de l’Atlantique, commun sur les côte.s d’Eco.sse et de Norvège, qui se montre en passage sur les côtes de France, jusque, dans le nord de l’Afrique, eu hiver, et qui ne fait que rarement des incursions dans les continents. Il est blanc, avec les rémiges noires, à l’état adulte, brun moucheté de blanc en dessus et blanc varié de grisbrun en dessous, à l’état jeune.

APPENDICE A LA DEUXIÈME PARTIE

cependant, les détails assez précis qui ont été donnés alors au sujet de la capture du dit Pélican me font douter de la valeur de cette supposition contradictoire.

LARI PALLIATI (Goélands a manteau), p. 1483, lig. 9, du bas, ajoutez : Un manteau d’un noir brun ou gris sur le dos et les couvertures alaires, comme le litre de la section l’indique.

LARUS ARGEXTATL’S, CAClllXXAXS (Goéland a manteau iileu, sub-sp.), p. 1495. Dans VOriulh. lifoljachter, en 1903, n” 6. p. 47, M. A. Gbidini signale encore des rencontres de ce Goéland sur le lac de Lugano, d diverses époques : au printemps, en août et septembre, et parfois au commencement de janvier. Les pêcheurs croient que cet oiseau doit nicher quelque part sur les rives du lac.

LARl'S RIDIRUXDl'S (Mouette iiieuse) : Au sujet des nichées de l’espèce. p. la()8, je dois faire observer que ia mise en culture, sur bien des points, des terrains sablonneux des marais du bas Rhône, non loin de l’embouchure, deiniis l’endiguement du lleuve, doit avoir changé un peu les conditions d’habitat des Mouettes dans la localité et dérange probablement bien des nichenses qui ont dû chercher dans les environs, plus haut sur les bords du Rhône, ou ailleurs, des conditions plus favorables. On m’a dit à ce projios, il n’y a pas longtemps, que des oiseaux de cette espèce nichaient près des carrières de .Mcillerie, sur de petites saillies dans les parois de rochers, non loin par conséquent de l’embouchure du Rhône, sur la rive gauche du Léman. Il ne m’a pas été possible jusqu’ici de vérifier cette assertion.

Je n’a[)prendrai rien aux Genevois en raiipelant ici que, durant toute la mauvaise saison, beaucoup de Mouettes, passant haut au-dessus de la basse ville, A'ont tour à tour et en troupes plus ou moins nombreuses, de la rade à la rivière l’.Arvc, oû elles se disputent les débris des boucheries, ou de r.Arve à la rade.

Enfin, à propos des époques d’établissement, plus ou moins bftlives suivant les années, de nos hôtes d’hiver, à Genève, j’ajouterai encore à ce que j’ai dit, p. lolü,- qu’il y avait déjà pas mal de Mouettes, avec des Foulques, dans le port, le l*’’’ novembre 1903.

LARES ATRICILLES (Mouette a cacuchon plomiié) — Si les différences de proportions que j’ai signalées, p. 1313 et 1319, particulièrement quant an bec, entre jeune censé de L. atricilliis et jeune de L. melanocephalm, peuvent tenir à une iiuestion d’ùge, |ieut-étre .serait-il possible alors (jue. le premier de ces oiseaux soit un jeune de f'’ année et le second un jeune de â*’ (avec une mue en plus) du Mdnnncephnhis. Les grandes dilférences que j 'ai indiquées dans les deux livrées pourraient provenir aussi, au moins en partie, de l’intervention d’une seconde mue par cliangement de plumes.

11 resterait toutefois encore bien des divergences inexplicables, tant dans les dimensions que dans la coloration de certaines parties, des ailes entre autres.

Je ne puis donc trancher ici la (]uestion, sans avoir toute la série des transformations en mains.

APPENDICE A LA DEUXIÈME PARTIE

GELOCHELIDON ANGLICA (Gel. Hansel) : Ajoutez, à la page 1343, que M. A. Vaucher, de Genève, jiossède dans sa collection un beau su jet adulte en noces de cette espèce qui a été tué sur le Léman non loin de cette ville et reçu par lui. en chair, en juin 1880.

STERXA FULIGIXÜ.SA, p. 1349. Eu citant cette espèce comme rencontrée quelquefois en Europe, j’ai oublié de dire que c’est certainement par erreur que Schmz (Verbandl. der Sclnveiz. Geselischaft, 1848) a signalé la Stehne fuligineuse comme capturée une fois iirèsde Genève. Je n’ai jamais oui' parler de cette capture, et les auteurs genevois Xecker, Mallet, G. Fatio et Lunel n’en disent jias un mot dans leurs publications.

STERA.A CANTIACA (11. de mer caügek), p. 1330 : La longueur de la grande cubitale variant pa.ssablement avec l’iigc et la saison, cette penne peut, suivant le cas, couvrir la huitième ou la septième, parfois môme une partie de la sixième rémige primaire, l’aile pliée.

STERèfA DOl'G.ALLI (H. de .mer Doügall), p. 1333: La longueur de la grande cubitale variant avec r.lge et la saison, cette penne couvre plus ou moins la builième ou la septième rémige primaire, le plus souvent la septième, chez l’adulte en noces.

STERXA MINUTA ( H. de mer n.une), p. 1362 : On a capturé sur le Léman, non loin de Genève, le 4 septembre 1903, deux sujets de cette espèce, un mâle et une femelle, jeunes de première année, en livrée de transition.

PODICEPS CRISTATUS (Grèbe imri-É), p. 1387, ajoutez : M. G., de Lausanne, a vu, le 16 mai 1897, sur la rivière l’Orbe, dans les marais, une femelle de Grèbe huppé volant, sur un court espace, avec un de ses petits entre les épaules.

CANTON DE SOLEURE : Dans ses Ornitli. Beobacldmujen ans dem Jahre 1900, qui relatent beaucoup d’observations antérieures, M. G. de Biirg, d’OIten, signale quelques intéressantes captures d’espèces, très rares ou exceptionnelles dans le canton de Soleiire, par exemple, les : Nunifluius leiiiiiroslris, Himuiilopiis rufi.pi's, Uerodias i/arzetta, Hemdias egrella et A Ica larda dont j’ai déjà dit un mot plus haut.

NO.MS VULGAIRES : Dans des notes manuscrites que M. de Burg a bien voulu me communiquer, je trouve, pour le canton de Soleure, quelques noms vulgaires, en patois, à ajouter :

COLUMBA OEN.\S, p. 830 : LocJitühli.

GALLINAGO MEt)L\.''p. 962. Bn/gassindli', Zuckerschndpf.

LIMOSA MELANURA et L. RUFA, p. 1032 et 1033 : Geissechopf.

AEGIALITES DUBIUS, p. 1099 : P/ilferli, Bagepfi/ferli.

PORZANA MARUETTA, p. 1162, Muttknenii.

PORZANA PARVA, p. 1166, Eggrsaher.

FULICA ATRA, p. 1177, Miirlu Tiichl.

ARDE'fTA MINUTA, p. 1216, Slockreigl.

A rapporter peut-être plutôt à GalUnago gallmula.

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