‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 3 sur 309 · VI. Ordre des GYRATEURS · texte numérisé non relu

VI. Ordre des GYRATEURS

GYRATORES

Bec généralement moyen (Didus except.), couvert en avant d’un revêtement corné, convexe ou déclive à divers degrés et enveloppé en arrière d'une peau molle plus ou moins renllée au-dessus des narines. Bords des mandibules le plus souvent droits et plats, ceux de la supérieure n’embrassant pas ceux de l’inférieure {Didunculus except.). Jambe emplumée, courte ou moyenne. Pieds généralement assez épais ; tarse court ou moyen, en majeure partie ou seulement en partie nu ‘. Trois doigts en avant, pi'ofondément ou complètement sépai'és, et un en arrière, au môme niveau que les autres; ongles plus ou moins comprimés, assez obtus.

Ailes et queue généralement bien développées (Didus except.). Corps assez massif; tête relativement petite. Plumes non doublée.s à la face inférieure, mais très duveteuses (voy. iig. 1) Vers le milieu de Pœsophage, un jabot plus ou moins volumineux, sécrétant une humeur laiteuse, premier élément de la nourriture des petits. Gésier très musculeux. Langue généralement molle, proportionnée au bec. Larynx inférieur peu développé.

Fif'i. Plume du croupion do Tuhtur AUHiTüSj face inloricure.

‘ Chacun sait que diverses races de Pigeons domestiques ont par contre le tarse et souvent les doigts entièrement empiumés.

^ Chez les Pigeons, les plumes du corps sont courtement implantées et très duveteuses jusqu’à la peau, à la base et très avant de chaque côté.

(iVRATEUUS

Petits naissant nus et aveugles, demeurant longtemps inertes dans le nid, gavés par leurs parents.

Oiseaux de taille moyenne on relativement forte, généralement granivores ou frugivores, monogames, à œufs peu nombreux, ])ercbeurs ou marclieurs, et devant leur nom de Gyrateurs soit aux brusques conversions qu’ils peuvent exécuter eu volant, soit à l’habitude qu’ont les mâles, chez la plupart, de tourner ou ])iroucttei‘ en faisant la cour à leur femelle. A part ks Didus et Diduncnlus, ils sont en majorité .sociables, lions voiliers, migrateurs et très répandus.

Cet ordre, assez làcbe, peut être jiartagé, d’après le développement des ailes et les formes du bec, en trois sous-ordres, comme suit: Inepti, représentés par le Dronte (Diduft), espèce éteinte et de grande taille, avec ailes peu développées; Plkiooi, ne comptant (jue le Diduncule (Didunenhts), à bec voûté et dentelé ; et Comi.MBi, comprenant de nombreuses espèces en dittéreutes familles, seuls représentés sur notre continent.

Sous-Ordre I, des PIGEONS

COLUMBI

Bec plus court que la tête, quasi-droit, plus ou moins robuste, à bords plats, non enveloppants, avec onglet terminal corné plus ou moins recourbé, et narines en fente, prébasilaires, généralement couvertes d’une cupule molle plus ou moins bombée (voy. 11g. 2). Ailes et queue bien développées. Pieds courts ou moyens ; doigts annelés en dessus, avec plante grasse, généralement débordante; tarse plus ou moins emplumé, scutellé en avant ou plus ou moins couvert de plaques irrégulières (voy. tig. 3). Corps volontiers assez épais et cou plus ou moins dégagé; tête petite, avec ou sans huppe.

Ce sous-ordre peut être partagé en deux divisions plus ou moins riches : celle dos Lophviu ne comprenant que les Gouras de la Nouvelle-Guinée, à corps lourd, avec tarse relativement élevé, ailes arrondies et forte huppe érectile, et celle des ConuMuixi embrassant diverses familles et de nombreuses espèces, seule représentée eu Suisse et en Europe.

COLOMBIDÉS

Division I, des COLOMBI^S COLUMBINI

Bec ramassé ou moyen, avec cupule surnasale généralement bien développée. Pas d’angle emplumé liasilaire saillant sur les côtés du bec (voy. flg. 2). Tarse court ou mojmn, plus ou moins emplumé et le plus souvent scutellé ou écussonné en avant. Ailes moyennes ou allongées, généralement avec 10 rémiges primaires. Queue plus ou moins longue, avec 12 à 16 rectrices. Tète petite, plus ou moins arrondie, avec ou sans huppe. Langue molle, assez étroite et pointue, généralement finement dentelée au bord postérieur. Taille moyenne ou relativement petite.

Œufs peu nombreux, oblongs et immaculés.

Des quelques familles ici comprise.s, æUe des Cohimhidæ est seule i'o|)résentée en Suisse et en Eui-ope '.

XXXIll. - Lamillel: COLOMBIDÉS

COLUMBIDÆ

Bec moyen, peu profondément fendu, relativement faible, corné et un peu courbé vers la pointe seulement, volontiers légèrement étranglé en arrière de l’onglet et mou vers la base, avec cupule surnasale bien renflée (voy. flg. 2). Narines en fente ou oblongues et parallèles aux bords de la mandibule, ouvertes dans un sillon, vers le tiers ou le milieu du bec. Tarses courts, plus ou

'■ Salvadori, Cat. B. Brit. Mus., XXI, 1893, a rangé notre Tourterelle dans une famille différente, dite des Peristeridæ.

GYRATEÜRS

moins emplumés clans le haut, sciitellés ou iiTégulièrement écussonnés en avant et réticulés en arrière. Doigts gras ou épais, peu ou pas reliés à la base, les latéraux subégaux ; ongles moyens, légèrement arqués, comprimés, obtus ou subaigns, le médian tranchant au côté interne (voy. lig. 3). Ailes généralement allongées et aiguës ou subaiguës. Queue plus ou moins longue, généralement à 12 rectrices. Tète arrondie, sans huppe; front bombé, formant un angle bien accusé avec la base du bec.

CEufs généralement au nombre de deux, de forme oblongue ou ovalaire, à bouts obtus, blancs et plus ou moins luisants.

La famille dos Colombidés comprend, dans les différentes parties (lu monde, un grand nombre d’espèces sociables et migratrices, (jui peuvent être réparties en diverses sous-familles et dans différents genres, d’après les formes et proportions des doigts, du tarse, du bec, des ailes et de la (jueue. Les genres Colnmha, Ectopistes et Tarlur sont seuls représentés sur notre continent. VEctopistes migratorius Linné, à cpieue conique et étagée, d’Amérique septentrionale, accidentel en Europe, nous fait complètement défaut.

Los genres Colnmha et Tarlur représentés dans le pays peuvent être séparés dans deux sous-familles dites Columhinæ et Turlarinæ.

Sous-Famille I, des COLOMBIENS

COLUJIBINÆ

Angle mentonnier bien accusé. Tarse plus ou moins emplumé dans le haut et généralement plus court que le doigt médian .sans ongle. Grandes rémiges d’ordinaire peu ou pas échancrées au bord interne. Queue moyenne, à douze rectrices et plus courte que l’aile pliée.

Représentée dans les diverses parties du monde.

OOIyOMMENS

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