LIDUIS ARE>AIU.\ Linné
Bec légèrement plus long que le tarse, qui est lui-même sensiblement glus long que le médian avec ongle. Pouce absent. Jambe vraiment nue sur un quart environ au-dessus du talon, mais plus longuement culottée (voy. fig. 25). Queue bi-échancrée. — Vaidé de noir, de roux et de blanc, en dessus, avec cou et pioitrine roux, tachés de noir, et ventre blanc (été); gris, varié de brunéitre et de blanc, en dessus, et blanc en dessous (hiver); grandes couvertures largement terminées de blanc. Bec et pieds noirs.
Long. tôt. 0'°,17() — 190; aile pliée 0'^,1 10 — 121; qu'eue 0'“,048 — d.36‘; tarse ()'^,()22 — 024; médian, avec ongle ü”',018 — 019; bec, au front 0^,023—025.
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Chahadbids calidbis Linné, Syst. Nat., p. 255, 1766. — Ch. rubidds Gmelin, Syst. Nat., I, p. 688, 1788.
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Noms vülg. S. F. : Sanderling.
Mâle et femelle ad., en été: Plumes des faces supérieures noires au milieu, bordées de roux et liserées do blanchâtre. Couvertures.
ÉCHASSIERS
alaires d’un brun noirâtre, plus ou moins variées de roux et de blanchâtre, les grandes largement terminées de blanc formant un étroit miroii-; rémiges jirimaires noirâtres, les postérieures frangées de blanc vers le bas. Rectrices médianes noirâtres, bordées fie roussâtre, latérales blanches on blanchâtres. Face, cou, poitiune et haut des flancs d'un roux un pou cendré, avec des taches noires sur le contre des plumes, celles-ci blanchâtres à la pointe. Venti'e. jambes et sous-caudales d’un blanc pur. Bec, pieds et iris noirs.
Adultes, en hiver: Faces supérieures cendrées, avec une petite tache ou strie d'un cendré brun ou d’un brun noirâtre au centre des plumes ; les pennes cubitales brunes, bordées de blanchâtre. Rcctrices médianes brunes, latérales grises, toutes liserées de blanc. Face et toutes régions iuférieuins blanches.
Jeunes, avant la mve; Faces supérieures noirâtres, les plumes largement bordées de gris et de roux. Un espace brunâtre entre le bec et l’œil. Faces inférieures blanches, à l’exception de la gorge, du cou et du haut de la poitrine plus ou moins lavés de roux et mouchetés de brun. — En livrée transitoire: Les faces dorsales, variées de gris, de noirâtre et de blanc, portent volontiers quelcpies traces de roussâtre, et la poitrine est blanchâtre, mouchetée de noirâtre.
Variabilité: Les plumages transitoires, à l’époque des mues, présentent beaucoup de variété, tant chez les jeunes que chez les vieux.
Le Sanderling passe assez régulièrement à travers le pays, mais toujours en petit nombre, si bien qu'il est généralement rare ou assez rare. On l’a rencontré assez .souvent cependant sur les rives des lacs Léman, de Neuchâtel, de Bienne et de IMorat, à l’ouest, et parfois sur les bords de quelques cours d’eau, plus au centre et au nord, ainsi que dans les environs de Zurich, au bord du lac de Constance et dans la vallée du Rhin, â l’est. Il aurait même été observé une fois en passage dans la H’"-Engadine, près de St-iloritz. Nous le voyons en automne surtout, suivant les années plus ou moins tôt ou tard entre septembre et novembre, parfois plus taixl encore; au printemps, bien que plus rarement, c’est vers la tin d’avril ou au commencement de mai. Il pa.sse tantôt i.solément, tantôt en comjiagnie de quelques-uns de ses semblables.
Il est d’un naturel peu farouche et relativement moins agité que la plupart des Bécasseaux. 11 court cependant lestement et vole vite, avec l’aile assez tendue. On le reconnaît facilement à sa tète assez grosse et à ses formes un peu ramassées, quand il est à terre, et à sa livrée où le blanc domine, quand il vole. Son ajipel sifflé a été
TRINGIEXS
traduit par la syllabe pitt. Sa nourriture consiste en petits animalcules de diverses sortes, vers, insectes, larves, etc. Il niche à terre, dans un petit creux près de l’eau, volontiers sur le sable des rivages des mers du nord.
Ses œufs, généralement au nombre de 4, sont très gros, piriformes, assez allongés et d’un verdâtre plus ou moins pâle, avec quantité de points épars et de petites taches d’un gris rougeâtre, brunes et noirâtres; ils mesurent d’ordinaire 0“, 034— 038 sur 0”,022— 02.5, parfois jusqu’à 0”,040 sur 0'“,02G.
Le Sanderling se i-eproduit dans les régions boi’éales de l’ancien et du nouveau monde, d’où il se l’épand i)lus ou moins en automne sur les rivages des parties tempérées de l’Europe et de l’Asie, ainsi que dans le nord de l’Afrique et même jusqu’en Australie, en hiver.