I.OBIPKS IIVPEliUOKEL’S Liniié
Bcc trt^S mince et pointu, nn jieu jdus long que le tarse, qui esttrès légèrement plus court que le médian avec ongle (voy. iig. .85). Tarse à ]>cine caréné, en arrière. Ailes atteignant d'ordinaire le bout de la queuefad,). Queue généralement vn peu plus courte que moitié de l’aile au jioignet. — JJos brun-cendré, avec quelques larges raies longit. rousses et sus-caudales noiréttres, faces inf. blanches, avec collier roux, tête d’un brun cendré, en dessus (été, ad.); ou dos cendré foncé, plus ou moins varié de noiréitre, faces inf. blanches, sans collier roux, tête blanche en a va ni (hiver, ad.). Bec noir.
Long. tôt. (è",nü — 190; aile pliée O"', 102 — 115; queue,
O'", 0 18 — Oü2; tarse O'", 0185 — 0200; médian, avec ongle o'^g) 19.5— 0205 ; bec, au front O'", 0205— 0220.
Fig. 35. Bee du Lobipes
UYPIînBO- Rnus, par dessus.
Thin&a hyperboke.a, T. lobata Linné, Syst. Xat., ('d. U). 1758 et éd. 12, 1, j). 249, 1766. — T. füsca (rmeliu, Syst. Nat., I, p. 675, 1788.
Phalaeopus oiNEREDS, Pn. PÜSCÜ8 Brissufi. Ornith., VI, ]>. 15 et 18, 1760. — Ph. hyperboheus Latliam, Index, 11, j). 775, 1790. Mei.mer ii. Sch., Vôgel der Schweiz, ]). 244, 1815. Temminck, .Man. Oi'iiitli., II, p. 709, 1820. Nihson, Skand. Fanna, Fogl., II, p. 280, 1835. Schim, Fanua Iielv., p. 115, 1837. Bailly, Oniitli. Savoie, IV, p. 227, 1854. Sharq)e, Cat. II. Brit. Mus., XXIV, p. 698, 1896. Handlist, I, p. 167, 1899. — Pu. voluaris Bechneiti, < )rn. Tascheub., Il, j). 317, 1803.
Pu. Wn.LiAMSii Sim)iiond.<<, Trans. Lin. Soc. Lond., VIII, p. 204, 1807. — Pu. c'iNEREüs ilfo/er «, WolfexBimm, Tascbenl).. II, ]). 417, 1810. Dubois, Faune Vert. Belg., Ois., II, ii. 266, 1894. — Pu. rceicoelis. Pu. cinera.scens, Pallas, Zoogr.,II,p. 203 et 204,181 1. — Pu. angustirusthis jVaMw/flSMM.VOgelDeutschl,, VIII, p. 240, l'af. 205, 1836. — Pu. au.stbalis Temiiiinck, in Svhkgel’s Mus. II. N. de.s Pays-Bas, Scolojiaces, ]). 58, 1864, - Pit. i.odatus Salvadori eic Linné, Fauna ddtal., Ucc., p. 210, 1872. Friderich, Deutsche Vogel, 4® cd., p. 801, Taf. 42, Fig. 9, 1891.
Lubipes hyperboebüs Stephens ex Cuv., in Schaw’s, Gen. Zool., XII, p. 169. 1824. Degl. et Gerbe. Ornith. eur., II, p. 239, 1867. Fritsch, Vôgei Europ., Tab. •Si', Fig. 5, 1871. ~ L. TRopioüS Hume, Stray Feath, 1873, ]). 247.
Noms vulg. S. h'. : Phalarupe.
ÉCHASSIERS
MMe nd., en été: Tête, y compi'is loniiiis ot joues, d’un bi'un cendré velouté ; la inéiue couleur descendant derrière le cou et couvrant la nuque, ainsi que toutes les faces dorsales sur lesquelles se dessinent quelques larges stries rousses. Ailes et sus-caudales d'un brun noirâtre, les grandes couvertui-es largement terminées de blanc ; les grandes rémiges à liaguette blanche. Gorge et haut du cou sur les côtés blancs ; un collier d’un roii.x vif sur le bas du cou, remontant latéralement jusque derrière la région auriculaire. Haut et côtés de la poitrine d'un cendré bi-unâtre ; ventre, flancs et sous-caudales blancs, avec macules allongées d’un cendré bi-uuâtre sur le bout des dernières et les flancs. Bec noir; pieds d’un brun verdâtre; iris brun.
Femelle ad., en été: Semblable au mâle, avec une taille volontiers légèrement plus forte et une livrée aussi brillante.
Adultes, en hiver: D’un cendré brunâtre, en dessus, avec le centre dos plumes noirâtre et les couvertures alaires plus ou moins bordées de blanchâtre. Une bande d’un cendré foncé derrière, l’œil. Front, sourcils, côtés du cou et faces inférieures blancs; les côtés de la poitrine gris ; le ventre légèrement rosacé à l’état frais, d'après quelques auteurs.
Jeunes : Deridère de la tête et du cou, une tache allongée derrière l’reil et faces supérieures en général, d'un brun noirâtre ou noirâtres, avec les plumes du dos, les scapulaires et les cubitales plus ou moins largement bordées de roussâtre clair. Ailes comme le dos, avec des bordures blanchâtres aux couvertures, aux grandes surtout. Eectrices médianes brunes, latérales d'un gris brun, liserées de blanchâtre.. Front, sourcils, côtés du cou et faces inférieures blancs, avec les côtés de la poitrine nuancés de cendré-brunâtre. Bec brun ; pieds un peu verdâtres ; iris brun-roussâtre.
A la naissance : Couverts, sauf sur les côtés du cou, d'uu duvet soyeux médiocrement épais. Tête rousse, avec longue, calotte, un trait sur les lorums et une tache sur l'oreille noirs. Trois raies noires et (piatre Idanchcs sur le dos. Croupion, côtés du corps, ailes et cuisses d’un roux marbré de noir. Gorge et devant du cou fauves. Bec brun, jaunâtre à la base, grêle et relativement court. Pieds lobés, jaunes {sec. Vian).
Le Phalarope ou Lobipède hyperboré, bien plus petit que le Platyrhynque, est de passage irrégulier ou accidentel et parfois hôte d'hiver momentané, mais rare, dans le pays. On l’a i-emarqué quelquefois. eu arrière-automne suidout. sur ditt'érents lacs et cours d’eau de la plaine suisse, au iioial des Alpes : pi-ès de Bâle, sur notre
PEESSmOSTRES
frontière septentrionale, en 1854, par exemple, comme à l’est, dans le Rlieinthal et près de Zurich, ainsi que, plus au centre, près de Brunnen, sur le lac des Quatre-Cantons, et, à l’ouest, sur les lacs sous-jurassiens de Bienne, Neuchâtel et Morat, dans les marais d'Orhe, au pied du Jura, et sur le Léman, où il a été rencontré encore récemment, non loin de Genève, le 8 octohre 1893, ainsi que les 12 et 13 septembre et dans le courant de décembre, en 1894. Il a été vu non seulement sur quelques-uns de nos plus grands bassins, mais aussi sur des lacs de lieaucoup moindre importance, sur le petit lac dit Gerzensee, par exemple, près de Berne, et jusque sur celui des Brenets, à 93() m., dans le Jura.
On rencontre quelquefois des individus en train de prendre la livrée de noces ; cependant, la majorité des sujets capturés dans le pays sont des jeunes, en livrée d’automne. La collection locale du Musée de Genève, sur trois individus du Léman de cette petite espèce, compte toutefois un sujet, tué au passage du premier printemps, qui porte déjà un collier loux bien accusé.
Ses mœurs, ses allures et son alimentation rappellent beaucoup celles du Pbalarope précédent.
Il se reproduit, comme ce dernier, dans les régions arctiques, bien qu’un peu moins avant dans le nord, et niche à peu près dans les mêmes conditions.
Ses œufs, au nombre de 4, sont très gros, mais à peu près de mêmes formes et couleurs que ceux du Platyrhynque, soit piriformes, d’un roux olivâtre ou d’un olivâtre clair, avec points gris et taches irrégulières d’un hrun foncé et noiràtr-es, éparses, bien que souvent plus grandes et plus serrées vers le gros bout ; ils mesurent 0“,027 — 030 sur 0", 020— 021.
L’espèce habite les régions arctiques des deux mondes, entre les G2' et 75° degrés, d’où elle se répand pins ou moins vers le sud, en automne et en hiver.
Division II, des PRESSIROSTRES
PRESSIROSTRES
Bec enveloppé d’une peau molle, en arrière, corné en avant, plus ou moins rétréci devant les narines, plus ou moins convexe en avant de celles-ci et d’ordinaire plutôt peu allongé, avec angle mentonnier généralement assez accusé;
ÉCHASSIERS
fosses nasales en général larges, peu ou médiocrement prolongées et arrondies ou évasées en avant {Hœmatopus except.) ; narines plus ou moins découvertes, en fente ou elliptiques et plus ou moins reculées (voy. fig. 36, 37, 38, 40. 42 et 44). Jambes et tarses assez robustes. Pouce le plus souvent absent ou très petit. Doigts libres ou un peu palmés vers la base, l’externe principalement (voy. flg. 39, 41, 43 et 45). Ailes assez longues ou très longues, plus ou moins aiguës. Formes généralement assez épaisses.
Œufs peu ou médiocrement nombreux, d’ordinaire gros et souvent un peu moins piriformes que ceux des Longirostres.
Los Pres.sirostrc.s, de taille petite ou iiioyenno, avec tonnes plus ou moins trapues, sont géiiéraleraeiit sociables et migrateurs, recliei-chont pour la plupart le voisinage de l’eau, se nourrissent presque exclusivement de petits animaux et comptent de nombreuses espèces dans les diverses parties du monde.
Ils pondent k terre. Les petits naissent couverts de duvet et courent très vite api'ès leur éclosion.
Les représentants européens do cette division peuvent être répartis dans quatre familles : HæmaUj^odklæ, Chamdriidæ, Glareolidæ, et Tnchydronddæ, toutes plus ou moins représentées on Suisse.