PIGEON BISET
Felstauhe — Ficcione torruiolo.
COLUiMBA LIVI.C Brissoii.
Doigt externe seul un peu relié an médian, por la base. Tarse emplumé sur deux cimp environ, en avant, un peu pdus court que le médian sans ongle. Pouce volontiers légèrement plus court que le médian, avec ongles. Ailes couvrant ordinairement trois quarts environ, parfois j}isqu’ à cinq six. de la queue; 1"= rémige d’ordinaire
' La (liaguose et la dcseriiitioM (jiii suivent ne ])eiivent s’aiipliquei' qu'à la forme tvqiique ou sauvage de l’csiiècc; car les iioiiibreuses races doiiicstiques dérivées du Biset ou diffèrent toliement par la taille et les proijortions. par le développement anormal de diverses (lartieset jiar les couleurs, qu’on y retrouve difficilement la j)Iu|)art des caractères ici attribués à l’esjièce.
COI,OMBIEXS
2>Jus longue que S", 2° pussaljlement plus grande, 4° notablement p)lns courte ; 2^' et 3° gênéralemeni faiblement rétrécies an bord externe; l''= peu ou pas dentelée (vog. Var.). Queue moyenne, très légèrement arrondie, à rectrices subarrondies ou faiblement tronquées. — Livrée en. grande partie grise, à part le croiqnon généralement blanc (parfois gris jnxle). Ailes marquées de deux bandes transversales noires. Cou et haut de la poitrine pourvus de rejlets métalliques. Le bord externe de la rectrice latérale en majeure partie blanc. Généndement, bec brun-noirâtre et pieds d’un rouge brun.
Long. tôt. 0"',32() — 3 10 ; aile qdiée 0"\210 —230; queue (>'",100— 120; tarse 0'", 027— 020; médian, avec ongle 0'“, 037 — 039 ; bec, au front 0'",018 — 020.
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Noms vulo. S. F.: Pigeon .sauvage, Bizet. Petit-Bleu, Chaux -de -Fonds. — S. : Wildtaube ( Wildtube), Interlaken ; Bergtaube, Matt, Glaris ; Feldtaube, Zurich. — Cohimba selvadin, Vrin. Grisons; Golumb sulvedi, Sils, Engadine. — S. I. : Puvioun salradegh, Puvion salvclsch.
Adtdtes, en noces : Faces .supérieures et inférieures, couvertures alaires et sus-caudales y comprises, d’un gris bleuâtre ou ardoisé clair, à l’e.xception du croupion qui est généralement blanc fgri.sâtre ou gris dans certaines races locales, comme nous le verrons plus loin). Cou orné de brillants reflets métalliques verts et violets sur les côtés, dans le bas .surtout, et plus ou moins en avant, sur le jabot.- Deux bandes traiisvensales noires sur l’aile, l’une sur les grandes
GYRATEUIIS
couvei-tures, l’autre sur les rémiges secondaires et les cubitales. Rémiges en grande partie d’un brun noirâtre. Rectrices d’un ardoi.sé foncé, largement terminées de noir ; la latérale blanche au bord externe, sur la majeure partie de son étendue en arrière. Bec brunnoirâtre, avec cupule, surnasale blanchâtre. Pieds d’un rouge brun. Iris orangé-rougeâtre. — Femelle généralement un peu plus petite que le mâle, avec moins de reflets au cou.
Adultes, en automne: Volontiers de couleurs plus ternes, avec reflets moins brillants.
Jeunes, avant la mue: Ternes et sans reflets, rappelant un peu ceux du Colombin, dont ils se distinguent à première vue jtar leur croupion blanc (au moins dans la forme sauvage de l’Europe septentrionale et centrale).
Variabilité: Ce Pigeon, dans sa forme sauvage, varie assez avec l’habitat et les conditions, et se j)résentc sous des aspects assez diftérents pour avoii- donné lieu à la création de plusieurs espèces ou sous-espèces géographiques. Tandis que le Biset d’Europe septentrionale, centrale et en partie méridionale (C. livia Briss.), est caractérisé par un crou|)ion blanc, avec queue ardoisée, teianiiiée de noir, celui d’Asie centrale et méridionale (C. rupestris Pallas) poide, avec le même croupion blanc, une lai-ge bande blanche en ti-avei-s de la queue. Les Bisets de certaines parties de l’Europe méi'idionale, des Indes et de l’Afrique {C. saxatilis Brisson, C. turricoln Bonap., C. intermedia StJ'ickl. et C. Schimperi Bonap. j présentent par contre souvent, comme beaucou]) de Bisets domestiques, un croupion plus ou moins gris-bleuâti-e ou teinté de gris, avec manteau plus ou moins foncé ou clair, reflets métalliques plus ou moins brillants et parfois des bandes sur l’aile un peu plusécartées. — Quant aux nombreuses formes ou races domestiques (Col. livia domesiieu), dont il n’y a pas lieu de parler ici, qu’il me siiflise de rappeler que, modifiées eu tous sons, dans la taille, et les proportions, comiiu' dans les formes et les couleurs, souvent avec développements plumeux et appendices caronculeux particuliers, elles sont do nos jours pour la plupart complètement raéconnai.ssables. Plusieurs présentent cependant encore sur l’aile, dans un ton on dans un autre, les bandes transversales de l’espèce mère, ou au moins dos traces de celles-ci.
Comme chez les espèces précédentes, suivant l’âge et l’état de la mue, et plus encore par le fait dos nombreux croisements entre C. livia sauvage et C. livia dome.stique modifiée, les proportions comparées des premières grandes rémiges varient énormément. La 2' rémige est d’ordinaire passablement plus longue que la 3", taudis que la P' est volontiers légèrement plus longue seulement que cette
COLOMBIENS
dcniièrc, chez C. livia fera; mais l’on trouve aussi des sujets du Eiset chez lesquels la l™ rémige est la plus grande. L’acceutuatiou du rétrécissement et de la dentelure des premières grandes rémiges au boi'd externe peut être aussi assez ditférente.
Le Biset franc, souche probable de la plupart des Pigeons domestiques,'était autrefois très répandu dans l’ancien monde; il est aujourd’hui beaucoup iilns rare, à l’état sauvage, dans toute l’Eurojie centrale qu’en Asie et en Afrique. Sa distribution sur notre continent n’est du reste pas facile, il établir, car, il n’est pas toujours ai.sé de décider si tel ou tel individu capturé en liberté est VTaiment sauvage d’origine, demi-sang, demi-domestique, ou descendant de sujets domestiqués ayant conservé ou partiellement retrouvé le faciès du type sauvage.
Recherchant les contrées montagneuses ou rocheuses et, de nos jours, volontiers les falaises accidentées des côtes maritimes, il est, comme je viens de le dire, relativement rare dans la plupart des contrées populeuses de notre continent, on la grande majorité des représentants de l’espèce, d’origine plus ou moins douteuse, vivent dans une sorte do demi-domesticité volontaire.
11 est difficile de dire, a priori si les Bisets que l’on voit çà et là errant ou passant dans le pays, sont toujours d’origine parfaitement pure, et si, parmi les Pigeons, souvent sans pi'opriétaires connus, (pii nichent sur le.s corniches des églises, des tours et des grands édifices de plusieurs de nos villes, il eh est parfois de vraiment .sauvages et de race réellement imre. Ces oiseaux voyageurs ou errants viennent-ils, ainsi que quelques rares nicheurs libres, do régions jilus méridionales ou plus septentrionales, ou bien dc.scendcnt-ils de Bisets francs ou affranchis s’étant librement i-eprodnits dans le pays; ou bien encore, quoique rappelant parfois complètement le type de l’espèce franchement sauvage, sont-ils nés peutêtre dans l’un des nombreux colombiers banaux offerts en rase campagne, au nord de nos frontières, en Allemagne par exemple, aux Pigeons vagabonds on ei-rants, qui assez .souvent s’y accouplent entre eux.
En tous cas, ce ne sont pas d'ordinaire de vrais Bisets sauvages qui séjournent, comme je l’ai dit. et se reproduisent plus on moins régulièrement eu [ilusieurs villes et villages du pays, et il serait fort ha.sardé de taxer toujours de Cohmba livia fera les Pigeons gris avec croupion blanc et double bande noire sur les ailes qui, çà et là et de temps à autre, nichent dans quehpie paroi rocheu.se, loin . des habitations, comme |mr exemple dans les rochers de la Eass(',
GYRATEUUS
à 600 ou 700 m. d’altitiulo, au-dossus d’Evjonuaz. on \'alais, selon M. Grisogone et sur Corbeyrier, entre 800 et 1000 lu. sur luer, non loin d’ Aigle, également dans la vallée du llliône, suivant M. Bertlioud-.
C’est il la fin de févider, en mars ou en octobre que le Biset se montre jiarfois en Suisse, errant ou de. passage accidentel, isolé ou par paii’es, plus rarement en nombreuse société, soit en plaine ou dans la région montagneuse du Jura et des Aljies, au nord do celles-ci, soit dans le Tessin au sud, selon quel(|ues observateurs, et jusque dans la région alpine, en 11’" Engadine jiar exemple, suivant le fore.stier Curtin. Il s’arrête alors volontiers dans les champs, pour y recueillir les diverses graines dont il fait sa nourriture, et se monti'o toujours assez farouche, se laissant difficilement a[)procher. Il ne s’égare pas volontiers dans les hois et perche rarement sur les arbres, s’abattant de pi'éférence sui- les terrains découverts, planant par moment les ailes hautes avant de se poser et penchant la tête en avant à chaque pas, quand il marche sui- le sol. Son roucoulement et ses allures rappellent tout ii fait ceux des Pigeons domestiques.
Dans les contrées où il se reproduit d’ordinaire, il niche dans quelque anfractuosité de muraille ou de rocher et pond, deux fois l’an, 2 œufs oblougs d’un blanc un peu luisant qui, pour les dimensions, se rapprochent plus ou moins de ceux du Colombin ou du Ramier, mesurant volontiers 0'’',0.56— 039 sur 0“, 027— 029.
Le Biset sauvage vrai, aujourd’hui rare, daus l’Europe centrale, vit par contre et se reproduit plus ou moins communément dans le nord et dans le sud de uotre continent, ainsi que dans le nord de l’Afrique et en Asie centrale et méridionale. 11 se trouve, on colonies plus ou moins nombreuses, d’un côté dans le nord-ouest de l’Europe, comme sur les côtes des lies Britanniques. d’Ecosse sur-
' M. Grisogone, à St-Maurice, m’affirme avoir vn à diverses reprises des Pigeons sauvages gris à croupion blanc, tpi'il a parfaitement reconnus pour des Bisets, nichant en société et tout à fait librement dans les rochers de la Basse. Ces oiseaux, migrateurs, ne passeraient selon lui que la belle saison dans la localité.
^ M. Cb. Mottaz, assistant à la collection locale du blusée de Genève, a reçu de M. E. Berthond une paire de Pigeons, tués en été 1900 jiar ce dernier, sur Corbeyrier, district d’Aiglc, dans un piUuragc situé à la lisière d’une forêt, non loin de p.arois roebeuses. La femelle, un peu plus petite que le mâle, portait un œnf prêt à être pondu. Ces deux Pigeons se reproduisant librement dans la montagne et, paraît-il, très farouches rappellent beaueoup le Biset par leurs formes et leur livrée, mais ils me semblent un ])eu forts et d’un gris un peu ]iâle en dessus, le mâle surtout, iionr des Bisets d’origine parfaitement pure ;
TURTURIENS
tout, clans les îles Færoë, Orkncy, Shetland, Hébrides, etc. ‘, de l’autre, sous des livrées légèrement différentes, dans le sud de la France, on Espagne, en Italie, en Grèce, etc., où il est plus ou moins sédentaire ou de passage. Des apparitions exceptionnelles de Bisets migrateurs auraient été signalées dans le sud de l’Allemagne, en Autriche et dans la Russie méridionale.
Sous-Famille II, des TURTÜRIENS
TÜBTURINÆ
Angle mentonnier peu ou médiocrement accusé. Tarse généralement nu, à peu près égal au doigt médian sans ongle, ou plus long. Grandes rémiges généralement peu ou pas échancrées au bord interne. Queue à douze rectrices et plus ou moins allongée.
Représentée dans l’ancien monde.
en outre, la bordure externe blanche des rectrices latérales, très larges et tronquées, me paraît trop développée dans la femelle, chez laquelle elle est très étendue jusque sur les trois premières plumes de chaque côté de la queue.
Voici du reste quelques dimensions relevées sur ces deux Bisets passablement déformés par l’empaillage :
Long, totale. . .
9 OmjSOO —
cf 400 environ,
aile pliée . . .
Ora,248 —
queue, au milieu .
tarse
médian, .avec ongle
0ra,036 —
bec, au front . .
La taille peut avoir été forcée dans un empaillage défectueux, car les dimensions du bec et des pattes sont bien dans la moyenne du type de l’espèce; mais l’aile et la queue paraissent passablement plus longues que chez les représentants sauvages du Biset franc.
'■ Il se reproduisait aussi en quelques points sur les côtes de Norvège, mais aurait maintenant disparu de la péninsule Scandinave, selon Collett.
GYRATEURS