LE YESPÉBIEN ALPESTRE
Die Alpemfledermatjs Vbspieugo Mausus >, BlasîuB
D'un brun sombre avec delongues mèches dorées en dessus ;cPun gris brunâtre en dessous. Oreille petUe presque carrée; oreiUon mesurant sa plus grande largeur au milieu, court et fortement recourbé en dedans. Queue de la longueur de VavanUras. Avantbras = 54"". Envergure moyenne = 22â^.
Vebpebugo Maurus, BUmus, Wiegm. Arch. 1853, 1, p. 35.
En tout 34 dents.
liUchoire supérieure : les incisives presque verticales ou moins penchées que chez la majorité des autres Vespériens ; la première bilobée ; la seconde, à peine aussi haute que la pointe externe de la première. La prémolaire très petite et complètement rejetée en dedans au pied de la canine.
Mftchoire inférieure : les incisives implantées obliquement sur la courbe du maxillaire et presque parallèles.
Oreille plus petite que la tête, à peu près carrée et formant un angle presque droit à son extrémité. Qreillon court, pourvu de deux dents latérales externes, élargi vers le milieu, un peu pointu à Textrémité et fortement recourbé en dedans.
Ailes médiocrement longues et étroites ; le 5"* doigt = 41"" environ, le 4"* = 49"", le 3™ n'atteignant qu'à 57"". Le bras ramené au corps, le poignet remonte un peu plus haut que le coin de la bouche.
Pied plutôt grand ; plante large et bordée jusqu'aux doigts.
* Le Vesperugo Krasckemmkom (ETersmaim) de ITral pourrait bien n'toe qu'aile variété du F. Mourus.
70 PAONI DBS fBRTBBRBS.
Queae pins petite que le corps et égale à Tayant-bras, dégagée des membranes à l'extrémité sur 2 à 3"" de longueur.
Membranes épaisses, d\m brun noirfttre foncé, légèrement velues près des flancs et sur les interfémorales, le long de lliumérus, de la queue et de la jambe.
Pelage noirfttre à la base, très long et muni d\m éclat assez vif en dessus.
Faces supérieures d\m brun sombre avec de longues mèches dorées et brillantes très caractéristiques.
Faces inférieures d'un gris brunâtre plus ou moins foncé et quelquefois rouss&tres.
EnYergnre ^ 0",22dà0",225
Longueur de PoreiUe (au bord externe) 0,012 0,018
de l'orefllon (an bord externe) 0,005
de l'aTant-braB 0,034 0,035
du tibia 0,014
du pied (ayec les ongles) 0,006 0,009
de la queae (depuis Tanns) ^ 0,034 0,035
totale 0,075 0,080
Cette intéressante espèce babite exclusivement les montagnes. Blasius Ta découverte dans la chaîne du Mont-Çlanc et dans le Tyrol ; Nager Ta retrouvée au St-Qothard ; enfin je Pai reconnue aussi sur divers points de TOberland bernois. Peu frileuse, elle remonte dans nos Alpes jusqu'au-dessus de la grande végétation, à 2600 mètres environ. Elle paratt de bonne heure dans la soirée, errant à Faventure d'un vol élevé, rapide et accidenté, soit le long des bois, soit sur les prairies et autour des chalets. Elle s'établit par petites compagnies dans les huttes des bergers et dans les trous d'arbres.
D serait difficile de préciser si cette espèce passe ordinairement la mauvaise saison dans les régions supérieures où on la rencontre en été; mais je crois du moins pouvoir dire que quelques individus viennent parfois hiverner à un niveau bien inférieur. J'ai, en effet, tiré le Ves^yerugo Maurus au commencement de mai, à Meyringen, dans la vallée du Hasli ; tandis que, à la même époque, je ne vis jamais dans mes courses aucun Chdroptère voler le soir sur la montagne passé une certaine hauteur.
CHEIROPTERES. 71
SOUS-GENRE 2. VESPÈRE
Vesperus, Keys. et Blas.
Les espèces de ce groupe sont caractérisées par l'absence de la petite prémolaire à la mâchoire supérieure. Leur formule dentaire sera donc :
= 32 dents.
Les ailes de ces Chauves-souris sont moins étroites que celles des espèces du sous-genre précédent.
Leurs oreilles sont aussi moins larges et un peu plus effilées.
Leur genre de vie est, du reste, assez analogue.
On peut distinguer ces animaux en deux sections, d'après les formes de l'oreillon parallèles à celles des subdivisions établies sur ce caractère dans le premier groupe.
Les Vespères sont représentés en Suisse par trois espèces certaines sur quatre ou peut-être cinq que possède l'Europe.
Première secUon. CHAUTES-SOURIS MONTAGNARDES
BERGFLEDERMiEUSE, Blasius
Meteorus, Kolenati
Le cr&ne de ces Chauves-souris est légèrement plus plat et déprimé que celui des espèces précédentes.
72 FAUNE OKS VERTÉBRÉS.
Les oreilles sont plas étroites et acuminées, en même temps qu'on peu moins divergentes. L'oreillon est élargi au-dessus du milieu et fortement recourbé en dedans.
Les ailes sont aUongées sans être très étroites.
La plante du pied est bordée par les alaires jusqu'aux doigts.
Les membranes ne sont très pubescentes que sur le pourtour du tronc.
Les Chauves-souris montagnardes sont peu frileuses; elles paraissent de bonne heure, ne craignent pas le mauvais temps et se montrent encore tard dans l'automne. Leur sommeil est assez profond. Elles vivent en petite compagnie dans les localités boisées des pentes montagneuses et volontiers dans le voisinage des demeures de l'homme. Leur vol est élevé, prompt et irrégulier.
Blasius pense que les espèces de cette section exécutent, un peu comme les Oiseaux de passage, de petits voyages de la montagne à la plaine et du nord au midi, suivant les saisons.
Parmi les quelques espèces européennes signalées par plusieurs auteurs, la Suisse ne possède jusqu'ici que les Vesp. discdor et Vesp. Nilssonii. Le Vesp. Sam, qui nous fait défaut, est particulier à l'Italie. Quant aux Vesp. Aristippe et V. Leucippe (Bonap.) ils paraissent n'être que des variétés du F. discdor. Le Vesp. atratus de Eolenati semble, à son tour, très voisin du V. Nilssonii de Blasius.
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