PI H
D'un brtên plus ou moins brillant en dessus; d'un gris jaunâtre en dessous. Oreille plus courte que la tête, fortement échancrée et repliée en avant vers le milieu du bord externe, OreUlon à peu près égal à la moitié de Voreïlle. Pied moyen et borde jusqu*aux doigts. Avant-bras = 34"^. Envergure moyenne = 218"^.
Vespertilio MYSTACiNrs, LeislcT, Deutsch. Flederm. 1817, p. 58.
• IIUMERAUS, Bâillon, Catal. Temm. Monog. vol. II, liv. ui, p. 190. » EMARoiNATrs, MoC'GiU. Brit. Quad. p. 06.
• C0LL.\Ris, Meisnner in Schinz, Thierreich von Cuvier, I, p. 77 et
Schinz. \Virl)olth. p. 17.
» Brandtii, Eversfn. Rtill. Moscou, 1840.
LeitonoÊ mystacina, Boie, Isis, 1830.
BRAciiYorrs mystacini's, Koletuiti, Monog. der Europ. Chiropt. p. 93, 1859.
En tout 38 dents.
Mâchoire supérieure : la première incisive bilobée, le lobe externe étant souvent pourvu de deux pointes ; la seconde de ces dents presque aussi forte que la précédente. La première prémolaire beaucoup plus grande que la seconde. Canines basses, un peu plus élevées seulement que la molaire antérieure.
Mftcboire inférieure : les incisives disi)0sées suivant la courbe du maxillaire ; la troisième ou externe aussi large que les deux tiers de la canine. La seconde prémolaire presque aussi
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haute que la première, chez les adultes. Canines petites. Oreille passablement plus courte que la tête, bien divergente,
fortement échancrée et repliée en avant vers le milieu
du bord extérieur. Oreillon égal à la moitié de Toreille,
quelquefois un peu plus court ou un peu plus long, élancé,
penché en dehors, pointu à Textrémité et renflé vers la
base (Voyez PI. m, fig. 15).
Aile courte et large ; 5"' doigt = en moyenne à 42"^"», 4"'» = 45"*~,
3«« = 54"»«. Le poignet ramené au corps s'élève un peu
plus haut que le coin de la bouche.
Pied moyen; plante petite, en forme de triangle allongé et bordée
jusqu'aux doigts.
Queue plus courte que le corps, d'ordinaire un peu plus longue
que Vavant-bras chez les adultes, mais plus courte que
celui-ci chez quelques variétés, libre à l'extrémité sur
l'espace de 2 à 3"»".
Membranes d'un brun foncé ou noires, pubescentes en dessous
le long des flancs et sur les interfémorales jusqu'entre
les jambes.
Pelage noirâtre à la base, long et fourré, muni souvent d'un certain éclat sur le dos et quelquefois même sur le ventre.
Le pourtour du museau très velu.
Faces supérieures d'un brun clair, jaunâtres, rougeâtres ou noi-
riltres, suivant les variétés, et pourvues plus ou moins de
reflets cuivrés.
Faces inférieures variables, suivant les teintes supérieures, du
gris jaunâtre clair à reflets argentés, au gris brunâtre
moins brillant et au gris noirâtre.
Jeunes accusant aussi ces principales diversités de couleur, mais
toigours d'une nuance plus sombre que les adultes.
Le Vesp. mystacinus varie plus qu'aucun autre dans la coloration et les dimensions. Je donne à la suite des observations sur cette espèce, sous le nom de Var. nigricans, la description succincte d'une variété constante qui pourrait facilement faire croire à une espèce particulière. Elle est figurée à droite sur la planche n, et la moyenne de ses proportions est donnée dans les colonnes de droite du tableau.
9Î FAUNE DBS VERTÉBRÉS.
Var. ni^icani.
ËiiTergiire 0",210 à0",226 — 0-,l90 à 0^,205
Long, de Foreille (bord externe) . 0,0180 0,0135— 0,0132 0,0140
de roreillon (bord externe) 0,0070 0,0075— 0,0060 0,0067
de Tavant-bras 0,034 0,035 — 0,034 0,036
dnUbia 0,0140 0,0155—0,0140 0,0155
du pied (avec les ongles) 0,009 — 0,008 0,0062
de la queue (depuis Tanos) .0,037 0,039 — 0,0280 0,0368 totale 0,080 0,083 — 0,064 0,076
Le Vespertilion moustac est assez répandu dans FEurope œntraie et se trouve plus fréquemment au nord que vers le 8ud« D n'est pas rare dans notre pays et ne craint pas de s'élever beaucoup dans nos montagnes. Son sommeil hivernal est court et léger. Ses apparitions quotidiennes se font de bonne heure dans la soirée; il semble craindre moins le mauvais temps que la plupart de ses congénères. On le voit chasser à une hauteur moyenne, d'un vol assez léger et saccadé, soit à la lisière des bois, soit dans les avenues et autour des maisons, soit encore à la surface des eaux qu'il rase comme les Hirondelles. H s'établit en nombreuse compagnie, quelquefois dans les b&timents, le plus souvent dans des trous d'arbres.
J'ai capturé cette espèce dans la plupart de nos cantons, et l'ai reconnue dans plusieurs localités élevées de nos Alpes.
Je signalerai, en particulier, que j'ai tiré, en juin, plusieurs exemplaires de la forme rouge&tre, à la nuit tombante, sur les bords du lac de Engstlen, dans l'Oberland bernois, à 1860 mètres au-dessus de la mer ; que je trouvai également, peu après, et non loin de là, une petite colonie de cette variété, établie au nombre de dix-huit individus, dans le tronc décharné d'un vieil arbre, vers la limite de U grande végétation.
Varietas nigricans (PLU)
J'ai rencontré sur plusieurs points de notre pays un joli Vespertilion qui se distin/nie de tous les autres par la petitesse de sa taille et l'originalité de son pelage. Après de nombreuses hésitations à son égard, je l'ai enfin réuni au V. mystacinus en
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qualité de race ou forme à peu près parallèle et constante. Cependant, comme il présente un faciès tout particulier, et passerait facilement pour une espèce nouvelle, je crois devoir le décrire un peu plus longuement que les autres variétés mentionnées jusqu'ici, afin de prévenir, si possible, les erreurs que pourrait amener l'observation superficielle de quelque sujet de cette sorte.
Cette forme possède un certain nombre de caractères propres d'une importance plus ou moins grande.
La première prémolaire supérieure est, chez elle, très penchée du côté de l'axe crânien. — La seconde prémolaire inférieure est toujours beaucoup plus petite que la première. — L'oreillon est constamment un peu plus court que la moitié de l'oreille. — La queue est souvent plus courte que l'avant-bras. — Le pelage est très long, assez égal et sans éclat. — Les membranes sont d'un noir profond, un peubleu&tres et très pubescentes près des flancs. — Les faces supérieures sont noirâtres et bronzées à l'extrémité des poils. — Les faces inférieures sont blanches ou blanchâtres et lavées parfois de jaunâtre, depuis les joues et le menton jusqu'au bas de la poitrine; le ventre est d'un gris foncé ou noirâtre chez l'adulte.
Les jeunes sont d'ordinaire plus foncés en dessus, d'un gris sombre en dessous et dépourvus de plastron.
Les proportions générales sont, comme l'indique la droite du tableau, toujours plus petites que celles du type.
En face d'un si grand nombre de traits distinctifs, je ne savais d'abord si ce Vespertilion devait constituer une espèce à part ou s'il devait être véritablement considéré comme une variété du F. mystacinm^ dont il possédait du reste les principaux caractères. Connaissant d'autres formes sombres du V. moustac, qui ne présentaient pas ces divergences, j'hésitais à ranger ces petits individus dans la varidàs nigricans^ signalée par plusieurs auteurs; me demandant si ces différences de dentition n'avaient pas échappé jusqu'ici aux zoologistes, et si je ne devais pas y attacher une certaine importance.
Déjà j'avais introduit ce Vespertilion dans ma collection, sous le nom de lugubris, lorsque, en dernier ressort et avant de courir la chance d'établir une fausse espèce, je me mis à étudier attentivement la croissance des dents chez le Vesp. mystacinus.
Ce seul examen me décida enfin, à réunir ces formes en apparence si opposées. Je vis, en effet, la première prémolaire supérieure, droite chez la majorité des adultes du F. moustac^ penchée bien souvent chez les jeunes et conservant quelquefois cette position dans le type de Fespèce; je vis aussi la seconde prémolaire inférieure, d'ordinaire presque égale à la première chez 1 adulte, croître la dernière, demeurer longtemps beaucoup plus petite et persister souvent dans cette disproportion.
Je négligeai alors les autres caractères distinctifs comme d'une moindre importance, et ne reconnus plus dans ce Vespertilion qu'une simple race petite et sombre.
n me semble retrouver là le Vesp. coUaris de Meissner et de Schinz, basé sur un seul échantillon et perdu depuis lors. Les descriptions qu'en ont donné ces auteurs, rappellent en effet, cette forme particulière ; mais elles sont trop insuffisantes pour que d'après elles on puisse rien affirmer.
J'ai observé d'abord une compagnie de cette race noirâtre et à plastron, en 1863, dans un chalet au-dessus de Rosenlaui, à 1700 mètres d'élévation. Un an plus tard, j'en ai découvert une petite société sous la toiture d'une maison de village de Meyringen, dans le Hasli. Depuis lors, j'ai reçu de M. Nager, d'Andermatt, dans le canton d'Uri, sous le faux nom de Vtsp, minuiissimtis, un jeune de la môme variété. — M. Coulon l'a prise dans le Jura, près de Neuchâtel. Enfin, tout dernièrement encore, on me l'a apportée du pied du Salève, près de Genève. Elle me parait avoir des mœurs semblables à celles du V. mystacintis type, sauf peut-être qu'elle recherche moins le voisinage des eaux, comme on pourrait le croire d'après les diverses localités de trouvaille.