‹ Faune entomologique des environs de ParisChapitre 170 sur 457 · B. parures, Dufts · texte numérisé non relu

B. parures, Dufts

laun. Aust. XI, 197. — Dej.

Speo, V, 191. — Long, 2 :/ lig, Larg. 1 lig. — Plus petit que le précédent et moins allongé. D’un bronzé plus cuivreux et plus brillant.

Pubescence plus claire. Tôte semblable, avec les palpes d’un brun noirâtre, à reflets bronzés, ainsi que la base des antennes. Prothorax moins long que large, ovalaire et comme dilaté sur les côtés, brusquement rétréci à sa base, qui est légèrement arrondie, avec ses angles à peine sensibles; légèrement convexeet finement rugueux; impressions basilaires nulles; ligne longitudinale bien marquée, fÉlytres un peu moins allongées que dans le Picipes, à taches vertes plus brillantes , offrant de legers sions irréguliers en guise de stries; les deux points enfoncés sur chaque bien marqués. Dessous du corps et pattes comme dans le Picipes, — Très-rare.

37. B. rLavires , Fab, Syst. El. 1, 246. — Le Bupreste à quatre points enfoncés, Geof, Ins, des env. de Paris, 1, 157, — OI, Col. IT, 348, pl.1, 1.2, 4. b.—Schænh.

Syn. Ins. 1, 247.—Dej. Speeies, V, 192. — Long. 2 lig.

Larg. ”, lig. — D’un bronzé obscur un peu brunâtre et quelquefois cuivreux. Pubescence grise, très-courte et très-serrée. Tête allongée, subtriangulaire, légèrement rugueuse, avec les yeux trèsgros et très-saillants, les palpes et la base des antennes

COLÉOPTÈRES

d’un jaune-testacé très-pale, Prothorax comme dans le Pallipes, avec la ligne longitudinale plus marquée, llytres couvertes de taches irrégulières d’un vert assez bril.

lant, et d’une ponctuation fine et serrée, offrant quelques vestiges de stries presque effacés; les deux points enfoncés de chaque moins marqués que dans le Pallipes. Dessous du corps d'un vert-bronzé obscur assez brillant. Pattes d’un jaunetestacé très-pale. — Commun.

raies 1. — HYDROCANTHARES,

Les insectes de cette famille sont carnassiers comme ceux dela précédente; mais, étantdestinés à vivre dansun milieu différent, ils s’éloignent beaucoup des Carabiques par leur facies et leur conformation générale, On les en distingue sans peine aux Caractères suivants :

Corps plus ou moins oblong ou paviculaire; plus où moins »ombé, quelquefoissubglobuleux et presque toujours très-glabre.Tête enfoncéejusqu'aux yeux dans le prothorax, arrondie antérieurement, avec les parties de la bouche très-peu saillantes. Labre court dans la plupart, quelque: fois entièrement caché sous lépistome, et généralement échancré à sa partie antérieure. Mandibules courtes, r0bustes, dentées intérieurement. Machoires cornées, terminées par un crochet recghrbé dès sa base et fortement ciliées à leur côté intern@"Palpes maxillaires internes Lrès-

HYDROCANTITARES, 289

petits, bi-articulés dans le plus grand nombre, uni-articulés etspiniformes chez les autres; palpes maxillaires externes quadriarticulés et filiformes. Menton échancré; le milieu de l’échancrure simple où muni d’un lobe plus ou moins grand, égalant quelquefois les lobes latéraux en grandeur; languette courte, subquadrangulaire, munie latéralement de paraglosses très-Ctroites et ciliées. Antennes composées de onze articles dans presque tous, de dix dans quelquesuns, el ne présentant que sept articles distincts dans les autres, filiformes ou légèrement sétacées dans presque tous, en massue chez un petit nombre, insérées sous un rebord latéral de la tête, en avant des yeux etrarement sur le front. Yeuxassezgrands, peu proéminents, entiers dans les uns qui sonten grande majorité, divisés en deux chezles autres. Prothorax beaucoup plus large que long, avec les angles antérieurs aigus, le plus souvent aussi large que les élytres à sa base, etappliqué exactement contre ces dernières. Prosters num fortement prolongé en arrière et atteignant le métasternum chez les uns, courtchez les autres; le mésosternum de grandeur ordinaire chez ceux-ci, très-court et peu distinct chez les premiers. Metasternum très-grand dans tous, plus ou moins prolongé postérieurement , et soudé avec les hanches des pattes postérieures, Pattes plus où moins longues; les antérieures et les intermédiaires très-rapprochées les unes des autres à leur base dans la plupart. Tärses composés de cinqarticles distincts chez le plus grand nombre; le quatième article des quatre antérieurstrès-petit et très-diMicile dapercevoir dans quelques espèces; lestrois premiers ou les cinq articles des antérieurs lé plus souvent dilatés et formant, dans quelques genres, une grande plaque garnie en dessous de cupules pétiolées, de grandeur variable; les intermédiaires de forme Ordinaire ou simplement dilatés dans le plus grand nombre, fortement comprimés dans queélquesuns; les postérieurs plus ou moins comprimés et remplissant l'office de rames. Crochets des tarses tantôt inégaux, tantôt égaux; l’un des postérieurs fréquemment fixe et immobile. Elytres’dures, recouvrant ‘entièrement l'abdomen dans le plus grand!nombre,

290 GOLÉOPIÈRES,

Gette organisation indique des insectes essentiellement aquatiques, Aussi les Hydrocanthares ne se trouventils que dans les eaux, plutôt dans celles quisont stagnantes que dans lesruisseauxet lesrivières. A terreleur démarche est lourde, embarrassée, sautillante, quoiqu’on en trouve-quelquefois qui ont grimpé Sur les tiges des graminées dans le voisinage de leur demeure habituelle, Quelques -uns quittent cependant parfois cette dernière, la nuit pendant l'été, et se transportent en volant à d'assez grandes distances ; mais leur vol est lourd et accompagné d’un léger bourdonnement. On ne les voit déployer toute leur agilité que dans leseaux, à la surface desquelles les unsdécrivent des évolutions avec une rapidité extrême , tandis que les autres les parcourent dans tous/les sens, s’élevant seulement de temps à autre au-dessus pour renouveler la provision d’air qu'ils ont toujourssoin de conserver Sous leurs élytres; et qui sert à leur respiration, laquelle estmoinsfréquente que chezlesinsectes terrestres. Onrencontre ces coléoptères pendant toute l’année, mais surtout en automne. Lorsque l'hiver vient, un assez grand nombre quittent les eaux etrse réfugient sous les mousses,-les lichens, ete., pour y passer la mauvaise saison; les autres s’enfoncent probablement:dans la vase des marais, Où ils s’engourdissent, el quelques-uns conservent leur activité habituelle, même au milieu des glaces. Lorsqu’on prend'ces insectes ils vépandent, pour la plupart, par l'anus, une liqueur fétide, qui est leururine, eben fontsortir une autre laiteuse etnon moins puante-par les articulations de leur corps. Tous sont éminemment carnassiers el font une guerre continuelle nou-seulement aux autres insectes, mais encore aux individus de leur propre espèce, Leurs larves, qui sont pareillement aquatiques, ont des MŒUS semblables. Cette famille ne contient que deux tribus :

1. Yeux entiers, Les laïses pos térieurs seulement plus où mivius comprimés ebnatatoires:

1 Dytiscides.

DYTISCIDES, 291

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