‹ Faune entomologique des environs de ParisChapitre 29 sur 457 · PARASITES, TROISIÈME ORDRE · texte numérisé non relu

PARASITES, TROISIÈME ORDRE

PARASITES , Latreille.

ANOPLURA, Leach, — MEMIPTERA EPIZOICA , Nitzch.

Cet ordre, tél que nous le restreignons, ne comprend plus qu'une partie du genre Pediculus de Linné et de tous les auteurs en général. Ce sont, comme les précédents, des insectes aptères et ne subissant aucune métamorphose; ils vivent uniquement sur les mammifères. L'homme, luimème , n’en est pas exempt et en nourrit plusieurs espèces. His ont les plus grands rapports de conformation avec les anoploures, mais en diffèrent essentiellement en ce qu'ils sont suceurs au lieu d’être broyeurs, et vivent du sang des animaux , tandis que les autres, munis de mandibules, rongent lès poils et l’épiderme de ces derniers. La tête des par'äsites est petite et un peu allongée ; à sa partie antérieure on aperçoit une fente dans laquelle est un siphoncule, droit, très-court et très-grêle, reçu à sa base dans une gaine molle, susceptible de rentrer en elle-même comme les tentacules oculaires des limacons, et muni antérieure ment de petits crochets qui servent à fixer l’insecte à l’animal aux dépens duquel il vit. Cette gaine et le siphoncule qu’elle supporte rentrent complétement au besoin dans la tête. Les antennes sont filiformes et composées de cinq articles; les yeux sont situés sur les bords latéraux de la tête près des antennes, très-petits et indistincts dans plusieurs espèces; le thorax ne forme qu’une masse conique où l’on distingue cependant les traces d’une division en trois parties; les segments de l’abdomensont en général au nombré de neuf; les pattes sont de grandeur médiocre, robustes, monodactyles ou didactyles, et terminées par un crochet unique, recourbé, susceptible de se replier contre lajambe, et formant alors avec l’extrémité de cette dernière une

PEDICULUS, 127 pince au moyen de laquelle l'animal s'accroche, comme les anoploures, aux corps sur lesquels il se trouve.

Ces insectes dégoûtants pullulent avec une rapidité effrayante chez les personnes qui négligent les soins dela propreté, Les femelles pondent une cinquantaine d'œufs au moins, qui sont de formé ovale, unpeu déprimés, très-durs, et qu’elles collent aux poils ou aux habits avec une gomme si tenace , qu’il est diflicile de les détacher. Les petits éclosent promptement, et huit où dix jours après sont en état de propager, quoiqu’ils n’aient pas acquis tout leur développement, Lorsque certaines causes qui nous sont inconnues favorisentextraordinairement leurmultiplication, ces animaux donnent naissance à l’une des maladies les plus horribles dont l’homme puisse être atteint: La PAthiriasis. La propreté. la plus grande ne suffit plus alors pour les expulser, et le malade succombe après de longues douleurs. | La teigne, chez les enfants, est presque toujours accom-

pagnée d’une multiplication semblable de ces insectes, — Les parasiges sont tous compris dans une seulefamille, qui se divpse en deux genres.

Toutes les pattes diductyles, 1. Pediculus.

Les dhux pattes antérieures monodactyles; les intermédiaires et Jesposléricuros didactyles.

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