E. ammieuus, Reich, Mon. Psel 67, f
Aubé, Mon. Psel, 58, pl. 93, 2. — Gyl. ns. Suec, IV, 236. — Long. /, lig. — Plus petit et beaucoup plus étroit que le Zicolor, D'un noirbrunâtre assez brillant et lé-
gèrement rougeâlre sur les
COLÉOPTÈRES
élytres; un peu pubescent, Tête triangulaire, marquée de deux fortes impressions latérales, obliques et se réunissant sur le front, avec le vertex élevé, non impressionné; palpes testacés; antennes de la même couleur, avec lamassuenoirâtre, assez grêles et très-courtes. Prothorax presque carré, avec les quatre angles coupés obliquement, déprimé, ayant près de sa base trois impressions unies par un sillon transversal, Élytres de moitié environ plus longues que le prothorax, déprimées , avec la strie suturale très-fine, entière, l’autre également très-fine et très-courte, Abdomen de la longueur des élytres. Pattes d’un testacé pâle. — Sous les écorces.
Rare. Bondy.
10, E. pusrrzus, Denny, Mon. Psel. 15, pl. 2, f 2. — Aubé, Mon. Psel. 59, pl. 93, f. 3. — Long: ‘/, lig. — Un peu plus petit que le précédent, auquel il ressemble entièrement pour la forme et la couleur; il n’en diffère que par son prothorax, assez fortement rétréci à sa base, dilaté et arrondi sur les côtés; les trois fossettes voisi-
STERNOXES. 585
nes de la base paraissent Sur les herbes, dans les aussi un peu plus fortes, sur- prés, le soir. Rare, tout celle du milieu, —
FAMILLE 1V. — STERNOXES.
Cette famille, remarquable par la beauté de quelques uns des insectes qui la composent, doit son nom à la conformation particulière du prosternum et du mésosternum que présentent ses espèces, conformation qui permet à beaucoup d’entre elles de sauter à une plus où moins grande hauteur quand elles sont renversées sur le dos, et de reprendre leur position naturelle en retombant sur leurs pattes. Cette faculté ne se retrouve dans aucune autre famille des Coléoptères. On reconnaïitra celle-ci aux. caractères suivants :
Corps revêtu de téguments solides, Plus où moins allongé, ovalaire, ellipsoïde ou cunéiforme. Tête enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux. Mandibules et palpes toujours très-courts. Menton corné, assez souvent à moitié ouentièrement membraneux, et fréquemment caché par un prolongement antérieur du prosternum, Antennes composées de onze articles, insérées sur les côtés de la tête, au devant des yeux, rarement sur le front, au plus de la longueur de la moitié du corps, ordinairement en scie, assez souvent filiformes et quelquefois fortement pectinées dans les mâles. Yeux grands, arrondis, ou allongés. Prothorax carré où trapézoïde , avec les angles postérieurs souvent prolongés en pointe plus où moins aiguë; quelquefois muni de rainures pectorales où se logent les antennes au repos, Prosternum le plus souvent avancé antérieurement et recouvrant plus où moins les parties de la bouche, prolongé postérieurement, sauf un très-petit nombre d’exceptions, en une pointe recue dans une échancrure antérieure du mésosternum, et souvent dans une cavité de ce dernier, Écusson toujours distinct, llylres recouvrant toujours
584 COLÉOPTÈRES
l'abdomen. Pattes médiocres, en général grèles, plus ou moins contractiles ; hanches postérieures très - grandes, transversales, creusées longitudinalement en un canal propre à recevoir la cuisse, et dont le bord supérieur, prolongé en forme de lame, recouvre plus où moins celle-ci, pendant la contraction des pattes ; tarses le plus souvent garnis de poils en dessous, quelquefois de palettes; leur pénultième article le plus souvent entier; leurs crochets rarement den- &elés en dessous.
Ges insectes, vu la petitesse de leurs pattes, marchent lentement ; rhais la plupart volent bien, surtout lorsque le temps est chaud et sec; beaucoup d’entre eux ont l’habitude de retirer leurs pattes sous le corps, de fléchir leurs antennes sous les bords latéraux du prothorax, et de contrefaire les morts, lorsqu'on les saisit, Tous également sontphylophages, etse trouvent, soitsur le bois mort, soit sur les feuilles, plus rarementsur les fleurs.On ne connait encore qu’un très-petit nombre de leurs larves. — Cette famille comprend trois tribus :
Tète coupée verticalement. Yeux oblongs, occupant les bords lu raux de la tôte presque en entier.
Pointe postérieure du prosternum reçue simplement duns une échancrure du mésosternum. Les deux uvant- derniers articles des turses au inoins cordiformes ou bilobés.
Insectes ne sautant point. 1 Buprestides.
Tête verticale, fléchie en dessous, Youx arrondis, Pointe posté.
rieure du prosternum reque simplement duus une échuncrure du mésosternum, quelquelois nulle, Front plus ou moins rélréei entre les antennes, s'élargissant antérieurement en Wiaogle, dont l'épistonie forme lu base, Insectes ne sautant poiut ou saulillant à péine. 2 Zucunémides.
or œ [2]
BUPRESTIDES.
Tèle avancée, horizontale ou simplement penchée, Yeux arrondis. Pointe postérieure du proster- “um reçue dans une cavité du mésosternum, Front non rét les antennes, non dilaté anti p meut, Jusccles sautant trèsbieu. 3 Élatérides.
Première Tribu, — BUPRESTIDES.
Cette tribu est la plus tranchée des trois que composent les Sternoxes, et comprend les espèces les plus brillantes que nous possédions dans nos environs. Leurs couleurs nélalliques et leur inaptitude complète à sauter suffiraient seuls pour les distinguer des Lucnémides et des Élatérides.
Le corps des Buprestides, en général cunéiforme, quelquefois très-allongé el presque linéaire, offre une rigidité particulière à ces insectes, la tête, le prothoraxet l'abdomen étant étroitement joints ensemble el ne jouissant presque d'aucun mouvement propre. Leur tête, tronquée verticalementetsouvent dépriméesur le front, fait à peinesailliehors du prothorax ; les yeux, très-allongés, en occupent les parties latérales et ne sont quelquefois séparés que par un trèspelitintervalle sur le vertex, Les mandibules, très-courtes, lès-épaisses,sont voûtées au côté interne etterminées en une pointe simple. Les palpessont également extrèmement courts etlerminés par un article ovalaire ou subcylindrique , rarementsécuriforme; les maxillaires n’offrent que trois articles distincts, et les labiaux que deux; ces derniers sont souvent très-difficiles à distinguer, Le menton, assez souvent demimembraneux, est en général caché par le prolongement antérieur du prosternum. Les antennes ; assez courtes, Sont toujours en cie dans les deux sexes, jamais pectinées, et, excepté chez les Trachys, ne se logent point dans des rainures du prothorax, Ce dernier, plus ou moins carré ou l'apéziforme, n’est point ou que très-peu prolongé aux an-
586 coLÉOrrÈRES.
gles postérieurs; en dessous son sternum offre postérieure. ment une pointe qui est reçue simplement dans une échancrure du mésosternum, L’écusson, toujours visible, fournit de bons caractères par sa forme très-variablé, Dans les Agrilus il est précédé d’une petite lame un peu relevée et qui parait en faire partie; c’est ce que nous avons voulu exprimer en disant dans ce genre que l’écusson est coupé en deux par un sillon transversal, Les élytres, plus où moins cunéiformes, sont fréquemment dentelées en scie, sur leurs bords latéraux, près de l'extrémité, Les pattes, assez courtes et assez robustes, sont contractiles, et les cuisses postérieures toujours recues dans un canal de leurs hanches respectives. Les tarses, généralement très-larges, sont garnis en dessous de poils longs et serrés, et souvent de palettes; leurs deux avant-derniers articles au moins sont toujours cordiformes ou bilobés, Enfin le mésosternum et le métasternum sont souvent largement déprimés ou canaliculés.
Les riches couleurs métalliques dont sont ornés les Buprestides leur ont valu le nom de Richards de la part de Geoffroy. On les trouve dans les chantiers, sur les troncs des arbres, les feuilles et les fleurs, La plupart, au moment où l’on va les saisir, se laissent tomber à terre, Leurs larves vivent dans le bois, mais nous n’en connaissons aucune. Cette tribu comprend dix genres :
À. Pattes intermédiaires non earlées à luur naissance,