‹ Faune entomologique des environs de ParisChapitre 416 sur 457 · X. AùN1, Fab. Syst. El · texte numérisé non relu

X. AùN1, Fab. Syst. El

II, 246. — Mannerh. Hon.

Eucn. 18, pl. 1, f. 5, 6. — Schœnh. Syn./ns. IT, 314.

— Long. 2 lig. Larg. */ lig, — Tête d’un noir brillant, couverte d’une ponctuation assez forte et peu serrée, avec la bouche et les antennes ferrugineuses. Prothorax de la couleur de la tête, avecune mince bordure d’un fauve sanguin, sur les quatre côtés; presque aussilong que large, un peu élargi et coupé carrément à sa partie antérieure ainsi qu’à sa base, avecses angles postérieurs prolongés en pointe droite et aiguë; très-convexe, subcylindrique

et ponctué comme la tête, Ecusson dun noir brillant, subquadrangulaire et trèslisse, Llytres d’un noir-brupâtre brillant, avec une grande tache commune basilaire, la suture et une étroite bordure latérale d’un fauve sanguin; un peu allongées, cylindriques et couvertes de stries peu marquées et fortement ponctuées; inlervalles légèrement relevés, plus finement ponctués.

Dessous du corps d’un noir brillant, Pattes ferrugineuses, avec les cuisses un peu brunâtres. —Très-rare. Dans l’intérieur des saules.

ÉLATÉRIDES. 629 Troisième Tribu, — ÉLATÉRIDES.

Cette tribu, la plus nombreuse en espèces de la famille; a, comme nous l'avons dit, beaucoup de rapports avec la précédente, et s’en distingue principalement par une organisation particulière du prosternum et du mésosternum, ainsi que par quelques autres caractères moins importants.

La tête au lieu d’être fléchie en dessous, comme dans les Eucnémides, est plus ou moins horizontale et avancée; le front n’est pas rétréci entre les antennes, mais au contraire toujours assez large antérieurement et dans le plus grand nombre des espèces l’épistome se relève et présente un rebord plus ou moins saillant; dans quelques genres même, surtout dans les Campylus, il existe un intervalle considérable entre lui et le labre; ce rebord est ce que nous désignons sous le non de carène frontale, Dans certains genres il n'existe plus que sur les côtés, où il forme une saillie sous laquelle sont insérées les antennes, et antérieurement le front est simplement déclive.Les Agrioles sont les seuls où la tête soit fléchie comme dans les Eucnémides, Les parties de la bouche sont dans toute la tribu à peu près comme dans la précédente, ainsi que les yeux, et les antennes offrent les mêmes variations de forme. Le prothorax est le plus souvent en trapèze allongé, plus ou moins fortement prolongé aux angles postérieurs, et sa base offre dans son milieu une échancrure demi-cireulaire, munie de chaque côté d’une petite saillie angulaire. L'extrémité antérieure du prosternum est plus ou moins avancée antérieurement et arrondie, excepté dans les Campylus, chez qui elle esttronquée. Le bout opposé entre au besoin dans une ouverture où fossette antérieure du mésosternum, et de cette disposition résultentlessauts que ces insectes exécutent lorsqu'ils sontrenversés sur le dos et de la manière suivante : leurs pattesétant top courtes pour leur permettre de se relever quand ils sont dans celle position, ils les contractent et les ramènent

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contre le corps. Lls baissent ensuite la tête ainsi que le porthorax, qui est très-mobile; ce mouvement poussant fortement la pointe postérieure du prosternum contrele mésosternum, elle est obligée de glisser en dessous contre le bord de la fossette dont ce dernier est pourvu, et de s’y enfoncer brusquement et comme par ressort. Ils ramènent ensuite subitement, par un mouvement contraire, la tête et le prothorax contre le plan de position, et le choc qui en résulte contre ce dernier élève leur corps en l'air à une plus ou moins grande hauteur, L'animal retombe sur ses pattes; ou, si le contraire arrive, ce qui est très-rare, il recommence la même manœuvre jusqu’à ce qu’il ait atteint son but, Les autres parties du corps sont comme dans les Eucnémides, et n’exigent aucun détail nouveau.

Ontrouve les Élatéridessurles fleurs, les feuilles des plan- Les, sous les écorces et quelquefois même à terre ou sur le gazon, La plupart, lorsqu'on veut les saisir, contractentleurs pattes etse laissent tomber à terre,

Cette tribu se compose de huit genres :

A. Crochets des tarses pertinis en dessous. 1 Cratonychus.

B. Crochets des tarses simples.

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