‹ Faune Gallo-RhénaneChapitre 11 sur 29 · Gestroi^Suyss., Ann. Mus. civ. Genov., XIII · texte numérisé non relu

Gestroi^Suyss., Ann. Mus. civ. Genov., XIII

Allongé, assez fortement atténaé curvjlinéairement en arrière, assez luisant; proûl général peu arqué, déprimé sur les élytres; noir avec les élytres ornés chacun de deux taches testacées, la première occupant la base depuis le calas humerai jusqu'au deuxième interrvalle en largeur, s'étendant en arrière en pointe jusqu'au delà du premier tiers; la â**, arrondie, située entre les 4® et iO® intervalles, bien avant Textrémlté, à la limite du deuxième tiers. Pattes testacées avec les cuisses légèrement rembrunies; antennes ferrugineuses avec les trois premiers articles plus clairs. Epistome ferrugineux. Pubescence peu serrée, raide et rousse. TtHe médiocrement convexe, légèrement impressionnée sur le disque, couverte d'une ponctuation grosse, peu profonde, médiocrement serrée et ombiliquée sur toute sa surface. Antennes courtes, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum ; a** article globuleux, petit; le troisième fieaucoup plus étroit, obconique, de même longueur ou indistinctement plus court, formant ensemble une longueur égale à celle du 4®; celui-ci et les suivants larges et robustes, obtriangulaires. assez nettement dentés chez le- J. Pronoium légèrement plus long que large, assez fortement convexe, brillant, arrondi en avant sur les côtés dans la première moitié, subparallèle au milieu, brièvement et obsolèlemenl sillonné en arrière, près de la base, couvert d'une ponctuation très grosse, peu profonde et très visiblement ombiliquée sur toute sa surface, peu serrée sur le disque, très dense sur les côtés en avant, où elle devient alors réticulée ; carène marginale régulièrement et faiblement arquée, dirigée vers la partie inférieure de l'œil; angles postérieurs fortement carénés, robustes, aigus et légèrement divergents dès leur base. Elytres à peine deux fois plus longs que larges, même chez le cJ, subparallèles dans la première moitié, longuement et curvilinéairemeut atténués en arrière ; stries assez bien marquées et fortement ponctuées, effacées à l'extrémité environ à partir de la seconde tache; intervalles faiblement convexes, peu densément et rugueusement pointillés.— Long., 4,8 mill ; larg., 2,4 mill.

Cette espèce est remarquable par la ponctuation très grosse, très nettement ombiliquée sur toute la surface du pronotum et même réticulée en avant sur les côtés ; par la forme du 2° article des antennes et par la place qu'occupe la deuxième tache §ur la partie

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ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 167

postérieure des élytres. Elle n*a pas encore été rencoutrée en France, mais il peut se faire qu'elle soit confondue dans les collée- ,, ^ lions avec la var. 8 de l'espèce précédente ou qu'on la rencontre un jour dans le voisinage do l'Italie.

Gênes, villa Dinegro, en juin (Ges/ro); Ligurie orientale: Levanto (Dodero),

BETARMON.

Kiesw., NaL, IV, 265, 1855, part - Jacq. Duv., Gen^ III, 134, 1860. -- Cand., A/cn., III, 18, 1860. - Seidl., Faim. Transs., 40, 1^88. — Dolopius Redt., Faun, Austr.^éd. 2, 512, 1858, part,^Athou8 Redt., Fauri. Austr., éd. 1,297, 1849. — Elater Auct.

Taille assez petite, allongé, parallèle, peu ou pas luisant. Pubescence Une, assez dense, couchée, ne modifiant pas la couleur foncière. Tête fortement enchAssée dans le prothorax, assez large, modérément convexe, presque verticale, couverte d'une ponctuation assez grosse, médiocrement serrée et ombiliquée; postépistome assez large dans sa partie médiane, divisé en ce point par une forte cloison caréniforme perpendiculaire à la carène frontale; bord antérieur du frojit en arc de cercle assez régulier, parfois très légèrement 'et très obtusément avancé en son milieu, bordé par la carène frontale qui, se réunissant sur le même arc de cercle aux carènes susantennaires, s'unit avec celles ci sans aucune démarcation;-bouche tout à fait inférieure, pouvant être close complètement par le retrait de la tête et l'application des mandibules contre la mentonnière. Article terminal des palpes oblonguemont sécuriforme. Antennes subfiliformes, assez courtes, dépassant peu ou pas le commet des angles postérieurs du pronotum ; 2* et 3® ai;;ticles assez petits, mais allongés, obconiques; le 4® et les suivants plus * larges, surtout chez le w , très faiblement dentés, presque oblongs ; le 3*^ très légèrement plus long que le 2°; pronotum plus long que large, assez convexe, épaissi et légèrement élargi en avant, à ponctuation grosse, dense, peu profonde et ombiliquée sur toute sa surface; angles postérieurs larges et longs, fortement carénés; sillons basilaires latéraux nuls ou indistincts; sutures prosternales légèrement creusées et élargies en avant, se rétrécissant graduellement en arrière; pointe prosternale abaissée au delà des hanche?, mais dirigée horizontalement en arrière à partir de ce point; cavité mésosternale à bords latéraux rebordés et saillants. Lames des hÉTnclies postérieures à expansion interne plus longue et large,

163 FAUNE GALLO-BUÉNANE.

arrondie en arc de cercle très peu tendu, fortement mais graduellement rétrécies en dehors. Pattes *Siez grtMes; tarses avec le 3« article brièvement lamelle. Ongles simiiles, non dentés intérienrement.

Très voisin du genre précédent, il s'en di^itinj^uo surtout par le troisième article des tarses et par les propor i)ns de longueur du postépistome. Pour les mômes raisons citées au genre Moins, ou ne peut le confondre avec les Aqrioles ou les Afh^asius, M. Candèze (/. c.) dit qu'il représente en Europe le genre PoniachiluSy dont il ne diffère guère que par les bords de la cavité mésosternalc, bui sont déclives chez ce dernier.

1. ferragineusScop., Eni. Cam.,95, 291, f. 291, 1763. — quadH^ maculatus Fabr. [non 01.), Ent, ^i/st., 233, 1792. — Redt., Faun. Austr,, éd. 1,297, 1849. - quadrimacula Ilerbst, Kœf,, X, 89, t. 166, f. 4 c, 1806. - bûbimaculatus Fabr., Stjst. EL. Index, 48, 1803. — Kiesw., Nat., IV, 265, i858.-C:and., Mon., 111, 19, pi. 1, f. 4,1860.- Jacq. Duv., Gen., III, pi. 33, f. 161, 1860. - Seidl., Fatm. Transs.y 190, 1888. — crucifer Duf., Zones Ent., 25, 1851 (I).

De forme allongée, surtout chez le S, atténuée assez longuement en arrière, peu luisant; d'un testacé clair, légèrement ferrugineux avec la tète, la base des élytres. le pourtour de Técnsson, la suture. . l'extrémité des élytres et sur le milieu de ceux ci une bande eu forme de n couché, d'un brun plus ou moins funcé. Chez le c?, le dessus du pronotum, excepté les angles [ostérieurs et une étroite marge au sommet, est généralement hrunAtre ainsi que le pourtour du prosternum, la partie antérieure du métathorax et le milieu des segments abdominaux. Antennes et pattes d'un testacé clair. Pubescence une, assez dense, couchée et rousse. Tète médiocrement convexe, parfois très légèrement impressionnée sur le disque, couverte d'une ponctuation grosse, assez dense, peu profonde et ombiliquée. Antennes peu allongées, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum chez la Ç, le dépassant d'un article seulement chez le cJ ; ^^ et 3® articles assez courts, longuement obconiques, nettement plus longs réunis que le 4°, celui-ci et les suivants plus larges, peu distinctement dentés, presque oblongs, surtout chez la Ç ; le 2° très légèrement plus court que le S*». Pro- * notum nettement plus long que large, surtout chez le cf, faiblement arrondi aux angles antérieurs, subparallèle dans le milieu, très légèrement et graduellement élargi en arrière, épaissi et très légère-

(1) E. crvciatut Duf., Exe. Vn/t. 0<«a«,4f, tl6, 1843.=crucia<«<Linn.(Se/a/0toi}f««).

' ÉUTÉRIDES. — BLATBRINI. 169

ment élargi an-devant en angles antérloors, médiocrement convexe, couvert snr toute A surface d'une ponctuation grosse, peu profonde, dense et ombiliquée'; carène marginale forte «t tranchante, faiblement et régulièrement arquée, se ilirigeant graduellement vers la partie inférieure de l'œil ; angles postérieurs longs et lar{;e8« aigus, fortement carénés, dirigés en arrière; sillon médian nul ou très court, à peine marqué près de la base; sillons basilaires latéraux nuls. Elytrcs un peu plus larges (fuo le pronotum, environ deux fois et un tiers plus longs que larges pris ensemble chez le J, deux fois et un quart chez la 9» snbparallMes sur la première moitié, longuement et curviliiiéairemcnt atténués en arrière ; stries bien marquées et fortemeni ponctuées ; intervalles plans densôment et rugucnsement pointillés; 9 n^^iu^ allongée, moln& atténuée en arrière, avec le pronotum un peu plus large et moins convexe, le plus souvent entièrement d'un testacé rougefttre ; couleur testacée des élytrcs généralement plus claire que celle du pronotum. — Long., 5-6; larg., 1,5-2 mill.

Endroits ensoleillés Tes terrains humides, an bord des cours d'eau, sur les herbes, les saules, etc. ; parfois le soir, au vol; mai à août (R).

Strasbourg (O'' Pw/on); Avallon [Bedel); Landes (Oo&er/) ; Savoie, bords du Guier {Planel); Montlnçon (Pestre); Brout-Vemcl lenzatl Brcssolcs {IIugolin)\ Toulouse {Gannat); Ariège (C/iaiande); Aude {Chobaul); Maubourguct, Tarbes, bords de l'Adonr, Eaux-Bonnes, Vernet-les-Bains (Pahdellé); Bia (Xambeii); Perpignan (A u6é./ ; Nice ; Pau (Fduue/) ; Ain, la Pape (GuiUebeaii); Valais (Sticrlin) ; Genève, Fribourg, Rossetau (Faore); Martigny (Venetz),

Aussi dans toute l'Europe méri ionaie et en Suisse, Hongrie ^et Silésie.

ANCIIASTUS

Jj» Conle, Tram. Am, phil Soc, X, 459, 1853. — Cand., Mon., II, 397, 1859.-Seidl., Paun. Transe., 41, iSS8.-IirachyaxpU Le C, l. c.^ 4C0.~Kiesw., NaL, IV, 349, 1^58. - Jncq. Duv., Gen,, III, 137, pi. 34, f. 167 b, 1860. — Crepidotritus Le G., L c. — MonocrepiUim Kschs., Thon Arch., Il, 31, 18*29, part, — Hedt., Faun, Austr., éd 1, 293, 18i9. ^Cardiophorus Mann., Bull, Mohc. 239, 1843. — Ischnodet Geim., Faun. Ins. Eur.y XXIV, l8i8.~B*jiih, Kœfetf., Il, 41, 1854. - Podeonius Kiesw., /. c, 229. — Elater Germ., 1ns. sp. nov., 57,1825.

Forme générale assez allongée, longuement rétrécie aux extrémités. Tète assez petite, enchâssée dans le protherax; front modéré*

FAUNE GALLO-RBÉNAKE.

ment convexe, sans impression, limité en avaj^l en forme d'angle Irè» ouvert, fortement arrondi an somiyet; carène frontale à bords tranchants, pea saillante au-dessus du postépistome, se reliant exactement avec les crêtes 'susanlennaires. Epistome court, médiocrement convexe; bouche inclinée en avant. Article terminal des palpes obliquement sécuriformc. Antennes longues et robustes, très fortement dentées; 2° ajticle très petit, subglobtfleux ; Je 3° aussi large et aussi long que le 4®, le dernier oblong-ovalaire. Pronotnm convexe, généralement rétréci en avant au moins à partir du milieu; angles postérieurs longs, robustes, aigus, bicarénés (I), c'est-à-dire portant une carène secondaire rapprochée du bord latéral et subparallèle à celui-ci, la carène principale longue et très robuste. Sutures prostfernales larges, légèrement sinuées, non excavées sous leur bord externe, longuement creusées en avant; sillons basilaires latéraux nuls ou à peine marqués. Prosternum muni d'une forte mentonnière; pointe prosternale fortement abaissée «iu delà des hanches de la première paire; cavité mésosternale à bords non relevés et non épaissis, déclive en avant. Lames des hanches postérieures très fortement dilatées en dedans en une large expansion timitée du côté externe en forme d'angle ouvert légèrement émoussé au sommet, très fortement rétrécies en dehors, leur tiers externe beaucoup plus étroit que la partie postérieure contiguê de l'épistome méta- -ttioracique. Pattes .assez longues, médiocrement robustes; premiçr^ article des tarses très allongé aux pattes postérieures, le troisième muni d'une lamelle assez courte ei étroite, le 4° très petit. Ongles simples, courts et déliés.

Ce genre, voisin des Ischnodes^ s'en distingue principalement par la longueur du premier article dos tarses aux pattes postérieures et par la lamelle du troisième article. Ces insectes vivent * dans 1q£ branches mortes des arbres, sous les écorces ou danjs les parties affectées de carie sèche ; on les rencontre quelquefois sur les arbustes en fleur.

1. acuticornis Germ., Ins, sp, nov.y 57, 92, 1825.— Redt;, Faiin,^ Austr., éd. 1, 3^4,1849.— Kiesw., Nat,, lY, 350, 1858. -Cand., Mon.y II, 402, 1859. -Jacq. Duv., Gen., III, pl.3i, f. 1{)7, 1860.-Seidl.,FaMn. baU., éd. 2, 182, 1888. - nigellus Dej., Co^, éd. 3, 105, 1833

Médiocrement allongé, atténué en avant et en arrière ; noir, brillant; pubescence courte, rude, assez dense, d'un noir profond;

, (l) Quelques espèces, exotiques offrent les angles poslérleurs du pronotum unicarenés; alors, tantôt c'est \si carène externe seule, Hantôl la carène interne qui peti^iite.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. . 171

antennes et pattes noires, dernier article des tarses brunâtre au soQ^met; ongles ferrugineux. Tète régulièrement convexe, front non impre4k3ionné ; carène frontale j^n saillante, peu avancée audessus du posté pistome, en forme d'angle très ouvert, très arrondi au sommet, couverte d'une ponctuation assez dense, grosse 'et ombiliquée, peu régulière. Antennes longues et robustes, dépassant les angles postérieurs du pronoluni d'au moins deux articles; 2® article très petit, transversal, les suivants près de trois fois plus lougj, très largement Iri^nguLiires, très fortement dentés en S(ye surtout chez le > , le 3° article de la faille du 4° et au moins aussi large. Pronotum un peu plus Ijug que large, fortement rétréci en avant à partir de la base des angles postérieurs, les côtés en ligne faiblement arquée; assez convexe ; couvert d'une ponctuation simple de médiocre grosseur et espacée sur le disque, très grosse et ombiliquée sur les côtés; angles postérieurs très longs, robustes, aigus, dirigés obliquement en arrière, terminés par un petit faisceau de poils agglutinés; bicarénés, c'est-à-dire surmontés d'une carène principale longue et très forte et d'une carène secondaire faible située près du bord latéral et se prolongeant subparallèlement en avant jusque vers fe milieu; cette dernière parfois peu marquée; sillons basilaires latéraux nuls ou peu marqués, sillon médian nul, même à la base. Elytres allongés, deux fois et un quart plus longs que larges, rétrécis en arrière en ligne arquée, à partir du milieu Shez la $, parfois presque dès la base chez le cT, médiocrement convexes; stries faiblement creusées, mais densément et fortement ponctuées; intervalles presque plans très rugueusement pointillés; $ de forme moins atténuée que le g", avec les antennes légèrement^ moins longues et moins fortement dentées. — Long., 7-8 ; larg , 2,1-2,5 mill

Remarquable surtout par la conformation de ses antennes, dont les articles (Jpntés ont une tendance à de^yenir pectines, étant légèrement comprimés latéralement près du sommet de l'angle externe. Les angles postérieurs du pronotum, longs et bicarénés, et le 3» article des tarses munis d'une petite lamelle translucide le distinguent ^ également.

Dans le chêne (branches mortes, écorces et piles attaquées par la carie sèche); parfois sur les fleurs d'aubépine; avril à juillet ITR).

Fontainebleau (fîonnaire), Bellecroix {Régimbarl); Strasbourg (Meycr) ; Limoges (Bleiise) ; Montluçon (des Gozis) ; Gannat, Cou- Jandon, Cosnes-sur-l'CEil (Desbrochers); Mont Lozère {Puion)\ Tarbes, bois de Bordures (Pandellé).

Sa patrie, selon Candèz3, est surtout le midi de rAiiemagne; elle remonte an nord jusqu'aux environs de Berlin et pays avoisinant la Ballique.

Obi. LA.subcyaneut Kiesw., Nat , IV, 351, 1853, blenâlre, pronofum plus finement ponctué, élytres plus scabres, est une espèce propre à la Grèce, qui parait fort rare. Elle m^est encore inconnue.

PORTHMIDIUS

Germ., Faim. Ins, Eur., XXlV, 7 1848. -Cand., Mon., 11,3^,1859. -Jacq. Duv., Gen,. Ul, 138, 1860.— Seidl., Faim. Transi., 41,1888. — Ampedus W, Redtb., Quœd. Gen, et Sp. Col. Auttr. Dissert. ^ il, 1842.-^Germ., Zeits, Ent., V, 190, 18U. —A/owocrepidiu» Redt., Faun. Austr.y éd. 1, 293, 1849. — Heterocropcdins La©., Gen. Col,, IV, 173,

Forme générale allongée, atténuée en avant et en arrière, surtout chez le cf. Tête petite, enchâssée dans le prothorax, assez fortement convexe, front sans dépressions, limité en avant en forme d'arc de cercle; carène frontale en rebord tranchant, peu élevée au-dessas du postépistome, faisant suite aux crêtes susantennaires; épistome court, transversal ; bouche inférieure. Article terminal des palpes sécuriforme. Antennes longues, subRliformes, avec les ^^ et Z^ articles allongés, subégaux, formant réunis ensemble une" longnetfr égale ou à peine plus grande que celle du 4° ; le dernier longuement ovalaire, atténué au sommet. Pronotum médiocrement convexe, court, rétréci en avant en ligne arquée presque dès la base; angles postérieurs assez longs, aigus, dirigés obliquement en arrière. Sutures prosternâtes étroites, brièvement creusées en avant, assez fortement arquées. Prosternum muni d'une mentonnière assez courte; pointe prosternale obliquement abaissée au delà des hanches de la première paire, échancré en dessu* à son 6»trémité; sillons basilaircs latéraux et le médian nuls ou à peine indiqués. Cavité mésosternale à bords antérieurs non saillants, déclive en avant. Lames des hanches postérieures très fortement dilatées sur leur tiers interne en une forte expansion quadrangulaire, subitement et excessivement rétrécies en dehors, le tiers externe près d^ moitié moins large que la partie contiguê de l'épistome méta- Ihoraciflue. Pattes médiocrement longues; tarses relativement courts, premier article aussi long que les suivants réunis, le 3<^ muni d'une lamelle longue et large, le 4® très court et excessivement étroit, ce qui le rend peu visible ; le ^^ long et étroit. Ongles petits, faibles, simples.

ÉLATÉRIDES. — ELATERLNI. 173

Ce ge4r6» qui ne comprend qa'ane espèee, est voisin du genre « Ancha$tuSy mais il s'en distingue facilement par les â«et 3<^ articles des antennes et par les hanches postérieures dont Texpansion, au lieu d'offrir un angle vif du côlé externe, prés3nte un sommet fortemeut arrondi; celles-ci, encore plus brusquement rétrécies en dehors, sont presque réJuites à rien sur leur moitié externe. Il forme avec les Anchastus et les Physorhinus la sous-tribu des Physo» rhinites de Candèze.

1. austriacuB Schrank, Enum. Ins, Austr., 186, 1781. — Seidl •• Faun. Transs., 197, 1888. — fulvus W. Redt., Quaed. Gen, et Sp, Col. Austr. Dissert., il, 184-2. - Germ., Zeits, Ent., V, 190, 1841. - Kiesw., Nat,, IV, 221), 1858. - Cand., Mon., II, 390, pi. 3, f. 12, 1859. — Jacq. Duv., G«».,IIÏ, pi. 34, f. 170, .1860.

.♦ Allongé, atténué en avant et en arrière, surtout chez le d* ; entièrement d'un fauve testacé, sauf les yeux, qui sont noirs ; pubescence rousse, dense et fine; pronotum soavent de teinte plus claire. Tête régulièrement convexe, couverte d'une ponctuation peu profonde, assez dense et grosse, ombiliquée, moins serrée sur le disque f carène frontale assez régulièrement arquée. Antennes longues, subûliformes dans les deux sexes, dépassant les angles postérieurs du pronotum d'un article chez la 9^ i^s dépassant de trois chez le çf ; 2^ et 3® articles obconiques, subégaux, le 2<^ un peu plus large et insensiblement plus long que le 3^, formant ensemble une longueur égale ou à peine supérieure à celle du 4"; celui-ci et les suivants oblongs, à peine dentés, arrondis à l'angle externe. Pronotum plus large que long, surtout chez la Ç; fortement atténué en avant presque dès la base chez le a^; plus convexe, plus arqué sur les côtés et un peu moins rétréci en avant chez la 9; couvert d'une ponctuation peu serrée, assez une sur le disque, plus grosse et om. billquée sur les côtés; angles postérieurs robustes, fortement caré** nés, terminés par un petit faisceau de poils agglutinés, dirigés obliquement en arrière. Elytres allongés, un peu plus larges que le pronotum, légèrement élargis vers le milieu, ensuite atténués en arrière, deux fois et un tiers plus longs que larges chez le a^, • deux fois et un cinquième chez la 9> médiocrement convexes; stries unes, assez fortement ponctuées, intervalles plans, finement, densément et rugueusement pointilléi; 9 ^^ forme plus obtuse en avant et en arrière, plus épaisse ; antennes moins longues. — Long., 6,5-7,5; larg., 2,1-2,5 mill.

Sur le hêtre, parfois sur le tilleul ; mai à août (TR).

Charleroi (Wesmaéï); forêt de Corapiègne (Marmottan)\ Le3 *

FAUNE GALLO-RUÉNANE.

«Dourbes»^ermaine {AbeUlé' de Perrin)\ Savoie, H)ute ^ Saiat* Pierre-d'Enlremont (Planei), Aussi en Allemagne orientale et en Autriche.

Trouvée jadis dans la forôt de Compiègne par le D*" Marmoltan, elle n'y avait pas été reprise, lorsqu'on uiai 1893, MM. Léveillé, P. Grouvelle et Odier l'y trouvèrent en grand nombre en battant les petites branches et les rameaux tonlTas qui entourent le tronc des hêtres, aux Beaux-Monts, sur les points culminants de la forêt, rarement dans les fonds. Selon M. Bedel,, elle reste immobile ou court au milieu des débris qui tombent avec elle sans jamais chercher à sauter.

MEGAPENTHES

Kiesw., Nat., IV, 353, 1858. - Cand., Mon., Il, 491, 1859, part. — Jacq. Duv., Gen., III, 138, 1860.- Seidl., Faun. Transs., 41, 1888.— Fowler, Col. Brit. IsL, IV, 93, 1890. — Ampedus Germ., Zeits, Ent., V, 177, 1844. — Bach, Kaeferf., Il, 38, 185i. — Aplotarsus Ciirtis, ■ Irans. Ent. Soc. Lond,, lli, 16,7, 1834.— ^c^nw» Cuitis, l. c, 12,2(1). — Elater Lac, Faun, ent, Paris, 058, 1835.

■ Allongé, subparallèle, atténué en arrière surtout chez le c?. Tête ass«z grande, médiocrement enchâssée dans le prothorax, convexe, front insensiblement déprimé : carène frontale formée par le prolongement des crêtes susantennaires qui se prolongent en se dirigeant au-devant Tune de l'autre et limitent le front en forme d'angle très ouvert plus ou moins arrondi au sommet, médiocrement saillante au-dessus du postépistome. Epistome court, transversal. Bouche inférieure. Article terminal des palpes obliquement sécuriforme, parfois de forme presque ovalaire. Antennes longues chez lo (S y courtes chez laÇ, généralement peu fortement dentées : i'^ et 3* articles courts, obconiques, subégaux, le 3® souvent un peu plus long; les suivants plus ou moins triangulaires, beaucoup plus grands ; le dernier atténué au sommet. Pronotum convexe, angles postérieurs aigus, fortement carénés. Sutures prosternales étroites, non creusées en avant pour recevoir la base des antennes, non excavées sous leur bord externe, faiblement arquées dans leur partie médiane; sillons basilaires latéraux nuls ou seulement marqués par une fossette arrondie, sillon basilaire médian obsolète, nul ou peu visible à la base. Prosternum muni d'une mentonnière le plus souvent très courte ; pointe prosternale étroite, dirigée presque hori-

(f) U conTicnl de dire que c'est arec doute que ^urtis rapporte son gagate» au egnre EcTi.'tus et son cothurnatut au genre ArLOTARSUS,

ÉLATÉRIDES. — ELATEIUNI. 175

zontalement aa delà des hanches de la première paire, non échan- •crée extérienrement à Textréinité ; cavité mèsosternale à bord* antérienrs relevés légèrement, déclive en avant» Lames des hanches postérieures fortemtînt, mais graduellement dilatées en dedans en une expansion limitéa à son bord libre en forme d'angle très ouvert légèrement arrondi au sommet. Pattes peu robustes, tarses grêles, simples, i^r article plus court que les trois suivants réunis. Ongles simples, courts et grêles.

Ce genre, distinct par les satures prosternales non creusées en avant pour recevoir la base des antennes et aussi par la forme des lames des hat^ches postérieures, a la plus grande analogie avec les Iscknodes ; mais il en difTère par le troisième article des antennes bi^aucoup plus court que le 4', obconiqne, non denté en scie, à peine plus grand que le ^^ ou de même taille. Quelques espèces, IJomme le litgens^ ont un faciès particulier et rappellent les Mêla» noxanathus.

Ce sont des insectes vivant dans le bois carié des arbres, rare* ment sur les fleurs.

D'après Perris [Larves, 188, 1877), leurs larves se distinguent par un corps plus fortement et plus densément ponctué, surtout sur les derniers segments. Le dernier, marqué de deux sillons dorso-ia* téraux, pas très régulièrement ellipsoïdal, à cause d'une sinuosité qui existe près de l'extrémité, terminé ou par trois lobes dont les deux latéraux peu marqués et le médian termin4 en pointe, ou par trois dents à peu près égales; mamelon anal atteignant les trois quarts de la longueur de ca segment.

A. Elylrcs non échancrés au Bomtnol. Surface du pronolum non alulacée, luisante, couTorle de points de médiocre grosseur, assez espacés sur L diique . . « 1. tibialit,

fi- Elylres échancrés au sommet. Surface do pronolum fortentent alulacée, mate. couTcrte de gros points k bords élerés, assez rapprochés même sur le disque, ombiliqués sur les côtés de ce segment. , .... 3. lugens.

1. tibialisLac, Faun. ent, Paris, I, 658, 15, 1835. — Lap., Hist. nat. Col., I, 248, 5, 4840.- Kiesw., Nat,, IV, 355, 2, 1858. - Gand.» Mon, y 11,500, 1859. - Jacq. Duv., Gen., III, pi. 34, f. 1C9, 1860. - Thoms, Skand. Col,, VI, 103, 186i:-Seidl., Faun. Transs,, 190, 1888.

— Fowler, Col. Brit. Isl., W, 93, 1890. — Var, subcarinatus Gerni., Zeits.^Egit., V, 177, 39, 1844. - Bach, Kaeferf,, II, 40, 1854. cothurnatus Curtis, Trans. Ent. Soc. Lond., III, 16, t. 2, lig. 7, 1854.

— Janson, Trans. Ent. Soc, Lond,, 224,1855. — divaricatus Desbr., Ann. Soc. Ent. Fr.,208, 1865.

Allongé, parallèle, plus ou moins brièvement rétréci en avant et en arTière, assez brillant surtout sur le pronotum ; pubescence

oojro oubraoe pea.deiise; d'U^ noir foncé avec Tépistome, les antennfs, les cuisses, l*épipienre des éljrtres, parfois aussi lesangiès • postérieurs dn pronotnm, et plus rarement la suture des élytres, d'un brun ferrugineux; palpes, trochanters, tibias et tarses de couleur plus claire ou d'un testacé ferrugineux. Tète convexe, couverte d'une ponctuation médiocrement forte, peu serrée surtout sur le disque; peu fortement enchâssée dans le prothorax; parfois marquée d'une carène longitudinale plus ou moins accentuée, s'efTaçaut en arrière du disque. Antennes faiblement dentées, dépassant le sommet des angles postérieurs du prcmotum de près de deux articles chez le c?, ne l'atteignant pas chez la 9 ; 2° ^t 3<^ articles courts, obconiques, subégaux, formant ensemble une longueur égale à celle du i'*. Celui-ci et les suivants faiblement dentés. Pronotom convexe, parallèle sur les côtés en arrière, légèrement élargi sut la moitié antérieure chez la $, plus longuement rétréci eui avant chez le d*, nettement plus long que large sui^out chez le g\ couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur et peu serrée, parfols brièvement et obsolètement sillonné en arrière; angles postérieurs robustes, peu allongés, fortement carénés, légèrement et obliquement dirigés en dehors, plus longs chez le w. Elytres de la largeur du pronotum, deux fois et un tiers chez la 9» deux lois et demie chez le cf plus longs que larges, parallèles dans leur première moitié, ensuite atténués en ligne plus au moins arquée suivant le sexe, bord postérieur légèrement relevé en un rebord aplati; légèrement déprimés vi&rs la suture ; stries peu profondes, mais marquées de gros points; intervalles plans, couverts d'un pointillé dense et rugueux, surtout en avant; 9 ^^ forme plus obtuse en avant et en arrière, plus épaisse ; angles postérieurs du pronotnm plus courts et un peu plus dirigés en dehors; antenne moins longues; taille généraloment un peu plus forte.— Long., 6,2-8,6; larg., i,8-2,4 mill.

p. Front marqué d'une carène longitudinale plus ou moins accentuée ; angles postérieurs du pronotum souvent rougeAtres et parfois aussi le premier intervalle des élytres (var. subcarinatus Germ.).

Dans l'intérieur des vieux chênes, pommiers, aubépines, noyors, hêtre; rarement dans le pin; parfois sur les fleurs d'érable, châtaignier et aubépine; janvier à juin.

Régions froides et tempérées ou pays montagneux des régi ns méridionales (AR).

Env. de Paris (Lacordaire, Abeille de Perrin); Fontainebleau (Bonnaire); Gien; Loire-Inférieure, Couffé (Fauvel); Reims (C/i. Dirnai$on)\ Coulandon, Gosnes-sur-rOEil (De«6raç/ier«) ;* Ussel

ÉLATÊRIDES. — ELATËftîNÎ. 177

d'Allier (Senac) ; Brout-Vernet, Marcenat, Saial-Sandoux, environs de GlermoDlî Moulins (Olicier) ; Marlieux (Gut//e6e^u); Les Dourbes (Abeille de Perrin); Sain te -Baume [Rizaucourt); Angles (Chobnut)] Albi (Sicarci)\ Saillans (Aî'î/od); Tarbes, Aureilhan, Pau, Lectoure [P^ndellé); Sos (Baiiduer) ; Nassau (u. Herjdcn) ; Valais (Stierlin).

Aussi en Scandinavie, Allemagne, Iles Brilanniques, Autriche, Valachie, Piémont, etc.

La var. ^ est peu importante et se rencontre çà et là avec le type. La larve, décrite par Perris (Larves, 161, f. 1B9-200, 1877) vit ^

en compagnie de celles û'Anobium et ô^IIelops,

Offh, Le carinifrons Desbr. (Volxenn Judind.), à élytres, antennes, palpes, tibias et tarses ferrugineux, n'est qu'une variété de coloration du tibidliSy plus spéciale au Caucase.

2. lugens W. Redt., Quœd» Gen. ei Sp, Col. Austr., Il, 8, 1842.

- Germ., Zeits. Ent., V, 177, 40 1844.-Kiesw., Nat.y IV, 354, 1858. «^

— Seidl., Faun. Transs., 196, 1888. — gagates Curt., Trans. Ent. * So<^ Lond.y 111,12, t. 2, f. 2. 1854. — aterrimus Curt., Brit, Ent., J. 694, 1826.

Allongé, plus ou moins atténué en avant et en arrière, surtout chez le c^, entièrement d'un noir mat, profond; genoux et tarses brunâtres, ongles testacés; pubescence noire avec des reflets bruns ou grisâtres, courte, médiocrement serrée. Tête convexe, peu enchâssée dans le prothorax, à ponctuation assez dense, médiocrement grosse, ombiliquée. Antennes dépassant les angles postérieurs du pronolum de presque tout le dernier article chez le d", ne les atteignant pas chez la $ ; 2*^ et 3^ articles égaux, petits, très courts, presque aussi larges que longs, formant ensemble une longueur fnférieure à celle du 4<». Celui-ci et les suivants robustes, larges au sommet él à la base, assez forten^ent déniés, surtout chez le cJ; le dernier article légèrement échancré au sommet. Pronotum convexe, brièvement sillonné en arrière, subparallèle sur les deux tiers pbslétieurs, assez fortement rétréci en avant, plus long que large, «. couvert (fe gros points à bords relevés, ombiliqués sur les côl^s et en avant, intervalles de ces points fortement alutacés; angles postérieurs longs et robustes, très fortement carénés, obliquement dirigés en arrière. Elytres deux fois et demie chez la 9 et deux fois et deux tiers plus lowgs que larges chez le c?, de la largeur du pronotuçi, subparallèles jusqu'au milieu chez le c?, sur les deux tiers antérieurs chez la Ç, ensuite atténués en arrive et échancrés au ]

Revu^ d'Entomologie, — Septembre 1896*. 14

478 FAUNE GALLO-RËÉNANfi.

sommet; slries peu profondes, mais marquées par des points très gros et très rapprochés ; intervalles presque plans, couverts d'an poirnillé assez dense et fortement granuleux; 9 de taille plu^ avantageuse, plus obtuse et plus épaisse avec les gros points de la surface du pronotum moins larges. — Long., 7,5-10^; larg., 2-3 mill.

Facile à reconnaître par son aspect mat, la ponctuation de son pronotum et ses élytres écbancrés au sommet.

Bois et terreau des hêtres creux; aussi sur le chène-liège, le chène-vert ouïes aubépines fleuries; janvier à fin mai (TR).

Nassau (u. Ileyden); Fontainebleau (Bonnaire); Nantes (Pie/ de Chur cheville) ; Saint-Cloud (C/iampenoc8) ; Le Mans (A\ibé)] Bordeaux {Braquehaye) ; Montluçon (des Gozis)*^ CoulandOD, Cosne-sur-l'CEIl (Desbrochers) ; Chemilly, forêt de Moladier (E, Olioier)'^ Saint-Cbamond (Ollier)', Grenoble; Pont-Albin (Guédel); Sos (Bauduer) \ Sainto-Baume (A(;ei//e de Perrin); Carpentras, la Massane (Pic); Pyrénées, Waubourguet {Pandellé); Landes {Gobert); Valais, fond des vallées (StierLin)\ Marques de Martigny {Favre); Genève (Aube),

Alleiliagne, Autriche, Piémont, etc. ; aussi dans les lies Britanni; ques et en Algérie (forêt de Teniet-el-Had).

La larve a été décrite par Perris (La rues, 5, 1877) ; Bauduer Ta trouvée plusieurs fois, avec Tinsecte parfait, dans les troncs caverneux des cbénes-llège, en même temps que celle du tibialis.

ISCHNODES

Germ., Zeits. Ent., V, 180, 1844. - Kiesw., Nat,, IV, 351, 1858. - Jacq. Duv., Gen., III, 137, 1860. - Seidl., Faun. Trarw*., 41, 1888. — Fowler, Col. BHt. hl., IV, 93, 1890. — Cand., Caf, rnéth., 95, 1891. •- Megapenthes (part.) Cand., Mon., II, 491, 1859. — Elater Lac, Gen. Col., IV, 187 (part.), 1857. — Erythrotut \oë^ Icon.Col (éd. Panz.), 11,109, 1794.

Peu allongé, oblong-ovalaire. Tête assez petite, enfoncée dans le prothorax, subverticale; front convexe, limité en avant» en' forme d'angle très ouvert, élevé au-dessus de Tépistome ; bouche inférieure. Epistome transversal, assez convexe. Article terminal des palpes obliquement sécuriforme. Antennes assez allongées, n'atteignant 'pas ou à peine le sommet des angles oipstérieurs du pronotum chez la 9* l^ dépassant chez le C ; assez fortement dentées en scie à partir du troisième article inclusivement ; le 2^ très petit, aa moins aussi long que large ; le 3« un peu plus court que le 4^, mais

ËLATÉRIDES. *- ELATERINI. 179

ie mémeiormequelni; le dernier ovalaire, rétréci des deux côtés au sommet. Pronolum convexe, fortement rétréci en avant à partir ^ de la base ; ses côtés en ligne plus fortement arquée chez la 9* Angles postérieurs robustes, surmontés d'une forte et longue carène, parfois bicarénés, c'est-à-dire surmonta s d'une carène secondaire faible, plus ou moins régulière; rapprochée du rebord latéral et subparallèle à celui-ci. Sutures prosternales assez étroites, non creusées dans leur partie antérieure pour recevoir la base des antennes. Prosternum muni d'une mentonnière fortement arrondie et relevée pour protéger la bouche ; pointe prosternale obliquement abaissée au delà des banches, marquée d'un gradin accentué à son sommet. Gavité'm sosternale à bords latéraux antérieurs peu relevés. Lames des hanches postérieures très fortement rétrécies et très étroites en dehors, leur expansion large, en forme d'angle ouvert très fortement arrondi au sommet; leur quart externe très étroit, de moitié moins large que la partie contiguê de l'épisterne métathoracique. Pattes assez courtes, médiocrement robustes; tarses simples, les quatre premiers articles diminuant graduellement de longueur. Ongles simples.

Les J^c/inodes, voisins des Megapenthes^ anuquels Gandèzeles ^ avait réunis, s'en distinguent, comme l'a indiqué von Kiesenwetter, par les antennes dentées profondément en scie à partir du troisième article inclus. On pourrait n'en faire qu'un sous-genre des Mega* penlhes ; mais il est préférable de les laisser comme genre spécial, en attendant que des études plus étendues permettent de retran<% cher des Megapenthes certaines espèces (telles que M, lugens) pour en former un autre sous-genre.

Les Ischnodes ont aussi quelque analogie de forme avec les Anchastus; mais la conformation des tarses de ces derniers ne permet pas de les confondre.

1. sanguixUcolllB Panz., Faun. Gemi,, VI, 13, 1793. — Steph., Èfan. hrit. Col,, 181, 1839. — Germ., Zeiis. Lnt., V, 180, 1844. — Kiesw., Nat., IV, 352, 1858.-Thoms., b'kand, Col.,\\, 104, 10, 1864. — Cand., Mon., 11,494,1859. — Jacq. Duv., Gen,, III, pi. 34, f. 168, 1860. — Seidl., Faun, Transs,, 196, 1888. - Fowler, Col. Brit. UL, IV, 93. — ruficollis Donov., Brit. Ins., XV. t. 517, mi.— fulmœllit ^ Steph., m. Brit., III, 252, 1830. — niger-nitens Voët, Icon. Col. (éd. Panz.), II, 109, t. 42, f. 61, 1794.

Médiocrement allongé, d'un noir brillant avec le dessus et les flancs du prothorax d'un beau rouge sanguin, tarses et souvent les trocbanters et les articulations d'un brun ferrugineux. Pubescence

183 FAUNE GALCO-RHÉNANE.

noire à reflets grisâtres, eoucTiée, assez fine. Tête convex*^ couverte

* de points gros et ombiliqaés; front limité en avant en forme d'angle très ouvert. légèrement arrondi au sommet. Antennes robustes, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le cJ, ne l'atteignant pas chez la ^; 2® article très petit, subglobuleux; le 3« un peu plus court que le 4^, moirf^ large que lui, mais de même forme, ces deux derniers et les suivants assez fortement dentés en scie, surtout chez le cf : le dernier ovalaire, échancré de chaque côté au sommet. Pronotum convexe, fortement et curvilii^éairem^t rétréci en avant à partir de la base, plus long que large, couvert d'une ponctuation forte, espacée, légèrement om^iliquée sur les côlés; sillon médian, large, faible, marqué seulement en arrière, souvent presque nul ; sillons basilaires latéraux nuls ou presquenuls; angles postérieurs robustes, fortement carénés, obliquant légèrement en dehors. Elytres deux fois et un quart chez la Ç, deux fois et demie plus longs que larges, subparallèles sur le tiers antérieur, curvilinéairement atténués en arrière, assez convexes; suture légèrement enfoncée à la base; stries médiocrement creusées, assez fortement ponctuées; intervalles plans, éparsement et rugueu-

* sèment pointillés. Q de taille un peu plus grafide, de forme \fiûs

• convexe, avec les antennes plus courtes, moins fortement dentées. — Long., 8,2-li; larg., 2,5-3,3 mill.

Dans les bois morts, Tintérieur des arbres creux à peu de hauteur au-dessus du sol (orme, noyer, cerisier, chêne et hêtre); par-

* fois sous la mousse, au pied de ces arbres, près des plaies d'orme^ ou sous les écorces de peuplier; de mars à juin (R),

Fontainebleau {Bonnaire); Loiret: Lion, Cuisy (Ovunelle); Alsace: Wattwiller {Kœchlin)] Limoges {Dleuse); Moulins, fbrét de Bagnolet {Devaulx de Chambord) ; Mont Lozère (Puion); Maubourguet {Pandellé); Sos (Bauduer); La Massane f P<c, Marquet); Aix, Sainte-Baume [Abeille de Perrin)\ BsiyeX (Berthoumieu); Broul-Vernetî Saint-Didier-en-Rollatî Riom î Nassau {von Heyden); Valais (Siierlin).

Scandinavie, Allemagne, Angleterre, Autriche, Piémont, Suisse, Turquie, etc., jusqu'en Syrie.

ELATER

Linn., Syst. Nat.y éd. 10, 404, 1758, par^ — Eschs., Thon Arch,, II, 4, part. - Lap., Rev. Eut, Silb,, IV, 33, 1836. - Kiesw., ^aL Ins. Deuts.y IV, 335, 4858. — Cand., Mon., Il, 436, 4859. — Jacq. Duv„ Gen., m, 436, 4860. — Seidl., Faun, Trams,, 41,4888. - Ampedus Germ%, Zeits, Ent., V, 153, 4844, part, — Bach^ Kœferf,,

ÉLATÉRIDES. — BLATERINI. 181

•II, 3B, 1854. — (Sitbgen.) Ectamenogonus Buyss., Afin. Soc,£nL Fr.^ CCCXIV, 1893(4).

De forme peu allongée, souveiit assez obtuse, surtout en avant. Tête petite, fortement enchâssée dans 1^ pruthorax, subverticale ; front convexe, limité en avant en forme d'angle très ouvert, 1res largement arrondi au sommet, élevé au-dessus de Tépistome; celui-ci convexe, transversal ; bouche inférieure. Article terminal des palpes sécuriforme. Antennes dentées en scie, n'atteignant pas *le sommet des angles postérieurs du pronctum chez la Ç, rattei-% gnant ou le dépassant très- rarement chez le c^ de certaines espèces; as article coirrl; le 3° plus long, de taille à peu près intermédiaire ' entre le 2° et le 5% le plus souvent longuement obconique, parfois largement obconique chez la Ç et triangulaire chez le Cj de Quel» ques espèces ; le 4" triangulaire ainsi que les suivants, généralement plus long que large, parfois aussi large que long ; le dernier ovalaire, échancré légèrement de chaque côté près de l'extrémité. Pronolum généralement large., peu alli:ngé. assez con\ exe, arqué sur les côtés, fortement rétréci en avant; angles postérieurs le plus souvent courts, robustes, surmontés d'une forte carène s'éloignant beaucoup du febord latéral en avant, parfois surmontés d'une carène secondaire souvent sinueuse, interrompue et peu élevée, longeant le bord latéral. Sillons basilaires nuls. Sutures prosternales assez larges, concaves, légèrement contournées en forme d*s, creusées en avant pour recevoir la base des antennes. Prosternum muni d'une men-

(1) Nous ne pouTons partager l'aTis de M. des Gozis (Rech. esp. typ., SI, i886), qui conclut qtie le type du groupe Blater cntisagé par Linné doit être VE. brunneus (Sericut), p&Tce que celui-ci se troure placé en tôte des au^reardans la deuxième édition de Fauna Sueciea (1761). Si l'on consulte la premiâre édition du même ourrage (1746), on trouve déjà que VÈlater qu'i' place le premier est le n* 573 : Elater thorace villoêo, elytrit testacti» apice nigrit, qui est U même que le n' 727 de la deuxième édition: Elater castaneus thorace tettaceo pubesceiite, elytrit flavis apice nigrit, corpore atro, Linné étant un grand ciassificateur et nous ayant enseigné que la nature ne procède jamais par saut, il est plus rationnel de supposer que le type des groupes detait être placé non pas en télé, mais plutôt au milieu, de façon à y rattacher de part el d'autre les espèces qui s'en rapprochent plus ou moins et font le passage avec les groupes Toisins. Si nous consultons difîérenles éditions du Syttema Naturœ, ce sont les espèces exotiques qui tiennent U télé. De plus, si nous ouTrons l'édition de 1756, nous remarquons qu'eUe ne comporte que les quatre espèces Buitantes pour le genre Elater. i» Elater niger, thorace lilloto. Fn. Suec,, éd. i, n« 573 {Calostirut cattan«««) ; Jo Elfiter niger, thorace ruim>, ibid., n* 67€ {Cardiophorut ruficollit)^^' Elater yigerelytris rvhrit, ibid., n"»57'i {Elater sanguineut) ; 4* Notopeda futca, ibid., n* 57f ^ar. p {Athous niger var.). Comme on le Toit, l'El. brunneut (Sericut) paraît inconnu à Linné à cette époque et le groupe Elater était déjà établi. Nous présumons plutôt que le type du groupe Elater porte sur une des espèces les plus répandues en Suèda ou ayant frappé le plus l'attention du célèbre naturaliste. On a donc conservé avec raison pour VEl. sanguineut le nom de genre créé par Linné.

182 FAUNE GALLO-RBÉNANB.

tonnière^ fortemont arrondie et relevée pour j^rgiéger la bouche ; Idiote prosternale relativement courte, obliquement abaissée an deli des hanches, marquée d'un gradin très accentué près de son sommet. Cavité mésosternale à bords antérieurs non relevés. Lames des hanches postérieures fortement rétréciesen dehors; e&pansion interne large, formaut un angle légèrement ouvert, aigu au sommet; leur quart externe plus étroit que la partie contignë de i'è pisterne mélathoracique. Ponctuation des stries des élytres parfois notablement affaiblie sur les quatre ou cinq premières stries. Pattes • assez courtes, assez robustes; premier article des tarses moins long« que les trois suivants réunis, les quatre premiers diminuant graduellement de longueur. Ongles simples.

Les 9 se distinguent par une forme un peu plus épaisse, plus parallèle, moins elliptique que celle des J*, rétrécie en avant et en arrière en ligne plus courte et plus fortement arquée. Chez cellesci, le 30 article des antennes est un peu plus étroit et les suivants sont légèrement plus courts avec l'angle externe moins aigu.

Ce genre se distingue surtout des précédents par les sutures prosternales creusées en avant pour recevoir la base des antennes et par la forme de son pronotum généralement assez court, pa^ les hanches postérieures dilatées assez brusqaement dans leur portion interne, par les articles des tarses diminuant graduellement de longueur jusqu'au 4® inclus et le 1®"^ plus court que les sui^ants réunis.

Les larves di Etaler vivent et se métamorphosent dans les vieilles souches d'arbres cariées ; elles se transforment à la fin de rautpmne ou parfois seulement au premier printemps. C'est en mars et avril qu'on a le plus de chance de les rencontrer à l'étal parfait dans leurs retraites o]»scnres. Ils sortent dès les premières journées un peu chaudes et on ne les rencontre plus alors que par hasard en battant les haies ou les branches des arbres.

PeiTis (Larves de Coléopt,y 187, 1877) distingue les larves d^Elater par le dernier segment longuement et régulièrement semiellipsoïdal, terminé par une pointe, marqué de deux sillons dorsolatéraux et par le mamelon anal ne dépassant pas les deux cinquièmes du même segment.

Comme nous l'avons dit {Rev, d'Ent,, 15, 1888), les larves d'E/a- /er sont particulièrement carnivores. Elles semblent 4rouver dans leboi»en décomposition, dans les dépouilles, les vermoulures et les déjections laissées par d'autres insectes, tous les éléments nécessaires à leur nutrition; cependant, plusieurs observations prouvent qu'il leur faut une nourriture plus succulente et plus animalisée pour arriver à leur complet développement. Quand on veut les éle-

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