melanurus Muls.-Guilb., Op. Ent,, VI
De forme étroite, longuement parallèle, brièvement atténuée en af^nt et en arrière. D'un noir brillant, parfois brunâtre en dessous; bords postérieurs des segments abdominaux de teinte plus claire; élytres d'un rouge ochracé ou jaune safrané, marqués d'une tache noire apicale occupant le cinquième ou an moins le sixième de leur longueur, limitée en avant en ligne presque droite, indistinctement arquée. Antennes noires, avec les articles 2 et 3 et le pédoncule des suivants rougeàtres, parfois entièrement d'un brun rougeâtre, avec le premier article plus obscur. Pattes noires ou d'un brun foncé, tarses ferrugineux. Pubesccnce très Une, franchement noire sur la fête et fe pronotum, d'un brun roussâtre sur le dessous du conps,^ noire à reflet grisâtre sur la surface des élytres et le repli épipleurai. Tête modérément convexe, couverte d'une ponctuation flne et espacéti sur le disque, plus grosse, ombiliquée et un peu plus rapprochée sur les côté^et en avant. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotnn chez le d*, ne l'atteignant pas chez la 9; 3* article longuement obconique, formant avec leâ^ une longueur un peu supérieure à celle du 4<', celui-ci nettement plus Ions que large Pronotum subparallèle sur la première moitié, ensuite rétréci en avant en ligne plus on moins courbe selon le sexe, modérément et régulièrement convexe, couvert sur le disque d'une
pABetnalkMi assez fine et très espacée, moins éparse sar les côtés et en avant, ombiliqoée seolenient snr les côtés et surtoni aax angles antérieurs; sillen nni on à peine inéi^né sur la base; angles postérieurs assez courts, fortement carénés, dirigés en anrière., Elytres de la largeur du pronotum, deux fois et demie pins longs que larges pris ensemble, parallèles snr les deux tiers antérieurs, ensuite rétrécis en arrière en ligne plus ou moins fortement arquée selon !e sexe; stries faiblement ou médiocrement creusées, garnies de points beaucoup moins gros que chez la précédente espèce ; intervalles faiblement convexes ou subdéprimés, finement et éparseme«t pointillés. — Long., 9-9,5; larg , 2,5-2,8 mill.
Parait distinct du précédent et de VE. balteatus L. par la forme étroite et longuement parallèle de son pronotum et de ses élytres, et par les stries de ceux-ci peu profondément creusées, à intervalles subdéprimés.
Réglons montagneuses, sous les écorces de sapins et de saules; juin à août (TR).
Rhône, Givors (Fanvel); Grande-Chartreuse (Rey)\ Nanlua (GuiUebeau); Belley {Ollier); Basses-Alpes (iîizaucoin'Ô; Hautes- Pyrénées : Payole, Aragnouet, Barousse (Pandellé). * Aussi en Piémont.
40. balteatus Linn., Faun. Suec, éd. 2, 206,732, 4761. - 01"., Ent,, II, 31, 42, 56, pi. 8, f. 77, 1790. - Panz., Faun, Gernu, XCIIT, t. 9, 4809. — Redt., Faun. Austr., éd. 4, 303,4849. — Lac, Faun. Paris, I, 556, 1835. - Cand., Mon., Il, 453, 1859. -- Seidl., Faun. Transs., 495, 1888. - Fowler, Col. Urit. Isl., IV, 89 et 91, 4800.
Large, brièvement rétréci en avant et en arrière. D^nn noir brillant, généralement brunâtre en dessous ; élytres d'un rouge ferrugineux, parfois de teinte safranée avec le tiers postérieur noir, cette partie limitée en avant en ligne arquée et de couleur plus ou moin? diffusément diluée. Antennes brunes avec le premier article plus foncé ou noir, les articles 2 et 3 d'an rouge ferrugineux. Pattes d'un brun foncé, tarses ferrugineux. Pubescence très fine, noire sur la tête et le pronotum, d'un brun foncé sur le dessous du corps et la surface des élytres, parfois roussâtre sur le dessous du corps et brunâtre sur la tête et le pronotum. Têle modérément convexe, couverte d'une ponctuation assez grosse, peu profonde, ombiliqnée et dense sur toute sa surface. Autennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le cf, ne l'atteignant pas chez la Ç; 3« article obconique. formant avec le 2^ une longueur un peu
ÉLATÉRIDES. — ELATERUfl. 203
snpérienre à celle dn 4^ celui-ci visiblement pins long due large. Pronotam subpara) tèlesnr le tiers postérieur, ensuite curvilinéairemeot -aiténuô ea avant, parfois avec les c^tés fortement arqués et élargis vers le milieu et alors très fortement arrondi et rétréci eft avant ; modérément et régulièrement convexe, couvert d'une ponctuation assez fine, espacée et indistinctement ombiliqnée sur le disque, plus rapprochée, plus grosse et ombillquée sur les côtés, en avant et principalement sur les angles antérieurs; sillon médian généralement nul ou indistinct, parfois assez accentué en arrière dn disque, vers la base sur une courte étendue ; angles postérieurs* courts, fortement carénés, dirigés en arrière. Elytres de la largeur dn pronotum, parfois un peu moins larges chez les exemplaires à côtés du pronotum fortement arqués ; deux fois et quart plus longs que larges pris ensemble; parallèles jusque vers le m.ilieu, ensuite atténués en arrière en ligne assez fortement arquée, surtout chez la Ç; stries finement creusées, garnies de points de médiocre grosseur et rapprochés ; intervalles faiblement convexes, presque plans, densément et rugueuseraent pointillés, parfois transversalement ridés.— Long., 7,2-iO; larg , 2,5-3 mill.
Distinct par sa forme large, brièvement atténuée en avant et en arrière, par ses élytres toujours tachés de noir au moins sur le tiers postérieur, à stries finement creusées et densément ponctuées, les intervalles presque plans, rugueusement et fortement pointillés.
Dans le bois mort des saules ou des chênes, souvent dans le pin et le sapin, parfois dans le genévrier et le bouleau: aussi sur lès branches de sapin ou sur les ombellifères. Régions froides ou montagneuses; février à juillet (R).
Belgique: Caimplhout (Dietjs:) ; Nassau (c. Heyden); Mont-Rose (S^ieî'fin); Valais, Trieni (Fauvel): Vallorcines (Faure); Entremont (Raetzer); Mont-Moro (Carret); Vosges (Puton); Gérardmer [Deladerrière) ; Dïenze {Leprieur); Fontainebleau (Bonnaire); Jura [Pic) : Chamonix (Aubô) ; Calvados, bois de Latour et 'de Saint-André près Falaise : Morbihan, Locmaria, Grandchamp; Mont- Dore; Lyon ; Arcachon (Faute/) ; Orne, Butte-Chaumont en Ecouves (de Beauchène)\ Aulun (Fauconnet); L'Argentière (CVianrion) ; Saint-Chamond (Pestre) ; Puy-de-Dôme: Saint-Anthème {de Bury) ; Bert (Desbrochers) ; Prémol près Uriage {Guédel) ; la Teste (Braqueliaye); Landes (Goberl) ; Aude (Gavoi/).
Aussi en Suisse, Piémont et jusqu'en Laponie et Sibérie. Non trouvé dans les Pyrénées par M. Pandellé, bien que le D"" Gobert [Soc. Hist. nat, Toulouse, vol. XII. 87, 1878) dise qu'il y vit dans le sapin pourri, et que Perris (Larves, 182, 1877) déclare l'avoir
élevé de larves venues des Pyréaées dans un tronçon de sapia ponrri renfermant anssf des larves de Rhagium bifasciatum et de L0eptura ctnota.Ni Lacordaire, ni Laporto riftfiaataUanne ia^igoa* tent des environs de Paris ; d'où cette présomption qne Geoffroy ne l'a pas compris dans son Histoire abrégée,
La larve a été décrite par Perris {l. c, 17i) et par Th. Beling, (Deut. Ent. Zeits., XXVllI, 188, 1884).
il. pomorum Herbst, Arch., V, 112, 18, 1784. — Germ., Zeits. *Ent,, V, 158, 5, 1844. - Cand., Mon., II, 446, 1859. - Seidl., Faun. Transs,, 195, 1888. — crocatu9 Sleph., A/an. Brit, CoL, 179,' 18S9'(nôc " Lac.).— ochropterus Eschs., Die Quatemb,^ II, 3, 17, 1^0 (n^cGerm ). —ferrugatulu» Reitt., Ent, Isachr.y 112, i^9, —fulviiegulus Relit., l, c — Var. nigrivetitris Reitt., l. c. — Var. ferrugatus Lac., Faun. Par^, 655, 1835. -Lap., Hixt. nat. CoU 1,244, 24, 1840. -Reitt., L c, 112, 1889.
Brièvement atténué au sommet en avant et en arrière (9) on assez longuement rétréci (cf). D'un noir brillant; élytres d'un roux ferrugineux, parfois légèrement teintés de jaune safran sur toute leur surface, rarement marqués de noir à l'angle apical. Antennes d'un noir bran foncé avec les articles 2 et 3 et le pédoncule des suivants d'un rougeâtre sombre; parfois en entier d'un brun rougeâtre foncé. Pattes noires ou d'un noir brun avec les tarses d'un brun ferrugineux ; rarement d'un brun rougeâtre et les tarses plas clairs. Pubescence d'un brun roussâtre sur la tête, le prcaotum et le dessons du corps, brune à reflet grisâtre sur toute la surface des élytres, souvent roussâtre sur le repli épipleural ; varie en passant au noir brun sur la tête et le pronoti m et beaucoup plus rarement sur le dessous du corps. Tête modérément convexe, couverte d'une ponctuation assez grosse, peu profonde, très nettement ombiliqnée, assez rapprochée sur le disque, l'intervalle qui sépare les points un peu plus grand que le point lui-même, plus serrée en avant et sur les cô]|^s. Aptennes .atteignant le sommet des angles i^o^èriei^^^, pronotum chez le d*. ne l'atteignant pas chez la Ç ; 3^ article obconique, formant avec le 2® une longueur un peu supérieure à celle du 4^, celui-ci assez visiblement plus long que large. Pronotum rétréci en avant en ligne modérément arquée presque dès la base chez le d*, subparallèle sur le tiers postérieur, ensuite assez brièvement rétréci en ligne plus fortement arquée chez la Ç; régulièrement convexe, couvert sur le disque d'une ponctuation peu profonde, ombiliquée, et de moyenne grosseur, légèrement espacée, plus rapprochée et plus grosse en avant et sur les côtés; sillon médian largement évasé, peu apparent, s'effaçant en approchant du disque<^ angles postérieurs fortement carénés, un peu obliquement
ÉLATÂBIDKS. ^ BLi^TBRINl. 20S
dirigés en arrière Chez le d*. Elytres de la largeur da pronotum, paratlèlé!i|iRqtic^v«rs fe miliea cbez \e d, an p«n audeià ohez la * ♦ 9) ensuite rétrécis en arrière en ligne plus ou moins courbe suivant le sexe; stries modérément creusées et garnies de points de médiocre grosseur; înterTailes légèrement convexes, densément et assez fortement pointillés, parfois légèrement rî'lés en travers. — Long., 9-12,5; larg., 3-4,2 raiil.
•^' ^ar. p, Pobescenoe noire ou d'un brun à peu près noir sur la surface du pronotum et de la tôle, à reflet grisâtre sur la surface des élylres, ainsi que sur le repli épipleural (ferrugatus Lac ).
Var y. Pubescence noire ou d'un brun à peu près noir sur toute la surface du corps en dessus et en dessous, ainsi que sur les 11^ éifUaft (ni^r%9eMris Rôitt.)» «
Var. 8. Pubescence comme chez le type ou la var.p, mais avec i'extrême pointe des élylros noirâtre ou plus ou moins distinctement enfumée (adumbratus).
Un des plus communs du genre, il se distingue nettement par sa forme assez élargie, plus robuste, un peu déprimée, par les stries des élytres moins rpro^oodément creusées et surtout garnies de points bien moins gros. Sa taille est habituellement plus forte et la couleur rouge de ses élytres généralement plus sombre que chez les espèces d'une coloration analogue .
Dans les vieilles souches cariées de saule, de peuplier et surtout d'aulne; rarement dans le cbône et le pommier (G).
Toute la région gallo-rhénane. Les variétés se trouvent çà et là avec le type; les variétés y et 8 sont rares ; j'en ai cependant rencontré quelques spécimens à Brout-Vernel.
Aus6i dans toute l'Europe jusqu'en Suède, en Bosnie, au Caucase et dans le Turkestan.
^ Le spécimen le plus grand qae j'aie vu est d'Angleterre (S. S/e-
I vens) et doit provenir des environs de Londres. I La larve a élé décrite parHeeger (Sitz, Wien. Akad., XIV, 33,
^♦H;^d?4854) et par TH. Beling (Deut, Ent, Zeits.^ XXVIII, 184, 1884).
12. nigroflavus Goëze» Ent. beitr., 568, 37, 1777. — Le Taupin à étuis jaunes et corselet lisse Geofî., Hist. Ins. Par, y I, 131, 3 a, 1764. ^ flavescens Fourcr., Entom, Par., 35, 3, 1785. — croco^ws Lac. , Faun, Paris, I, 655, 1835. - Germ., Zeits. Ent., V, 159. 6, 1844. — Ues\if.,Jiat., IV, 34iJ, 7. 18&8i* - Ca»d., A/on., II, 449, 1859. - Seidl.. Faun. Transs., 195, 1888.— 9 erubescens Eschs., Thon Arch.y II, 1, 33, lg29. - podoltcus Reitt., Ent, Nachr., 114, 1889.
FAONR GALLO-RHÉNANS.
Assez loDguemeDt alténné en avant et en arrière. D*an noir bril<» tant; èJytres d'un janne safran clair sar tonte lenr snrface. Angle apical parfois enfumé. Antennes noires ou d'un brun très foncé, articles 3 et 3 et le pédoncule des suivants ronge&tres ; pattes noires ou d'un brun très foncé; tarses d'un brun rougeâtre en partie ou en totalité. Pubescence Une, noire sur la tête et le dessus du pronotum, noire, brune ou roussÂtre sous le dessous du corps, d'un roux clair sur la surface des élylres. Tête modérément convexe; ponctuation très grosse, peu profonde, nettement ombiliquée, légèrement espacée sur le disque, Tlntervalle qui sépare les points plus large que les points eux-mêmes, très rapprochée sur les côtés et en avant. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le c?, ne l'atteignant pas chez la 9' 3® article obconi(fue, formant avec le 2* une longueur plus grande que celle du 4<^, celui-ci plus long que large. Pronotum rétréci en avant en ligne arquée presque dès la base chez le J"^ seulement sur les trois quarts antérieurs chez la Çi modérément convexe. Sillon médian large en arrière, marqué seulement en arrière du disque, se prolongeant rarement et très obsolètement sur la surface de celui-ci ; ponctuation espacée, assez une et indistinctement ombiliquée sur le disque, plus rapprochée, plus grosse et peu visiblement ombiliquée sur les côtés et en avant ; angles postérieurs très fortement carénés, un peu obliquement dirigés en arrière chez le J. Elytres de la largeur du pronotum, médiocrement convexes, parallèles jusque vers le milieu chez le d", un peu au delà chez la 9i ensuite rétrécis en arrière en ligne plus ou moins courbe suivant le sexe; stries modérément creusées, garnies de points, graduellement très petits et parfois presque nuls sur les deux ou trois premières stries, augmentant graduellement de grosseur et assez gros sur les stries hnmérales ou latérales; intervalles modérément convexes, couverts d'un pointillé assez fin et espacé — Long., 9,5-12; larg,, 3,2-4 milK
Var. p. Pubescence d'un brun roussâtre sur le dessous du corps i^podolicus Reitt.).
Var. f. Elytres très légèrement enfumés à l'extrémité de Pangle apical.
Aberr. Premières stries des elytres à points nuls ou aussi lins que le pointillé des intervalles; ceux-ci aplanis, à peine convexes.
Cette espèce se distingue surtout par la couleur jaune safrané clair de ses élylres et de la pubescence qui les recouvre, par sa forme médiocrement convexe et son profil général peu arqué, la pubescence du pronotum fine et noire, et par les antennes du atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum.
ÈLATteMS. — feLATBRmi. 207
Dftiis le ssQle, le pen plier, Panbépine, le pommier, le noyer, le eerisier et le prunier; hiver, printemps (1t). *
Anvers fi) ie/r') ; Nassau; Francfort-snr-le-Mein (u. Heyden); Vevey {Stierlin) ; Vallorciues, Marligny (Faore); Somme, lla«gesl-sur-Somme, bois de Dury (Citrpentier): forêts de Marly et de Gompiègne ; MoiUbard (Bedel); Fontainebleau (Bonnaire)\ Meudon (Leféore)] Rouen; Calvados, Colombelle^ (Fauvel); Senlis {Tholin); Reims (Lajoye)*^ Vosges {Puton)-^ Sologne; Dijon (Bellier de la Ghaoignerie); Autun (Fauconnet); Cbem\l\y {E. Olioier); Brout-Vernet, Loriges, Saint Pourçain I Grenoble (Guéde/); Mont-Pilat (Pestre); Mornani (Bertholey;\ Sos (Bauduer); Nyons (Ravoux); Monts du Bugey {Guillebeau); Bouches-du-Rbône : SaiutChamas (Carre/); îalon [Lombard); Marseille, Aix (Abeille de Perrin),
Aussi en Suisse, Piémont, Autriche, Moldavie, Garpaliies et jusqu'en Suède et Laponie ; manque dans les Iles Britanniques.
Les variétés çà et là comme le type.
La larve a él^ décrite par SctiiœdtetiVa^ Tidsskr.^Ml, 6, 514) et par Perris (LirveSy 171, 1877).
13. ochroptems Germ., ZeiU, Eut., V, 160, 184i. — Kûst., Kœf. Eur,, V, 58, 4846. — Cand., Mon,, II, 450, 1859. — Var. straminipennwHeyd., Berl. Ent. Zeits., 289, 4880. — Var. coenobita Costa, Att. Beal. Ac, Nap,, IX, 34, t. 6, f. 3^ 4884. — ochripennU Reitt., L c, 242, 1887.
Forme de TE. sanguineus ; aussi épais, mais légèrement plus court. D'un noir brillant avec les élytres d'tm jaune de paille clair, souvent avec la suture diffusément, étroitement ou largement teintée de ferrugineux; surtout vers son milieu. Pnbescence rousse sur tonte la surface du corps et des élytres, parfois noire sur les huit premiers intervalles des stries des élytres et même passant au noir sur toute la surface du corps. Tête couverte d'une ponctuation très grosse et ombiliquée, très dense en avant et sur les côtés, fnoius forte et moins serrée sur le disque. Antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum ; 2« article court» globuleux, le 3^ assez longuement obconique, formant avec le 2^ une longueur supérieure à celle du 4<^, celui-ci plus long que large. Pronotum fortement et curvilinéairement rétréci en avant à partir de la base, assez convexe^ couvert d'une ponctuation grosse, ombiliQuée, niédiocrement espacée sur le disque, plus grosse et beau* coup plus dense en avanj et sur les côtés, sillon médian court; peu apparent sur le disque, 4>arfois très affaibli; angles postérieurs for*
PaUNB oallo-rhénanb.
tement cftrJnés, diriges an peu obliquement en arrière. Ëlylres de !• Urgeur du proDOiam ou très iégèremeat pins larges, parallèlessur la première moilié, ensuite curvTtiaéairement aÂêuâés en arrière, un peu plus longuement rétrécis chez le cS\ stries forte Jiont creusées et marquées de très gros points généralement aréoles de brun; intervalles convexes, finement et épaisement pointillés. — Long., i014j iarg., 3-4,5 mill.
Var. p. Pubescence rousse sur tout le corpâ, excepté sur les huit premiers intervalles des stries des élytres (straminipennis
Heyd.).
Var. y. Pubescence noire sur toute la surface du corps et des élytres, rousse seulement sur le repli épipleural (coenobita Costa).
Cette espèce, par sa forme épaisse, robuste, atténuée en arri^e^ par les stries des élytres marquées de très gros points et la ponctuation du pronotum, ne peut être confondue avec les exemplaires les plus clairs de VE. crocatus. Le type paiait beaucoup plus rare que les variétés. * %
Elle vit dans le hêtre et le saule et se rencontrera peut-être un jour dans les limites de notre faune.
Type: Espagne, mais surtout dans le sud-est de l'Europe, en Rus^ sie et jusqu'en Sibérie orientale.
Var. ^. Espagne (Asturies) et Caucase.
Var. y. Ne parait pas trè.« rare en Italie et sa r tout en Grèce (province d'Attique, ile d'Eubée).
14. sanguineus Linn., Faun, Suec.y éd. % 207, 731,1761 (t). — Herbst, Kœf.,X, 59, t. 163, f. 3, 1806. — Germ., Zeils. Ent., V, 155, 1, 1844. - Redt., Faun. Au9tr,, ed, 1, 302, 1849. - Kiesw., Nat., IV, 339, 1858.- Cand., Mon., II, 442, 1859. — Thoms., Skand. CoL, VI, 99, 18:U. -Schiœdte, Danm. Bup. og. Elat., 91, 1865.— Seidl., Faun. Transs.y 191, 1888. - Fowler, Col, Brit, Isl,,\\, 89, 1890:- f haenieliter Schrank, Faun, boîc.j 590, 180t. — frufipennis Sleph., Ill, Brit. y III, 256. 1830. - Var. rubidusCAnd., l. c. 447, 1859. - Var. hardigalenais Buyss., Ann. Soc. Ent. Fr., XXVII, 1886. ^
Assez longuement atténué en avant et en arrière, surtout chez le cS ; profil épais, notablement arqué. D'un noir profond, brillant; élytres entièrement d'un beau rouge vif de cinabre, passant parfois au rouge plus foncé légèrement teinté de ferrugineux ; aniennes
(1) D'après M. L. t. Hejden (Cqtal. Col. Sibir., HO, 1880-81), VBt. coccintu» Vhch. \CaCCot. in Sibir. Orient, a S. Karelin coll., 8, i84i), des bords du fleure Âjagus, ea Songarit, serait identique à VEl. »anguintu$ L.
ÉLATÉIUDBS. — ELATÊRim. • 209
généralement d'un beai noir avec les articles 2 et 3 légèrement ronge&tres, souvent d*un brun foncé avec la base des articles d'un châtain rongeàtre ; tarses d'un brun ferrugineux. Pnbescence assez longue, grosse, noire à reflet grisâtre sur toute la surface du corps ^
et des élytres, rousse sur le repli épipleural et la trancUe du bord ^ antérieur du pronotum, souvent aussi sur les derniers inlervalles autour du calus bttméral, brune ou d'un noir brun sur les pattes et le dessous du corps. Tête assez convexe, parfois légèrement et irrégu- ^ * • liè4^ement impressionnée sur le milieu du front, couverte d'une * ponctuation très grosse, ombiliquée et réticulée. Anleuues n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum; 2<^ article globuleux, le 3* obctHiique, formant avec le i^ une longueur supé* rieure à celle du i^^ celui-ci visiblement plus long que large. Pronotum longuement et curvilinéairement rétréci en avant, presque dès la base chez le j\ sur les deux tiers ant(5rieur& chez la 9; as.sez . ' fortement convexe, couvert d'une ponctuation très grosse, serrée et nettement ombiliquée eu avant et sur les côtés, moins grosse et espacée sur le disque ; sillon médian large et assez profond en ' arrière, se prolongeant obsolètemenl jusqu'au bord antérieur; angles postérieurs robustes, fortement carénés, obliquement dirigés en arrière. Elylres de la largeur du pronotum, subparallèles jusque vers le milieu, ensuite curvilinéairement rétrécis eu arrière, plus longuement atténués chez le cS ; transversalement convexes, *
non déprimés sur la suture ; stries profondément- creusées, garnies de très gros points généralement aréoles de brun; intervalles convexes, couverts d'un pointillé épars et assez gros. — Long., 13 17^5; larg., 4-5,5 mill.
Yar. ^. Semblable au type, pronotum assez fortement convexe, sillon médian bieti marqué, se prolongeant jusqu'au bord antérieur de celui-ci; distincte seulement par les élylres. de couleur Je sang plus ou moins ferrngineux (rubidus Gaud.). * Var. y. Identique au type, mais avec la pnbescence des élytres rousse sur toute leur surface (burdigalensis Buyss.).
(Imniature), Elytres d'*un jaune safrané-ferrugineux, couverts d'une pnbescence rousse sur toute leur surface et de consistance non rigide.
Distinct surtout par sa forme atténuée en avant et en arrière, son pronotum luisant, assez fortement convexe, :\ ponctuation assez espacée sur le disque et à sillon médian profond et large en ariière et se prolongeant obsolètement jusqu'au bord antérieur.
Avril-mai et même tout l'hiver. Dans les souches cariées du pin sylvestre et surtout du pin maritime.
Revue d'Entomologie. — Octobre 1896. i6
2lO FAUNE GALLO-RUÉNANE.
Tonte la région gailo-rhénane (AR).
Anssi dans tonte l'Europe, surtout septentrionale jusqu'en Suède, Corse, Turquie, Roumélieet Sibérie; il n'est pas signalé de Laponie par Zelterstedt et je ne l'ai pas vu du nord de l'Afrique.
Var. p Çà et là avec le type, mais très rare. Bordeaux {Labordcrie-Boulou)] BroutVernet ! La Teste (Gourgfwec/ion): Landes
(Sicarrf).
Var. Y. Avec le type, surtout dans les Landes (Vauloger de
Beaupré) et à la Teste (Gourguechon).
La larve a été décrite anciennement par Stroèm [Acta Nidro- 8iens.)y mais il est à croire qu'il a confondu sous le même nom toutes les espèces à élylres rouges immaculées. Perris [Soc. Ent- /*>., 148, pi. 5, f. 247-253, 1854) Ta décrite et figurée et ne lui trouve d'autre caractère pour la distinguer de celle de VE. prœustus qu'une ponctuation un peu plus forte. Beling {Deuts. Ent. Zeits., 201, 1884) la décrit comme analogue à celle de Melanotus rufipeSi ce qui laisse craindre qu'il ait confondu les larves de ces deux espèces de genres très différents, mais vivant souvent dans le môme milieu. Les larves de Melanotus, selon Perris (Larves de Coléopt.^ 185, 1877), ont le dernier segment longuement demielliptique, plan et môme le plus souvent un peu concave en dessus et marqué de quatre sillons sur près de la moitié antérieure; terminé par trois crénelures dentiformes, dont la médiane plus longue; manchon anal assez grand, presque aussi large que le dernier segment à sa base. Les larves à'Elater, comme nous le rapportons plus haut, ont le dernier segment terminé par une seule pointe.
La larve du sanguineus^ selon Rupertsberger {Verh. bot, Ges., Wieriy XXIV, 6, 1874) a des mœurs franchement carnivores; en captivité, il l'a vue dévorer successivement une chrysalide de Laphria et des larves et nymphes de Xylopliages, tels que Astynomus œdilis^ qu'elle venait attaquer à la surface du terreau ou de Ja sciure et rongeait complètement sans en excepter la peau. Le même auteur ajoute qu'elle attaque sa victime presque toujours au même endroit, sur le côté du premier segment abdominal.
Obs. M. le Df L. von Heyden m'ayant obligeamment communiqué le type unique de la collection Ziegler, qui a servi à la description de YE, rubens, j'ai pu me convaincre que cet insecte n'est pas différent d'^. sanguineus L.; il offre surtout la même convexité prothoracique. de chaque côté du sillon médian, et la teinte ferrugineuse du rouge des élytres pourrait bien n'être due qu'à un rufinisme ou à un défaut accidentel de coloration.
ÉLATÉRIDES. — • ELATERINI.
15. cinnabarinuB Eschs., ThonArch,, 11,33, 1829.— Cand., Mon., H, 443, 1859.— Seidl., Faun. Transs,, 494, \98».'-lythropUrus Germ., Zeits. Ent., V. 156, 2, 1844.— Redt., Faun, Ausir.^ed. 1, 302, 1849ï
- Kiesw.. xVat., IV, 339, 1858. - Thoms., Skand. Col,, VI, 99, 186i.
— sanguineus Scop., Ent, Carn., 94, 287, f. 287, 1763. — Steph., IIL brit, Ent., IM, 256, 13, 1830.- Lap., Hi9t. Nat. Col,, I, 244, 22, 1840.
Assez brièvement atténué en avant et en arrière, surtout chez la Ç (1); profil moins épais que chez sanguineus. D'un noir profond, bnllant, éiytres entièrement d'un beau rouge de cinabre vif, prenant parfois une teinte légèrement orangée ; antennes généralement noires avec les articles 2 et 3 légèrement rougeâtres, le pédoncule des autres articles souvent rougeàtre, tarses d'un brun rougeâtre. Pubescence fine, courte, rousse sur toute la surface du corps et des éiytres, de teinte un peu moins claire sur le dessous du corps, le plus souvent d'un brun grisâtre sur les sept premiers intervalles des éiytres. Tète médiocrement convexe, légèrement impressionnée sur le milieu du front, couverte d'une ponctuation assez grosse, ombiliquée, légèrement espacée, réticulée seulement sur les côtés et en avant. Antennes n'atteignant pas le sommetdes angles postérieurs du pronotum;2<' article globuleux, le 3« obconique, formajDt avec le â® une longueur supérieure à celle du 4<>, celui-ci plus long que large. Pronolum subparallèle sur le tiers postérieur, ensuite curvilihéairement rétréci en avant, assez convexe, sillon médian court, peu prononcé en arrière, s'effaçant presque toujours en arrivant sur le disque, couvert d'une ponctuation assez grosse, très rapprochée sur les côtés; moins grosse, moins distinctement ombiliquée et légèrement espacée sur le disque ; angles postérieurs a^sez courts, fortement carénés, dirigés en arrière à leur sommet. Eiytres de la largeur du pronotum, subparallèles jusque vers le milieu, ensuite rétrécis en arrière en ligne assez fortement arquée, surtout chez la 9? transversalement convexes, indistinctement déprimés sur la suture ; stries profondément creusées, marquées de points rapprochés de médiocre grosseur, souvent aréoles do brun; intervalles médiocrement convexes, finement et éparsement pointillés.— Long., li-14,5; larg., 3,5-4,7 mlll.
Var. [5. Pubescence des sept premiers intervalles des stries des
il) Par ezcepliop., il preuJ une forme analogue & celle de \'E. ianguineus L. et même plus longuement atlénuéo en aTant et en arrière. L'£. angutticoUit Heyd., de Malatia (Mésopotamie), se rapporte à cette espèce, comme Tariété à forme allongée, à pattes d'un ferrugineuz-rougeàtre sombre et à pubescence rousse sur toute la surface du corps et des éiytres. Je n'ai tu que le type de la description, que M. le D'Ton Heyden a bien touIu me communiquer. Comme il est identique au type pour tout le reste, on peut craindre qu'il s'agisse ici d'une simple aberration.
212 FAUNE GALLO-RHÉNANB. -
élytrcs d^an bnin grisâtre, parfois entremêlée très éparsement cle quelques poils roux.
* Var. Y- Elylres d'un rouge vif, fortement orangé.
(Immature). Elytres d*uii rouge ferrugineux, pubescence rousse sur toute la surface do corps et des élytres.
Diffère du sanguineus L. par son pronotnm beaucoup Q^.oins et plus régulièrement convexe, à ponctuation beaucoup moins grosse et moins espacée sur le disque; par le sillon médian court, peu profond, s'effaçant sur le disque; par les stries des élytres moins profondes et marquées de points moins gros. La forme générale de Tinsecte est plus brièvement atténuée aux extrémités et les élytres sont un peu moins convexes transversalement sur la suture.
Presque toute la région gallo-iliénane (AC) ; plus rare dans le Midi.
Dans le bois décomposé du saule, du bouleau et surtout du peuplier, parfois dans le chêne et le hêtre; tout Thiver, mais surtout au printemps.
Falkenstein, Soden ; montagnes du Taunus près Francfort- sur- Mein (v. HeycUn); Calvados, Saint Julien-sur-Calonne; Fontainebleau ; Loir-et-Cher, Vouzon ; Orléans (Fauvel) ; Somme, Petit- Saint-Jean ('Carpen/ie?') ; Marly (Bonnaire) ; Alsace {Abeille de Perrin); Versailles [Lefôvre); Autun (Champenois); Montluçon (Pebtre); Moulins (E. Oliviei); Brout-Vernet! Riom ! E\àux! Bourges ! Vosges (Puton); Landes (Gobert).
La variété p plus commune que le type ; la var. y très rare: Fontainebleau (Léveillé),
Aussi en Angleterre, Suisse, Hongrie, Caucase, Scandinaxie et dans le nord de TAsie jusqu'en Sibérie orientale (Oussouri).
La larve a été décrite par Schiœdte (Krœtj, Nat. Tidsskr., \\\, ?M3, t. 8, f. 5 et 6, 1870) et Th. Beling (Deut. Ent. Zeiis., 200, 1884).
16. prœustus Fabr., Ent. Syst., I, 229, 57, 1792. — Germ., Zeits. Ent, V, 158, 4, 1844. - Cand., Mon., II, 446, 1859.— Thoms., Skand,. Col., VI, 10l,18(i4. — Seidl., Faun. Transs., 195, 1888. — sanguineiit Payk., Faun, Svpc, HT, 37, 1800 (pars). — cardinalis Schiœdte, Kroy. Nat. Tidsskr., III, 534, 1865. — Var. semh^ber Steph.. IlL Bt^t., III, 257, 18C0 (i). — coccinatus Rye, Ent. Monthl. Mag., 249, 1867. -
(l) Walerhouee regarde le» insecte» ainsi nommés dans la coll. Stephens comme îdenliqaes au lythropteru» Gorm. ; mais la description du Manual of british Cvl9eptera n«us engage à les rapporter au coccinatu» Rye.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI.
xubdepressu8 l{eY,E9saiLai'v, CoL^ 78, 1887.— Var. aurttegf«?w«Schauf., /«w, 1862; Mag. zool., 120, 1863. — Var. aunlegiUoidcs fiuyss., Ann^' b'oc. Ent. Fr., XXVIII, 1886.
Parallèle, court et large, brièvemcut altéDué eo avant et en arrière; profil sensiblement déprimé en dessus. D'un noir profond, mat on peu luisant; élytres d'un rouge de cinabre vif ou sanguin Avec l'extrémité noire chez le type, concolore chez les variétés ; suture parfois légèrement rembrunie sur le premier intervalfe. Pubescence courte, noire sur toute la surface du corps, d'un reflet grisâtre sur les sept ou huit premiers intervalles des stries des élytres, rousse sur le dernier ou même les trois derniers intervalles, et le repli élytral ; rousse sur toute la surface ou seulement sur leâ derniers intervalles ou encore sur le repli élytral seul chez les variétés à élytres concolores. Antennes noires avec les articles 2-3 et souvent le pédoncule et la base des autres d'un brun rougeâtre ; pattes noires, tarses bruns. Tête faiblement convexe, indistinctement impressionnée, très densément couverte de gros points peu profonds et ombiliqués, presque aussi rapprochés sur le disque que sur les côtés. Antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum; 2« article globuleux; le 3® obconique, formant avec le 2<' une longueur supérieure à celle du 4^^, celui-ci et les suivants triangulaires, légèrement arrondis à leur angle externe. Pronotum parallèle sur la moitié postérieure, ensuite rétréci en avant en ligne plus ou moins fortement arquée, médiocrement convexe, généralement subdéprimé ; sillon médian court, peu marqué, s'effaçant presque toujours avant d'arriver sur le disque ; couvert de points très gros, très rappro:hés et très nettement ombiliqués, aussi ' denses ou presque aussi denses sur le disque que sur les côtés; angles postérieurs assez courts, fortement carénés, dirigés en arrière. Elytres de la largeur du pronotum, parallèles jusqu'au milieu et souvent au delà, curvi linéairement rétrécis en arrière, déprimés sur la suture; stries fortement creusées, marquées de points rapprochés^ de médiocre grosseur, le plus souvent non aréoles de brun ; inter-* valles médiocrement convexes, finement et densément pointillés. --' Lçng., 8,5-14; larg., 2,8-4,2 mill.
Var. p. Elytres concolores, couverts d'une pubescence noire à reflet griaâtre, rousse seulement sur le repli épipleural (semiruber Steph<^ coccinalus Rye^.
Var. Y- Elytres concolores, couverts d'une pubescence noire à reflet grisâtre, rousse sur le repli élytral et les deux ou trois derniers intervalles (aurileyuloïdes Buyss.),
Var. §. Elytres concoloï*es, couverts d'une pubescence rousse à reflet doré sur toute leur surface (sLurilegulus Schauf.).
214 FAUxNE GALLO-BHÉNANE.
Ob$. On rencontre quelquefois des spécimens longuement et étroitement parallèles (long., 10.5; larg., 3 mill.) appartenant aux variétés à clytres concolores ou au type par leurs élytres légèrement noires à langle upif-al ; ils ont généi-alement le sillon médian du pronotum bien marqué et se prolongeant jusque vers le bord antérieur. Nous pensons que celte forme n'est rien qu'une aberration.
Distinct par sa forme parallèle, brièvement atténuée en avant et en arrière, par son profll déprimé et snrtoat par la ponctuation très dense, grosse et uniforme du disque du pronotum.
Surtout dans les souches de pins cl de sapins décomposés, dans le hêtre, le châtaignier, parfois dans le chêne et le saule. Les variétés se trouvent souvent avec le type, mais la var. y vil surtout dans le bois gâté de l'intérieur des vieux chênes têtards (AR).
Bordeaux, Mouleau, Andernot,La Teste, Garinet [Gourguechon); La Bourboule (Vauloger de Beaupré); Gimont [Delherm]', Limoges {d'Orbifjny) ; Eybens, Grenoble (Planet) ; Ginnat, Cosnesur-rOEil (Desbrocliers) ; Voiron, Sierre (Abeille de Perrin); Cannes; Var; Pau; Arcachon (Fauvel); Le Luc (Pic).
Aussi dans le nord de l'Allemagne, en Suisse, Autriche, Russie, Laponie, Sibérie, au Caucase et dans l'Altaï.
M. S. Stevens me l'a envoyé des environs de Londres.
Var. p. Lamalou, Cannes (irarîu'er); Draguignan, Toulon, Hyères, Sainte-Baume (Abeille de Perrin) ; Fontainebleau (Bonnaire); Villié-Morgon (Rey), Aussi en Piémont et dans les Iles Britanniques.
Var. y. Landes ( Vauloger de Beaupré) ; La Teste, Cazaux (GourguecJion); Saint-Barbant (Mesmin) ; Sainte-Anne-d'Auray (Fauvel); Monlluçon (Pérard); Broul-Vernet î Marcenat! Aussi en Espagne et en Toscane.
Var. 8. Landes (Vauloger de Beaupré, Sicnrd); Vernet-les- Bains (Nou). Aussi en Espagne et Algérie (Teniet-el-Haad).
La larve a été décrite par Perris (Larves^ 182, 1877), et Rey {Essai Lare: Col., 77, 1887) a donné la description de celle de la var. p (subdepressus Rey).
47. PomonaB Steph., lit. Brxt,, III. 257, 1830. — AVaterh., Tram. Ent. Soc. Lond., V, 90, 1859. — Cand., Mon.y 11, 4fô, 1859. — Seidl., Faun. Trams., 195, 1888.-Fowler, Col. Brit. Isl., IV, 90, 4890.-cardinalis bchiœdt., Danm. Bup. og Elat.,9^. 1865.— Var. quercicola Buyss., Ann, Soc. Ent. Fr., XC, 1887. — \air. pictaviensis Buysc., l. c. — Var. p<wiowaî/b>7?iïs Buyss., /. c— Var. minia/«» Gorh., The Ent., XXV, 304, 1892.- Var. Gcrardi Cand., Ann. Soc. Ent. lielg., CXX, 1890.
ÈLATÉRIDES. — ELATERINI. • 215
Assez longaemeat atténué en avant et en arrière, surtout chez le r* : proûl épais, notablement arqué en dessus. D'un noir brillant ; élytres d'un rouge de cinabre vif, parfois de couleur rouge de sang très légèrement ferrugineux, plus Ou moins visiblement marqués de noir à leur extrême pointe, parfois même absolument concolores. Autennes généralement noires, assez souvent avec les 2^ et 3^ articles rougeâtres ; pattes noires avec les tarses d'un brun ferrugineux. Pubescence assez longue, soulevée, grosse, noire ou d'un brun foncé, à reflet grisâtre sut* toute la surface du corps et des éivLres, rousse seulement sur lorbpli épipleural chez le type, varie souvent en passant au roux sur la tête, le pronotum et le repli épipleural et même sur toute la surface des élytres et du corirs en dessus et en dessous. Tête assez convexe, non impressionnée sur le disque, couverte d'une ponctuation grosse, peu profonde, omblliquée et assez espacée. Antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum : Z^ article obconique, formant avec 1^ 2^ une longueur un peu supérieure à celle du 4^, celui-ci un peu plus long que large, fortement triangulaire ainsi que les suivants, qui sont peu aigus à leur angle externe, de forme plus courte et en dent njoins prononcée chez la Ç. Pronotum longuement et curvilinéairement rétréci en avant presque dès la base chez le d*, sur les trois quarts antérieurs chez la ^, régulièrement et modérément convexe, couvert d'une ponctuation grosse, ombiliqaée. espacée sur le disque, assez dense sur les côtés et en avant; sillon médian très brièvement et obsolètement creusé sur la base, complètenjenl effacé dès qu'il arrive près du disque; angles postérieurs proportionnellement assez longs et robustes, dirigés en arrière au sommet, fortement carénés. Elytres de la largeur du pronotum, atténués en arrière presque dès la base chez le g*, à partir du milieu chez la Ç; transversalement convexes, non déprimés sur la suture ; stries profondément creusées, garnies de très gros points généralement aréoles de brun; intervalles convexes, couverts d'un pointillé épars et assez gros.— Long., 8-12 ; larg., 2,6-4,9 mtll.
Var. p. Elytres entièrement rouges jusqu'au sommet et sur le bord externe de l'angle apical ; pubescence généralement roussâtre sur lepisterne métathoracique (miniatus Gorh.).
Var. Y- Pubescence noire ou brun foncé en dessous, rousse sur la tête, le pronotum, le repli épipleural, parfois sur le dernier ipter- \allp des stries et sur répisterne métathoracique (quercicoia Buyss.).
Var. S. Pubescence rousse sur le dessous du corps, sur la tête, lo pronotum, le repli épipleural, ainsi que sur les deux ou trois derniers intervalles; noire à reflet grisâtre sur tonte la surface des
FAUNE GALLO-RUENANE.
élyires on seulement sur les sept premiers intervalles {pictaviensis Boyss.).
Var. e. Pubescence pins fine, noire à reflet grisâtre on d'nn brun foncé snr la tête, le pronotum en dessus et en dessous et généralement sur toute la surface des élytres, rousse sur le métalborax et les segments abdominaux, parfois aussi sur le repli épiplenral et plus rarement sur le dernier intervalle. Forme générale plus brièvement atténuée en avant et en arrière. El y très d'un roage de cinabre moins vif, passant souvent au rouge sanguin légèrement ferrugineux [pornonasformis Buyss.).
Yar. X. Elytres en totalité d'un jaune paille {Gerardi Cand.) fl).
Cette espèce se rapproche beaucoup de VE, sanguincus L. par la forme générale, par la ponctuation du pronotum et celle des stries des élytres; elle s'en distingue facilement par le pronotum régulièrement convexe sur le disque et par le sillon médian très court,creQsé seulement et obsolètement à la base, ne se prolongeant pas sur le disque. Les élytres, toujours tachés de noir in, l'extrénie pointe ou à Tangle apicaL, serviront aussi à la distinguer de la variété à élytres concolores du sanguinolentus Schrank.
Dans le chêne, le hêtre, le châtaignier, le bouleau, le pommier, le noyer, le chêne-liège, parfois sur les pins ; avril, mai, septembre, octobre (AR).
Presque toute la région gallo-rhénane.
Oise, Ivry ; Calvados, Sallenelles, Troismonts (Fautel); Fontainebleau (fîonnatj'e) ; Mesnil-le-Roy {de Gaulle); Autun (Champenois) \ Baume-les-Dames (Muneret); Landes {Vauloger de Beaupré); Bordeaux [Gourguechun); Moulins, forêts de Moiadier et de Tronçais (E. Olivier); Montluçon (Pestre); Gosne-sur-rCEU {Desbrochers); Grenoble (Gvédel); Sainte-Baume, Cruas (C/iobaut) ; Lozère (Bellicr de la Chavignerie); Saint-Chamond (T/iolin); Marseille (Abeille de Perr'in); Carcassonne (Garoi/) ; la Massane (Marquel); Carpentras (Mayet);Perims (Pic); Digne {Ollier); Hautes-Alpes, Serres (Lombard); Brout-VernetI Bellenaves! Fleurielî Marcenat 1 Nyons (Ravoux); Hautes-Pyrénées, Aragnouet, Barousse (Pandellé) ; Eaux-Bonnes (Du four) (2); Nassau (v. Heyden) ; Valais [Favre).
(i) Nous n'aTons pas tu de spécimens de la Tar. ^ ; c'esl sur la foi de M. le D' Candozc que nous la rapportons au Pomonœ.
(S) M. Pandellé, dans la vérification qu'il fît jadis des Elalérides des collections Dufour et Schlumbcrger, avait rapporté VE. crocatut de Dufour à VE. lythropteru» Gerro., variété pâle, mais, dans ses derniôres notes, qui consllluent une Térilable nionographie des Kia'.éridcS; il modifie sa première nppréciation et le réunit à celle espèce.
ÉLATÉRIDES. — EI^ATERINI. 217
Aussi en Danemark, Angleterre, Piémont, Espagne, Sibérie.
Var. p. Avec le type : Marcenat I Brout-Vernet 1
Var. y. Partlienay (Guédel); Lille (Pandellé)'^ Reims (Warnier); Indre-et-Loire: camp du Ruchard [Vautoger de Beaupré); Givors, Lentilly, Lyon (Carret); Saint-Didier-en-Rollatl Clersy XMesmin); Tarbes (Pandellé). Aussi en Corse.
Var. 5. Poitiers, bords du Glain! Mazières-en-Gâtioe (Verriet- Liiardiére); Pyrénées {Gai/ie6eau); Monts du Var (G. Oliee)\ Gollioures [Guédel) ; Aatun (Champenois), Aussi dans les Garpatbes et au Gaucase.
Var. 6. La Bourboule, Landes (Vauloger de Beaupré); Loire- Inférieiire: Sucé (Piel de Churcheville) ; Liège (Dumont). Aussi à Saint-Pétersbourg, dans les Garpathes et en Syrie (Monts Amanus).
Var. X» Sur de jeunes pins; juin. Mûnsler-Bilsen près Liège (Caadêze),
Obs, Les auteurs regardent généralement comme appartenant à VEl, Ponion» Steph. Tinsecte tel que nous le décrivons aujourd'hui et qui est identique aux individus que nous avons reçus de M. S. Stcvens, de Ix>ndres {elyb'is apice summo nigris) . Dans ses Illustrations, Stephens dit» c Kather narrow (than E. semiruber [ = coccinatus Rye] ), black, ciothed with a fuscous or black pubescence ; thorax somewhat convex, moderatly punctured; elytra* punctate-striate, blood-red, with the tip alone black ; tarsi pitchly. In form similar to the last, but ciothed entirely above with a fuscous pubescence, and the elytra with a small patch of bl'ck at the extrême typ. » Il est donc possible que Stephens ait rapproché plus tard de ses types quelques exemplaires de la var. inimaculatus de Vephippiunx 01. et même un individu se rapportant au prs&ustus Fabr.
48. satrapa Kiesw., Nat,, IV. 338, 4858. — lenkoranus Reitt., Ent. Nachr., 444,4889 (Ç). — Var. dibaphus Schiœdte, iTrœi/ . Nat. Tidsskr., III, 533, 48(35. — dibaphoides Buyss., Ann, Soc. Ent, Fr., XC, 4887. —Var. auranticulus Reitt., Wien. Ent, Zeit,^ VI, 213, 4887 (Ç).
Taille et forme du précédent. D'un noir brillant; élytres entièrement d'un rouge vif de cinabre, jusqu'à l'extrême pointe de l'angle apical, celui-ci parfois diffusément et légèrement enfumé ; plus rarement d'un jaune ochracé pâle avec la suture diffusément ferrugineuse. Antennes noires, parfois avec les articles 2 et 3, le dernier et le pédoncule de chacun des autres d'un brun rougeâtre. Pattes noires ou d'un brun rougeâtre foncé, tarses ferrugineux. Pubescence rousse ou d'un brun roussâlre sur toute la surface du corps, noire à
Revue d Entomologie, — Novembre 4896. 47
21d PAUNB QALLO-RIléNANB.
reflets gris&ires sur les sept on huit premiers iatervalles, d-an roux doré sur le repli épiplenrai et sur les dernier et avant-dernier intervalles, parfois même sur toute, la surface des élytres, ou bien encore noire sur la têle et le pronotum et plus rarement sur le dessous du corps. Antennes longues et très robustes, à articles très larges et couverts d'un pointillé dense qui leur donne un aspect terne. surtout cbez le à; chez celui-ci, elles dépassent le sommet des angles postérieurs du pronotum à peu près de la longueur du dernier article, sont très profondément dentées en scie et offrent le 3* article triangulaire et le 4^ aussi large que long. Cbez la 9« ^^^ antennes sont moins longues, en dent de scie plus courte, avec le 3> article largement obconiquo, le 4« brièvement triangulaire, anssi large que long, les suivants encore plus élargis, le 7<> surtout assez visiblement plus large qae long ; enûn elles atteignent presque le sommet des angles postérieurs du pronotum. Identique à E, Pornonas Stepb. pour les autres caractères ; parfois de taille plus grande. — Long,, 9,7-13,6; larg., 3-4,3 milî.
Var. p. Elytres d'un beau rouge de cinabre, mais avec la pubescence noire sur la tête, le pronotum et parfois aussi sur le dessous du corps {dibaphus Scbîoedte).
Var. Y. Elytres d'un jaune ocbracé pAle avec la suture légèrement teintée de ferrugineux; pubescence noire sur la tête et le pronotum, rousse sur le dessous du corps el le repli épiplenrai des elytres ; d'un noir à reflet grisâtre sur les huit premiers intervalles {Pandellei).
Yar. $. Elytres de la couleur de la variété précédente^ mais avec la pubescence rousse sur toute la surface du corps en dessus et en dessous et sur toute celle des elytres (au?'a/i/icuv'us Reitter,paWim.)
Var. 6. Elytres de couleur jaune safrané, rougeâtre ; pubescence d'un brun roussâtre sur toute la surface du corps en dessus et en dessous et sur les elytres (intermedius).
Cette espèce est facile à distinguer par la conformation des articles des antennes et aussi par la longueur et la forte denticnlation de celle ci, sur.out chez le cJ. Nous avons cru longtemps avec Gandèze qu'il ne s'agissait ici que d'une simple modification sexuelle s'observant non seulement chez 1'^. cinnabarinus, mais aussi et au même degré chez d'autres espèces. L'examen d'un nombre snfûsant de spécimens nous a appris à reconnaitre la ^ au 3^ article jargement obconique et au quatrième article aussi large que long. Nous avons été amenés à rétablir cette espèce regardée à tort comme variété des El, cinnabarinus Eschs., sanguineus L. oa Pomonœ Steph. selon la coloration de la pubescence'et la taille des
ÉtAT-KRIDES. — BLATBRINI. 219
exemplaires. Les mêmes caractères tirés de? antennes ne permettront pas de confondre les var. 7 et S de cette espèce avec VE. ochrop^ ierus Germ. on avec sa variété coenobita Costa.
Dans le bonlean, Is hêtre, le chêne et parfois le sanle ; jninjaillet (TB).
Loire: Mont Pilat, Saint-Chamond ; Allier: Bellenaves, forêt des GoIeUes (Pestre). Aussi en Transcancasie.
Var. p. Beaucoup moins rare que le type : Fontainebleau (Lêoeillé) * Vosges (Pu ^on); Landes, La Bourboule (Va u/o^^^r de Beaupré) \ Basses-Alpes: Notre-Dame -de-Lure (Rizaucourt); Sainte-Baume (Abeille de Perrin) ; Haute-Vienne : Saint-Barbant (Mesmin) ; Pyrénées- Orientales : la liassane (Marquet). Aussi en Corse, Espagne et Algérie.
Var. y. Hautes Pyrénées, Aragnouet, sous Técorce des hêtres (Pandellé).^\SLr. 5. Maubourguet, dans la plaine, dans uoe tête de saule cariée (Pandellé), — Var. e. Avec la var. y.
19. sanguin olentuB Schraiik, Beitr, Naturg,^ 1,69, 16, t. 3,f. 15, 1776. — Herbst, Arch., V, 112, 24, t. 27, f. 9, 1784. - Kiesw., Nat., IV, 340, 5, 1858.-Jacq. Duv., Gen,, III, pi. Si, f. 166, I860.-Thoms., Skand. Col, Vï, 101. 4, 1864. - Seidl., Faun. Trams., 195. 1888. — ephippium Oliv., Ent., II, 31, 41, pi. 5, f. 48, b, 1790. — Fabr., Ent. Syst., I, 2, 228, 1792. — Lac, Faun. Paris, 655, 1835. - Redt., /^aun, Austr., éd. 1, 302, {M9'-hmmopterus Gmel., éd. Linn., I, 4,1917,1789. — Var. immaculatus Schauf . , Coleoptern-Doubletten Verz,, CLXXII, 1, 1882. — coccineus Schiœdte (1), Krey. Nat. Tidsskr., Itl, 3, 1865.
Subparallèle, assez fortement arrondi en avant et en arrière, surtout chez la 9; proûl du pronotum épais et fortement convexe. D'un noir brillant; élytres d'un rouge vif de cinabre avec une tache noire fusiforme, placée au milieu du dos, sur la suture, commune à chaque élytre, généralement grande et s'étendant en largeur jusqu'au cinquième ou au sixième intervalle, parfois même jusqu'au septième, parfois diminuant graduellement de largeur jusqu'au point de disparaître complètement; angle apical nettement rouge, parfois d'un rouge sanguin plus sombre que la partie avoisinante de l'élytre, jamais noir ou enfumé. Antennes noires ou d'un brun très foncé, avec les articles 2 et 3 rougeâtres, le pédoncule et parfois aussi la base des suivants et le sommet du dernier également rougeâtres. Pubescence d'un brun roussâtre sur la tête, le pronotum et le dessous du corps ; d'un roux doré sur le repli épi-
(1) tlom préoccupé par Fischer en 1Si2 et par Caudèae ea 166&.'
pleural et parfois les denx derniers intervalles; d'un noir à reflet grisâtre sur le reste des élytres. Tète médiocrement convexe, sonvent impressionnée sur le vertex, couverte d'une ponctuation très grosse, peu profonde, très nettement ombiliquée et dense. Antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotom dans les deux sexes ; 3* article obconique, le 4^) triangulaire, pins long que large. Pronotum court, nettement plus large que long, fortement arqué sur les côtés vers le milieu, brièvement rétréci en avant, régulièrement et fortement convexe ; sillon médian nul on à peine indiqué sur la base, couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur et modérément espacée sur le disque^ beaucoup pins grosse, plus serrée et ombiliquée sur les côtés et en avant; angles postérieurs courts, fortement carénés, dirigés en arrière. Elytres de la largeur du pronotum, assez convexes transversalement, parallèles jusque vers le milieu et souvent au delà chez la ^, ensuite atténuée en arrière en ligne plus ou moins courbe selon le sexe; stries profondément creusées, marquées de gros points aréoles de brun ; intervalles convexes, assez finement et éparsement pointillés. — Long., 10-12; larg., 3-3,5 mill.
Var. p. Tache des élytres très réduite, s'étendant seulement en largeur sur les deux ou trois premiers intervalles.
Var. y. Tache des élytres peu apparente, occupant seulement le premier intervalle.
Var. 5. Elytres entièrement rouges sur toute leur surface jusqu'au sommet de l'angle apical (immaculatus Schauf.).
La variété à élytres entièrement rouges se distinguera surtout des variétés du Pomonœ par le pronotum fortement et brièvement rétréci en avant, élargi au milieu sur les côtés, fortement convexe et couvert sur le disque d'une ponctuation moins espacée. Chez cette espèce, les élytres sont plus longuement parallèles et rétrécis en arrière en ligne plus fortement arquée ; les premières stries sont plus faiblement creusées et ponctuées que les suivantes.
Dans les souches des peupliers d'Italie et de la Caroline, dans le saule et l'aulne, parfois sur les pins; mars à août (AC).
Belgique, Munster-Bilsen {Candèze); Aube, Villechétif; Yonne; environs de Paris; Morbihan, Grandchamp; Le Lioran; Rodez; Montpellier; Haute-Vienne, Saint-Junien; Gironde, Ambès (Fauvel): Fontainebleau (Bonn 2 ire); Anjou {Des' rocherê): Divonne! Nantua, Le Plantay {Guillebeau); Gosne-sur-l'CDil, Cerilly [De^hTOchers); Moulins (E, Olivier)\ BayetI Brout-Vernet! Lyon, Reims, Lay nés (War nier) '^ Landes [Vauloger de Beaupré) ] Maubour-
ÉLATÉRIÛKS. ELATBRINI . 221
guet, Tarbes, Luz, Vieille [Pandellé); Eanx-Bonnes [Dufour); Aigle (Slierlin); Martigny (Faore).
Aussi en Suisse, Piémont, Moldavie, Autriche, Allemagne, Iles Britanniques, Danemark, Scandinavie, Sibérie.
Les variétés çà et là avec le type dans les mêmes souches d'arbres; la var. 8 assez rare.
La larve a été décrite par Th. Beling {Deuts. Ent, Zeits,, XXVill, 200, 1884).
20. elegantulus Schœnh., Syn, Im,, III, 303, 176, 1817 (nom. emend.). — Germ., Zeits. Ent., V, 163, 14, 1844. — Redt., Faun, Austr., éd. 1, 302, 18i9. -. Kiesw., Nat., IV. 343, 1858. - Cand-, Mon., II, 457, 1859. - Seidl., Faun. Transs., 195, 1888. - elongatulus Herbst, Kœf., X, 97, t. 167, f. 3. - Illig^ Mag. Ins., IV, 101, 90, 1805. — adustus Eschs., Thon Arch., Il, 1, 33, 1829.— austriacus Lap., Hist. Nat., ï, 244, 28, 1840. - Lederi Relit,, Ent. Nachr., 114, 1889.
Assez allongé, atténué assez longuement en avant et en arrière. D'un noir brillant; élytres d'un beau jaune paille ou d'un jaune safran clair avec une tache noire apicale, occupant un peu plus du quart de leur longueur, limitée en avant sur chacun d'eux en ligne très fortement arquée. Antennes noires ou d'un brun très foncé, avec les articles 2 et 3 souvent rougeâtres. Pattes noires ou brunes, tarses d'un rougeâlre ferrugineux. Pubescence longue, rude, noire sur la tête et le pronotum et la tache apicale des élytres, brune sur le dessous du corps, d'un jaune d'or sur la partie jaune des élytres. Tête modérément convexe, couverte de points de médiocre grosseur, peu profonds, très nettement ombiliqués, peu serrés sur le disque, leur intervalle presque deux fois plus large que le point lui-même, plus rapprochés en avant et sur les côtés. Antennes très fortement et largement dentées en scie, dépassant de presque toute la longueur du dernier article le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le c^, l'atteignant presque chez la Ç; 3® article largement obconique, formant avec le 2® une longueur supérieure à celle du 4**, celui-ci largement triangulaire ainsi que les suivants, an peu plus long que large. Pronotum fortement et longuement rétréci en avant, en ligne arquée dès la base chez le c", subparallèle sur le quart postérieur et rétréci en ligne plus fortement arquée chez la Ç, modérément convexe, couvert d'une ponctuation assez fine, surtout sur le disque, espacée, légèrement plus rapprochée en avant et sur les côtés, paraissant ombiliquée seulement aux angles antérieurs, où elle est un peu plus grosse; sillon médian large, très court, marqué seulement à la base; angles postérieurs robustes, fortement carénés, dirigés en arrière. Elytres de la largeur du pro-
Stt
FAUIIB GALLO-IIHÉNAMB.
notnm, parallèles jusque vers le miliea chez le cJ, un peu sa delà chez la 9> ensuite curvilinéairement atténués en arrière; stries peu profondément creusées, garniesr de points assez gros latéralement; intervalles faiblement convexes, rugueusement et peu densément pointillés, parfois ridés transversalement. — Long., 8,5-9-7; largo 9,5-3 mill.
Var. p. Chaque élytre avec une petite tache ponctiforme noire^ près de la base, sur le troisième intervalle et de la largeur de celaici (Seidlitzi),
Dans le saule carié, parfois sur le chêne; mai (TR).
Alsace: Yendenheim, Saint-Pterre-Bois {Fetlig); Strasbourg iRéiber) ; Colmar, bords de la Thur (Claudon); Pilât, Pet-du-Loup (Berlholey); Digne [Candèze); Carpentras (Pic)-, "Simes (Rey) ; Bouches-du-Bhône : Saint-Gbamas (Carret)^ Salon [Lombard)-^ Aîx {Grenier) ; Sion, Martigny {Favre).
Aussi en Allemagne (jusqu'en Silésie), Russie (jusqu'en Courlande), Piémont, Autriche, Moldavie et toute TEurope méridionale. Asie- Mineure.
21. quadrisignattis Gyll., Schh, Syn. Ins. App., 139, 1817. - Germ., Zeits, Ent., V, 164, 18i4. — Kiesw., Nat,, IV, 337, 1858. - Redt., Faun, Austr,, éd. 2, 499, 185S. — Cand., Mon., II, 458, pi. 7, f. 9, 1859. — Seidl., Faun, Transs., 195, 1888. — Cfialusi Guér.-Mén., Rev.Zool, 7, 1847.
Large, épais, assez court proportionnellement à sa largeur, atténué assez longuement eu arrière, plus brièvement en avant. Profll général assez fortement arqué. D'un noir brillant; élytres d'un jaune clair légèrement safrané avec le tiers postérieur noir ; cette tache limitée par un contour nettement tranché, en ligne fortement arquée en avant sur chaque élytre, offrant généralement quelques sinuosités dans sa courbe; ornés en outre vers la base chacun de trois taches ponctiformes noires: la première sur le calus huméraU la deuxième à une certaine distance en arrière de la première, généralement deux fols plus grosse et située sur les sixième et septième intervalles, la troisième plus en avant près de l'écusson, presque à égale distance de la première et de la deuxième, de la grosseur de la première et placée sur le troisième intervalle. Antennes noires, '3t° et 3° articles souvent d'un rougeâtre sombre au sommât, parfois aussi les suivants en partie. Pattes noires, tarses bruns. Pubescence assez longue, rude, noire sur la tète et le pronotum, de même couleur ou d'un brun très foncé sur le dessous du corps et sur les taches des élytres, d'un roux doré sur la partie jaune de ceux-ci. Tête (aibje-
ÉLATÉRIDES. •— BLATBIimi. 223
ment convexe, parfois légèrement impressionnée sur le disque, couverte d'une ponctuation très grosse et ombiliquée, den sèment mais peu régulièrement disséminée, très rapprochée en avant et sur les côtés, moins serrée sur le disque, où les intervalles qui séparent les points sont en plusieurs endroits plus larges que les points les plus gros. Antennes robustes, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum chez la Çy l'atteignant presque chez le J* ; 3^ article nettement triangulaire, aussi long que le suivaut,mais beaucoup plus longque large chez le cf,de même longueur, mais moins nettement triangulaire, plutôt largement obconique chez la 9; l6 ^° 6t au moins les trois suivants aussi larges que longs. Pronotum modérément et régulièrement convexe, sillon médian nul sur le disque, obsolètement marqué vers la base; fortement rétréci en avant et en ligne assez arquée presque dès la base chez le c?, à partir du tiers postérieur chez la Ç ; couvert d'une ponctuation très grosse, ombiliquée et assez dense; l'intervalle qui sépare lés points sur le disque légèrement plus grand que le point lui-même, un peu plus grosse sur les côtés et beaucoup plus rapprochée, surtout aux angles antérieurs; angles postérieurs robustes, fortement carénés, dirigés en arrière. Elytres convexes transversalement, de la largeur du pronotum, rétrécis en arrière presque dès la base et en ligne arquée; stries faiblement creusées, mais marquées par de très gros points rapprochés et à fond souvent obscur; intervalles plans, éparsement pointillés, parfois légèrement ridés. — Long., 12-14; larg., 3,5-4,3 mill.
Pris une seule fois, au nombre de quatre exemplaires, par Gué^ neau d'Aumont, dans de vieux troncs de chêne, près de Golmar (Guérin-Mén., Ann.Soc. Ent. Fr., CV, 1846. — Wencker, CataL, 66).
M. Desbrocbers des Loges m'en ayant adressé jadis un exemplaire portant sur une étiquette manuscrite : Mont Pliât, je demandai à l'abbé Y. Mulsant s'il connaissait quelqu'un l'ayant capturé dans cette localité si fréquentée par lui et par les entomologistes lyonnais ; il m'affirma qu'il n'y avait jamais été rencontré. Avec M. BedQl, nous supposons que cet individu vient du Mont Pilate, près Lucerne.
La patrie de l'espèce est le nord de l'Allemagne, la Groatie et surtout l'Autriche.
HYPNOIDUS
Sleph., J«. Bnt. Ent., III, 260, 1830. — Seidl., Faun. Transs., 197, 1888.-Reitl., f^nr. Nachr., 87, 1895. -Hypo/i^/nw Eschs., Thon Arch., II, 33, 24, 1829 {fiom proeocc. ).-Steph., Man. Brit. Coi,, 175, 1839. - Schiœdte, Danm. Bupr, og Elat., 106, 186U. —Cryptohypnus Eschs., Silb. Rev., IV, tabula, 1836 (t). — Germ., Zelts, Ent., V, 134, 1844. - Redt., Faun. Au$tr.,ed. 2, 51, 1858.-Jacq. Duv., Gen,, III, 139, 1860. — Cand., Mon., 111,55, 1860. -Thoms., Skand. Col., VI, 107, 1864.- Schiœdte, l. c, 79, 1865. -Seidl., Faun. 7ram., 197,1888.- Fowler, Col. Brit. W., IV, 85, 1880.- Horii, Trans. Amer, Ent. Soc., XVIll, 1892.-Kie8w.,iVa^, IV, 357, 1858 (2) . -Stierl.. Mitth. Schw.Ent., VI : Col. Belv., 33, \^1 . — Aplotarsus Curt., Tram. Ent. Soc. Lond., III, 15, 1854 (nom . praeocc.) (3). - Scolioceruh Mots., A/cï. 6ioi. Ac. Petenb., 227, 1859.— Atfgfflwtrita Thoms., /. c, VI, 110, 1864. — Zorochrus Thoms., /. c, 116, 1864. - Seidl., l. c, 197, 1888. - Quatimus Goz., Rech. esp. typ., 22, 1886.- ^rctopi/a Pand. in. K«.-Cand., Ca<. méthod., 119, 1891.
Taille généralement petite ; forme variable, courte, ovalaire, atlé* QUée aux extrémités, surtout chez le cf, ou ohlongue, plus oq moins allongée selon le sexe, rarement subparallèle, alors obtusement arrondie en avant et en arrière. Profil généralement convexe, rarement déprimé. Tète assez grande, plus ou moins inclinée en avant, parfois presque verticale. Mentonnière plus ou moins développée, parfois longue et large, s'avançant sur la bouche, parfois notablement plus courte, laissant celle-ci en partie à découvert; front plus ou moins convexe, limité en avant en forme d'angle très ouvert, ou parfois arrondi avec un léger avancement en son milieu; carène frontale assez élevée an-dessus de l'épistome ; celui-ci transversal, arrondi en avant. Article terminal des palpes sécuriforme, généralement obtus. Antennes de longueur variable selon les espèces et selon les sexes, faiblement dentées, presque filiformes; article basilaire très gros par rapport aux autres; les 2® et 3^ articles, parfois le 4®, plus ou moins longuement obconiques et plus étroits que les suivants, le dernier ovalaire. Pronotum assez fortement convexe, parfois subdéprimé, arrondi sur les côtés, le plus souvent transversal, rarement allongé, souvent rétréci en avant des angles postérieurs ; ceux-ci généralement courts et carénés, rarement dépourvus de carène; celle-ci se prolongeant parfois jusqu'au bord antérieur ; rebord latéral à peu près droit on
(i ) Où jl est écrit : Crypohypnu».
(S) Où il est écrit : Crypthypnu».
(3) Ce nom, déjà employé par Stephens (1830), a été con^erTé par nous pour désigner un groupe du genre Ludiut (Voy. p. 76).
ÉLATÊRIDES. — ELATtiRINt. ^25
assez forlemenlarqaé, parfois encore en ligne snbangalease vers son miiien, non iuflécbi en dessous; sillons basilalres assez courts, peu marqués, quelquefois nuls. Sutures prosternales non ou peu profondément creusées eu avant pour la réception do la base des antennes, généralement peu arquées, fines, simples, parfois dédoublées en avant. Prosteruum très large par rapport aux flancs protboraciqnes, muni d'une mentonnière forte, arrondie, parfois subtronquée ou faiblement arrondie. Points proslernale tantôt presque droite, tantôt fortement déflécbie au delà des bancbes de la première paire. Lames des hanches postérieures brusquement et fortement dilatées eu dedans en une expansion très large, non anguleuse, arrondie. Pattes assez grêles, généralement courtes ; tarses simples, diminuantgiaduellement de longueur. Ougles simples.
Des différences assez notables de taille et de forme se rencontrent selon les individus et selon les sexes. Les d* ont généralement les antennes plus allongées, le pronotum plus atténué en avant, plus fortement rétréci en arrière au-devanf des angles postérieurs et alors ceux-ci sont plus aigus et plus divergents; la forme générale du corps est souvent plus étroite et plus convexe tout en étant plus élancée. On les distingue parfois par les tibias antérieurs légèrement dilatés en dedans vers le milieu, tandis que ceux-ci sont droits chez les ^. EnÛn, chez quelques espèces, les J* se distinguent par un petit faisceau de poils serrés, placé sur le milieu du premier segment ventral en face Téchancrure que forme la jonction des lames des hanches postérieures. Les 9 o^^^ ^^^ forme générale plus élargie, les côtés du pronotum plus brièvement arrondis en avant et moins fortement arqués en leur milieu.
Quant à la classiQcation, nous no pouvons sectionner ce genre autant que les auteurs Tont fait d'après les travaux de Thomson; nous ne pouvons non plus admettre le démembrement créé par Schiœdle pour former deux genres totalement distincts et placés, Tun entre les Cardiophorus et les Lacon (Ij, l'autre près des Limonius. Suivant l'avis de M.\t. Bergroth(Eu^ Nachr,^ XIX, 308, 1S93) et Champion (Ent. MontfU. Mag.^ XXXI, 93, 1895), ladisposilion des pièces antéro-latérales du métathorax autour de la cavité des hanches intermédiaires est un caractère de valeur primordiale; mais, malgré cela, nous trouvons qu'oa ne peut éloigner l'un de l'autre les denx groupes ainsi obtenus pour en former deux genres différents. Nous utilisons même ces caractères pour former un troisième groupe avec le C. Brucki Cand., qui, tout en restant
(1) Schiœdle {l. c, 8â]i a placé aussi le §enre Lisiomus {Drapetes Re«llb,), qui appartient aux Eucaôtnides, entre les Lacon et loi Aielocera,
RewAê d'Ento}nologie, — Janvier 1900. 18
FAUNE GALLO-fiàÉNANE.
associé aax Ili/pnoidus par la conformation des lames de ses hanches postérieures, se rattache aux Athoïis par plusieurs caractères et entre autres par sa mentonnière peu développée, peu avancée, laissant la bouche libre. Nous lui conserverons le nom créé par M. Pandellé, tout en reconnaissant qn'on pourrait aussi bien ie séparer pour en faire un genre propre. Dans ce cas-là, nous le placerions soit avant, soit après le genre Atlioûs, dont il offre absolument le faciès, tant chez le cf que chez la Ç.
Le sousgeure Quasimus^ proposé par M. des Gozis (/. c. 2S) pour le C. minulissimus Germ., serait valable pour une classification des espèces de France ; mais il perd toute sa valeur quand il s'agit des espèces exotiques ou même du bassin de la Méditerranée. Cependant nous pensons avec M. Bedel qu'il pourrait être restauré pour l'espèce ci-dessns, ainsi que pour le liliputanus Germ. et autres, en mettant en valeur la configuration des pièces sallatoires qui doivent les distinguer de leurs congénères, sautant très bien, alors que ceux-là paraissent privés do la faculté de sauter. Une étude détaillée de ces pièces nous indiquera ultérieurement le parti qu'on peut en tirer.
Ces insectes se rencontrent habituellement au bord des eaux courantes, dans les pays de plaine ou de montagne, cachés entre les grains de sable ou sous les pierres^ près des mousses naissantes on parmi les tiges traçantes de certaines graminées. D'antres vivent sous les feuilles mortes amoncelées par le vent au bord des rivières, d'autres préfèrent se cacber au pied des plantes touffues comme les Verbascum. Enûn, quelques-uns se tiennent aux endroits les plus exposés au soleil sur les coteaux arides et sablonneux; d'autres, au contraire, semblent ne pas vivre à terre et se trouvent en ballant les arbustes ou les branches basses de certains arbres élevés.
La larve des Crypto/iypnuSy selon Perris (Larves de ColéopL, 187, 1877) se distinguerait de celle des autres Elatérides par Tépistome et le labre très distincts, et le bord antérieur de la lête non dentelé. Th. Beling (Denis. Ent. Zeits,, 208, 1884) rapportées qu'en dit Perris, tandis que Schiœdte (Nai. Tidssk , VI, 517) attribue à ce genre une larve qui a le bord antérieur de la tête Irldenté, les angles frontaux très aigus, mais sans labre et épistome distincts. M. Xanibeu {Soc. Ent. Fr., bulL^ 253, 1893) confirme Tassertion de Schiœdte, car il a réussi à élever la larve du Ci\ riparius Fabr, et il a observé que celle-ci avait répistom*5 et le labre confondus, la lisière frontale droite, Iridentée, puis échancrée à hauteur de la base antennaire.
Ce genre peut se diviser en trois groupes et former les sonsgenres suivants;
ÉLATÉRIDES. — KLATBRINI. 227
I. Epi mires mésotboraciqaM n'atteignant pns la cavilé des hanches InterméJiaires, c'est-à-dir» séparées de celle-ci par la partie poslérieore des épisteraes qui se prolonge alors iatéraiement à la hanche et descend au devant d'une partie correspondante de même largeur du mélalhorax. Mentonnière bien dércloppée, fortement arrondis. I. Hypsioidos.
II. Ep'inëres mésolhoraciques atteigoaat la cavité des hanches intermédis ires, mais laissant entre elles et la hanche un espace libre occupé par dus replis de Tento-mésothoraz. Bord antérieur dn nétaihorax droit ou oblique, mais ne remontant pas en formant nne expansion au-duraot de la partie postérieure des épislernes mé^othoraciques. Mentonnière très courte, médiocrement arrondie, laissant la bouche complète* ment libre et le menton à demi*découvert II. Ahctapila.
111. Epimères mésolhoraciques atteignant la cavité des hanches intermédiaires, c'est-à-dire se prolongeant vers celle-ci et formant alors séparalion entre la partie inférieure des épislernes mésolhoraciques et la partie correspondante d 4 métathofax. Mentonnière bien développée, forteme ut arrondis. . . UI. Cryitohypncs.