Helicina viridis, Lamarck (PI. IT, fig
Helicina viridis, Lamarck, An. s. vert., vol. VI, part. 2, p. 103. 1822. — H. viridis, Gray, in Zool. Journ., vol. I, p. 67, fig. 7 (mediocris). 1825. — H. viridis, Chenu, in Delessert, Rec. Cog. Lamarck, pl, XXVIL, fig. 34, 3b, 3c et 34 (mediocres). 1841. — H. viridis, Sowerby, Thes. Conch., vol. I, p. 11, pl. Il, fig. 67 (pessima). 1847. — H. versicolor, Pfeiffer, Zeuts. f. Malak., vol. VII, p. 77 (1830) et Malak. BL., vol. V, p. 145. 1858. — H. viridis, Martens, in Malak. Bl., vol. XI, p. 174. 1865. — H. aurantio-viridis, Sowerby, Thes. Conch., vol. III, p. 291, pl. CCLXX VI, fig. 379. 1866.
Hab. Saint-Domingue, sur les feuilles d’un Melastoma (teste Lamarck). Région Dominicaine : Environs de Santo Domingo (A. Sallé); Maniel (A. Sallé); Loma Quemada (A. Sallé). Mont Diego Campos (J. Hjalmarson). Cueva Grande, près Santo Domingo (D' Newcomb).
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Obs. L'histoire de l’Helicina viridis n’est pas facile à débrouiller, et cela par la faute de la majeure partie des auteurs qui s’en sont occupés et par suite de la rareté de celte petite espèce dans les collections. Lamarck, le premier, dans sa diagnose originale, a eu le tort d’être un peu trop concis, de ne pas s’apercevoir que son unique échantillon typique était une coquille non adulte (1) et de ne pas signaler les taches rouges de la périphérie et du sommet de la spire. La figure donnée par Gray, dans le premier volume du Zoological Journal, est médiocre et le coloris en est exagéré. Dans le premier volume du T'hesaurus, Sowerby n’a fait, d’après son propre eavu (2), que copier la figure donnée par Gray et, malheureusement, il l’a mal copiée, en omettant le rouge et en faussant la forme générale de la coquille, qu’il représente comme convexe, du côté de la spire et presque plane, du côté de la région ombilicale, tandis que c’est tout le contraire, les tours de spire étant aplatis, la spire étant peu saillante et la partie basale du dernier tour étant fortement convexe, à partir de l'angle obtus et émoussé de la périphérie, dont le dessinateur anglais a fait une carène fortement prononcée et tranchante, Dans la deuxième Monographie des Helicina du Thesaurus, cest encore pire et l’espèce se trouva tellement faussée et tellement méconnaissable, que l’auteur, lorsqu'il reçut de H.Cuming, en communication, un des individus d'A. viridis de M. A. Sallé, ne reconnut plus l'espèce de Lamarck et en fit une espèce nouvelle (3), sous le nom d’Helicina auran-
(1) La collection Lamarck, actuellement à Genève, ne renferme
qu'un individu unique d’Helicina viridis et il n’est pas adulte : c’est e type de l'espèce, H, C.
(2) Thes. Conch., vol. 1, p. 14, pl. IL, fig. 67, 1847.
(3) Thes. Conch., vol. HW, p. 291, pl. CCLXXVI, fig. 389, 1866.
tio-viridis ! C'était, d’ailleurs, une peine inutile qu’il se donnait là, car, dès 1850, Pfeiffer, probablement induit en erreur par quelqu’une des figures ci-dessus mentionnées, avait commis la même faute et également décrit la même forme sous la dénomination d'A, versicolor (4). La conclusion à tirer de tout cela c’est que la figure 67 de la première Monographie des Hélicines du Thesaurus de Sowerby et la figure 379 de la seconde soni sans valeur et qu’il convient de n’en tenir aucun compte; c’est aussi que l’Hehcina versicolor, Pfeiffer, etl’H. aurantio-viridis, Sowerby, doivent tomber dans la synonymie de l'A. viridis, Lamarck, comme l’a reconnu, d’ailleurs, avec raison, M. E. von Martens, en 1865 (2).
Les figures publiées par le D' Chenu, dans le Recueil de Coquilles de Delessert, bien que dessinées et gravées d’après l’exemplaire typique unique de la collection Lamarck, ne jettent que peu de jour sur la question. D'abord, l’exemplaire typique est un individu jeune. Ensuite, le dessinateur a trop arrondi le dernier tour, qui présente bien réellement, à sa périphérie, un angle émoussé et obtus, mais qui, ensuite, après cette angulation, devient notablement convexe, du côté de la base (3). On doit aussi remarquer que, lorsque le Mollusque est adulte, le péristome de sa coquille est blanc et le bord externe légèrement réfléchi. Le fond de coloration est ordinairement d’un beau vert émeraude transparent, qui rappelle celui du groupe de l’Aelix reginæ des Philippines :
(1) Zeits. f. Malak., vol. VII, p. 77. 1850.
(2) Malak. Bl., vol. XII, p. 174. 186%.
(3) Nous adressons ici nos remerciements sincères à notre savant confrère de Genève, M, le Dr Brot, qui, sur notre demande, a bien
voulu examiner avec soin le type de Lamarck, au Muste de la ville, et qui nous à transmis le résultat de son examen, H. C.
quelquefois, cette coloration tourne plus ou moins au jaune clair; mais ce qui varie à l'infini, selon les exemplaires, c’est la disposition des taches, des flammules ou des linéoles d’un rouge pourpre qui contribuent à l’ornementation de cette jolie espèce. On en jugera par les deux individus, l’un adulte, (PI. Il, fig. 8, 84, 8b), l’autre jeune (PI. IL, fig. 8c, 8d), que nous figurons : ils font partie de la coliection de M. Auguste Sallé, qui a bien voulu nous les communiquer.
264. Helicina rufa, Pfeiffer. OL ed Helicina rufa, Pfeiffer, in Proc. Zool. Soc. London, p. 392. 1856.
Var. 8. Pallidè straminea, peristomale intüs pallidè aurantiaco.
Var. . Minor, rufa.
Hab. Région Dominicaine : Yuma (A. Sallé) ; EI Salado (A. Sallé).