‹ Faune malacologiqueChapitre 142 sur 142 · HA · texte numérisé non relu

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lusques terrestres operculés qui figurent sur ces quatre listes, comparativement à celui des inoperculés.

La question de savoir avec laquelle des Grandes Antilles la faune malacologique de Saint-Domingue présente le plus d’affinités (en dehors des espèces communes à plusieurs de ces iles que nous venons d’énumérer) est assez délicate à juger, et cela pour deux raisons principales.

D'abord, la Faune de Saint-Domingue est, encore aujourd’hui, beaucoup moins complètement connue que celle de la Jamaïque, des Bahamas ou de Portorico et surtout que celle de Cuba.

Ensuite, chacune de ces îles a, avec la faune de Saint- Domingue, ses affinités particulières, qui sont le plus souvent différentes les unes des autres et dont il est quelquefois difficile de déterminer la valeur comparative.

Il semblerait que Portorico, qui, au point de vue géographique, est l’ile des Grandes Antilles la plus rapprochée de Saint-Domingue et qui parait même en être la contipuation naturelle, interrompue par une invasion de la mer ou par quelque autre grand phénomène géologique, devrait venir en première ligne, sous le rapports des affinités des faunes. Pourtant, Portorico compte bien plus d'espèces communes avec Cuba (26 espèces), qu'avec l’ile de Saint- Domingue (1% espèces), qui est plus voisine. Mais, peutêtre la proportion changera-t-elle et peut-être même serat-elle renversée, lorsque l’ile de Saint-Domingue sera aussi complètement connue que l’est Cuba actuellement? D'ailleurs, même dans l’état actuel des connaissances, il existe, entre les deux faunes malacologiques, deux affinités très importantes èt dont on ne retrouve pas l’équivalent ailleurs. D’abord, Portorico est la seule ile des Antilles dans laquelle on trouve des représentants (Helix carocolla,

Linné) des Caracolus de grande taille et à coloration brune qui caractérisent si éminemment la faune de Saint- Domingue; ensuite, elle possède, dans l'Helix Luquillensis de Shuttleworth, une forme représentative, jusqu’à un certain point de l’Helix Audebardi, de Pfeiffer (1), autre espèce absolument caractéristique du groupe central de l'ile qui nous occupe. Les Caracolus de petite taille et à fond de coloration blanchâtre plus ou moins rayé se retrouvent aussi bien à Cuba et à Porlorico qu’à Saint- Domingue. D'autres affinités, moins importantes il est vrai, existent encore entre ces deux dernières îles, par exemple, la présence, à Portorico, des genres Megalomustoma, Stoastoma, Simpulopsis et Pseudobalea. À côté de ces remarquables rapports éclate, comme une dissonnance apparente, le fait de l’absence totale, à Portorico, des Cylindrella du groupe des Thaumasia, si considérablement développés à Saint-Domingue, maisce fait s’explique facilement et par des causes toutes naturelles, Dans la partie N.-E. de Saint-Domingue, dont Portorico peut être considéré comme le prolongement géographique, les Thaumasia manquent complètement : elles se trouvent toutes localisées dans la région S.-0. de l'ile, d’Azua à Jérémie et à l’Anse d'Hainault.

Les Iles Bahamas, dont quelques-unes, notamment Great Inagua, sont assez voisines de Saint-Domingue, ne s’en rapprochent guère que par leurs Helix, appartenant principalement au groupe des Plagioptycha, par la prédominence des Strophia et par la présence d’une espèce à la fois Haïtienne et Dominicaine, et en même tempsassez

(1) L'H. Luquillensis serait peut-être aussi bien placé dans le

groupe des Eurycratera que dans celui des Polydontes, où on le inet habituellement H, C.

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caractéristique, le Chondropoma semilabre, Lamarck.

Les ressemblances, d'ailleurs très réelles, qui existent entre la faune malacologique terrestre de la Jamaïque et celle de Saint-Domingue s'appliquent particulièrement, ainsi que l’on devait s’yattendre, à la région S.-0. de cette dernière ile, qui est la plus rapprochée de l’autre. C'est A, sur le territoire Haïtien, que se trouvent de nombreux Thaumasia et les représentants des genres ou groupes Jamaïciens Sagda, Lia, Anoma, Stoastoma et Lucidellx. Le genre Crocidopomu, assez développé à Saint-Domingue, compte un représentant, à la Jamaïque. Comme dissemblance, l'absence, à Saint-Domingue, du groupe d’Helix des Pleurodonta, si répandu à la Jamaïque, est caractéristique,

Cuba, qui est déjà celle des Grandes Antilles qui compte le plus d'espèces communes avec Saint-Domingue, se relie intimement à sa faune par la présence de nombreux Caracolus de petite taille, d'espèces appartenant aux genres Liquus, Megalomustoma, Pseudobalea, Spiraxis, Geostilbia, Crocidopoma, et d’un représentant de la section des T'haumasia. Nous pensons que ces affinités, déjà assez considérables, ne pourront que grandir encore, lorsque la partie du territoire Haïtien la plus voisine de l'ile de Cuba, celle qui s’étend, au N.-0., jusqu'au Môle Saint-Nicclas, et qui n’a encore été visitée par aucun naturaliste, aura été explorée et sera complètement connue. Les Helicina, Eutrochatella et Alcadia de Cuba ressemblent à ceux de Saint-Domingue, mais ils sont plus nombreux en espèces et plus beaux. D’un autre côté, les deux faunes ne laissent pas que de présenter entre elles d’assez nombreux points de dissemblance. Rien que dans le genre Helir, les Eurycratera, les Parthena, les Plagioptycha et les grands Caracolus de Saint-Domingue

ete manquent à Cuba, tandis que les Polymita, Thelidomus, Coryda,Jeanneretia, Cysticopsis, Polydontes (et peut-être même Hemitrochus) de Cuba manquent à Saint-Domingue. Parmi les Cylindrella, le groupe Haïtien des Thaumasia est à peine représenté à Cuba, tandis que celui des Callonia de Cuba n'existe pas, à Saint-Domingue.

En résumé et dans l’état actuel des connaissances, les affinités qui existent entre Saint-Domingue et les iles voisines nous paraissent pouvoir être évaluées comme il suit, par ordre d'importance : 4° Portorico ; 2° Cuba ; 5° Jamaique ; 4° Iles Bahamas.

Parmi les savants auxquels nous sommes redevables des documents, malheureusement trop peu nombreux, qui nous ont permis d'entreprendre et de mener à fin notre Catalogue, quelques-uns sont morts, comme Th. Bland et L. Pfeiffer, et nous ne pouvons qu’apporter un hommage posthume à leur mémoire, pour les services qu’ils ont rendus à la science ; d’autres, comme J. Hjalmarson et D.-F. Weinland, ne nous sont connus que par leursexplorations et par leurs écrits; d’autres, comme W. Kobelt et P. Fischer, sont nos correspondants ou nos collaborateurs. Il nous reste à adresser nos remerciements bien sincères à deux naturalistes voyageurs, qui ont contribué, pour une large part, à la connaissance des Mollusques terrestres et fluviatiles de Saint-Domingue. Nous voulons parler de M.Augusie Sallé,de Paris, et de M.Hermann Rolle, de Berlin, qui nous ont communiqué avec une grande complaisance et une inépuisable bienveillance leurs notes de voyages et leurs renseignements sur les diverses localités dans lesquelles ils avaient recueilli leurs espèces. M. A. Sallé, de plus, a mis libéralement à notre disposition, en vue de faciliter notre travail, la remarquable col-

lec lion de Mollasques de Saint-Domingue qu'il possède et “à qui n'est égalée que par celle du British Museum de Lon-

__ dres, qui provient également de son voyage. H. C.

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lindrella Peuveriana, Ferussac

eximia, Pfeiffer ni crenata, Weinland et M.

— arcuata, Weinland et M.

Journal de Conch hologie 1891.

Arnoul del

l Cylindrella Dohrni, Maltzan

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