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picuè fasciata ; ultimus anfractus basi subplanatus. — Diam. maj. 52 mill., min. 46, alt. 33. Apertura cum peristomale 27 mill. longa, 3% lata (Coll. A. Salié).
Hab. Haïti : Sans-souci (H. Rolle); Dondon (H. Rolle). Région Dominicaine : Tablaso (A. Sallé); San Cristobal (A Sallé). La variété 6 se trouve plus à l’O., dans la direction de Maniel, en pays plus sec et toujours dans les montagnes, comme la forme typique (A. Sallé).
Obs. Cette belle espèce, encore très rare dans les collections, n’a été, jusqu'ici, recueillie que dans la chaine centrale de l’ile, ou dans les montagnes qui s’y rattachent. Seulement, comme on l’a trouvée vivante dans des localités fort éloignées les unes des autres (Sans-souci et San Cristobal, par exemple), il est permis de supposer qu’elle doit exister dans d’autres parties de cette chaine que celles où l’on a constaté sa présence. Elle est complètement nocturne et reste cachée pendant tout le jour, ce qui rend sa recherche difficile et ce qui explique pourquoi les anciennes collections ne renfermaient que des individus morts et plus ou moins décolorés : ces spécimens avaient été trouvés pendant le jour et ramassés sur le sol. Nous ne connaissons que deux naturalistes, MM. Sallé et Rolle, qui aient recueilli espèce avec son Mollusque.
On confond souvent cette espèce avec la suivante, l’'Helix Audebardi, Pfeiffer, dont la coloration est presque identique. Les deux formes sont assurément voisines l’une de l’autre, mais on les distinguera toujours entre elles par les caractères suivants. L’H. gigantea présente, sur son premier tour embryonnaire, 4 à 5 sillons rugueux qui manquent dans l’autre espèce ; sa forme générale est plus déprimée, sa spire moins élevée ; son dernier tour, proportionnellement plus grand, est marqué de stries plus
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faibles, qui finissent par disparaître complètement, en arrière du bord externe, où elles se trouvent remplacées par une surface lisse, luisante, comme vernie et d’un aspect tout particulier. Dans l’Helir Audebardi, les tours embryonnaires ne sont pas sillonnés, la forme générale est moins déprimée, la spire proportionnellement plus élevée et les stries, plus fortement accusées, se prolongent jusqu’à la fin du dernier tour, qui ne présente nullement l'aspect lisse et poli de l’autre espèce.
Jusqu’à ces derniers temps, les auteurs se sont accor lés pour considérer l’espèce qui nous occupe comme étant lHetix cornu-militare de Linné. Pourtant, il n'en est rien et il suffit de lire attentivement la diagnose Linnéenne poar se convaincre que l’espèce décrite dans le Wuseuin Ulricæ (1) est une Carocolle fortement anguleuse à la périphérie (latere acuto), munie d’une ouverture deux fois plus large que longue, jaunâtre (aperltura flavescens duplo lalior quaäm longa), et d'un péristome de couleur fauve (und què fulvo). Or, aucun de ces caractères ne s'applique à l'espèce, dont le dernier tour est arrondi à la périphérie, dont l'ouverture est presque aussi longue que large et bleuàtre, et dont le péristome est d'un blanc pur. Le véritable Helir cornu militare de Linné ne peut guère avoir été établi que sur un individu en mauvais état de conservation et plus où moins décortiqué de lune des trois espèces suivantes : celle que Pfeiffer a nommé H. excellens, celle que Môrch a cataloguée sous la désignation d'H. sarcocheila (2), ou enfin et bien plutôt l’H. angistoma
(4) Museum Ulricæ, p. 665, n° 365. Helix cornu mililare. 1764. (2) C'est àtort, que l’on prerid habituellement, dans les collections,
pour formetypique de l’espèce de Môrch, une Carocolle à péristome blanc. Môrch dit expressément dans sa diagnose originale (Ga. Kierulf, p.28) : « perislomale incrassalo, palalo calloque funiculari margines conjungenle, carneis ». H, CG,
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de Férussac. Toutes les trois sont de Saint-Domingue. Malheureusement, la diagnose originale de Linné est le seu! document certain que l’on possède, pour la solution de la question, car on ignore ce qu’est devenue la coquille typique, qui, d’ailleurs, n’a jamais fait partie de la collection du grand naturaliste Suédois, et de ce document il ne ressort qu’un fait positif el incontestable, c’est que l'espèce Linnéenne était une Carocolle.
L'opinion que nous soutenons ici est également celle de M. S. Hanley, si compétent dans toutes les questions qui se rattachent à l’identification des espèces de Linné (1), et de M. Pilsbry, bien que ce dernier, tout en reconnaissant que, d’après les règles strictes de la nomenclature, l’espèce qui nous occupe doit s’appeler Æ, gigantea, lui conserve, par une contradiction bizarre, le nom qu'il reconnait erroné, mais sous lequel, dit-il, cette espèce est plus généralement connue (2). D'ailleurs, la figure de Gualtieri, citée par Linné, est concluante. Quant à Dillwyn, Deshayes et Pfeiffer, ils nous paraissent s'être complètement mépris sur ceite question et s'être purement et simplement copiés les uns les autres, en propageant la même erreur.