‹ Faune malacologiqueChapitre 43 sur 142 · Helix angustata, Férussac · texte numérisé non relu

Helix angustata, Férussac

Helix angustata, Férussac, Prod., 133. 1821. — 1. anqustata, Férussac, Hist. Nat., pl. LXE fig. 1. 1821. — H. angustata, Pfeiffer, Symb., HF, p. 74. 1846. — 11. angustata, Püsbry, Man. of Conch., sér. 2, vol. V, p. 70, pl. VIL, fig. 67, 68. 1889.

Hab. Région Dominicaine : environs de San Domingo (A. Sallé); San Cristobal, sur les arbres (A. Sallé) : Bois de Jamao, sous les feuilles mortes des arbres à acajou Hjalmarson). :

Obs. Cette remarquable espèce, fortement carénée et marquée de granulations très fines, suflirait à elle seule pour rendre vraisemblable la présence, à Saint-Domingue de l’Helix obliterata, avec lequel elle a les plus grands rapports, si cette dernière espèce n’avait pas été, à deux reprises différentes, recueillie authentiquement, dans la partie Haïtienne de l'ile.

61, Helix obliterata, Férussae.

Helix obliterata (Helicigona), Férussac, Prod. 136 et Hist. Nat., pl. LXI, fig. 3. 1821. — H. obliteratu, Reeve, Conch. Icon., Helix, pl. XLIX, fig. 231. 1851.

Var. &. Minor. — Férussac, Hist. Nal., pl, EXT fig. 4.

Hab. Haïti : environs de Port-au-Prince, au N. de la ville (V.-P. Parkhurst. 1875). Jérémie (H. Rolle), — Portorico (test. Maugé, Férussac, Pfeiffer, Reeve, etc., 1587). ??

Obs. Tous les auteurs, jusqu’à ces dernières années, s’accordaient à donner Portorico pour habitat à cette remarquable espèce, toujours bien rare dans lescollections,

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quoique connue depuis plus de soixante-dix ans. Et, en effet, sa grande ressemblance avec une autre espèce, authentiquement de Portorico celle-là, l’'Helix angulata, Férussac, donnait beaucoup de vraisemblance à cette assertion. Pourtant, l’on pouvait s'étonner qu’une Hélice de celte taille et aussi remarquable par sa forme eût échappé aux recherches d’un collecteur habile et zélé comme B. F. Blauner, que Shuttleworth avait envoyé dans cette ile, et qui, de 1852 à 1853, l’avait explorée pendant seize mois, et à celles d’un autre naturaliste, bien connu des malacologistes par ses belles découvertes de Cuba, le D' Gundlach, qui, dans le cours des années 1874 et 1875, parcourut la région occidentale, puis la région orientale de l’ile et y fit des collections. L’explication de ce résultat négatif est bien simple. L’Helix obliterata ne parait point exister à Porlorico et, par contre, deux naturalistes l'ont authentiquement recueilli dans la partie Haïtienne de Saint-Domingue : M. Parkhurst, pendant un voyage de quelques jours fait,en 1875, à Haïti, a trouvé, dans le voisinage immédiat de Port-au-Prince et au nord de la ville, un Helix obliterata dépourvu de son mollusque (1); plus tard, en 1887, M. H. Rolle a récolté l'espèce aux environs de Jérémie (2). Ces faits nous paraissent bien établis ; ils constituent donc un point de ressemblance de plus entre la faune malacologique de Saint-Domingue et celle de Portorico, si voisines déjà, sous tant de rapports, Pt l'A. obliterata sera à V'H, angulata ce que l'H. sarcochila est à V'H. carocolla et ce que l'H. bizonalis est à

(A) Conf. Th, Bland, in Ann. Lyceum of Nat. Hist. of New York, vol. XI, p. 148. 1875.

(2) M.E. von Martens (Heliceen, &d. 2, p. 147. 1860) cite l'Helix

oblilerala, comme se trouvant à Haïti, mais il ne dit pas sur quelle autorité il appuie son affirmation, H. C.

— Ù3 — V'H. marginella : autant d’espèces, autant de traits d'union entre les deux faunes.

Sectio 9. Caracolus.

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