Helix angistoma, Férussac
Helix angistoma (Helicigona), Férussac, Prodrome, p. 430, et Hist. nat., pl. LX, fig. 1. 1821.
Hab. Saint-Domingue.
Obs. Cette espèce, encore assez rare dans les collections,
ue paraît avoir été recueillie, dans l’île, ni par les natura-
listes ni par les voyageurs modernes. Comme elle existait dans presque toutes les collections anciennes (nos exemplaires proviennent de l’ancienne collection de M, de Lafresnaye), il est permis dé supposer qu’elle vit dans la partie Haïtienne, qui a fourni presque exclusivement aux collectionneurs de la fin du dix-huitième siècle et du commencement du dix-neuvième le peu de coquilles de Saint-Domingue qu'ils possédaient. Elle est plus petite que les trois précé: dentes ; ses tours sont plus serrés, son ouverture plus étroite et sa coloration différente. De plus, c’est la seule espèce de la section des Caracolus de Saint-Domingue qui présente, au-dessus et au-dessous de la carène, des bandes brunes, plus ou moins distinctes mais toujours visibles.
Cette espèce est l’Helir angystoma de Deshayes et l’H. anchistoma de Martens.
“66. Helix Gaskoini, Pfeiffer.
Helix Gaskoini, Pfeiffer, in Proc. Zool. Soc. London, p. 260, 1851. — H. Gaskoini, Reeve, Conch. Icon. vol. VIE, Helir, fig. 286, 1851.
Var. 8. Gonavensis, Crosse, 1891.
Helix Sagemon, var. Arangiana (peristomate albo), Bland, x Ann. Lyceum Nat. Hist. of New-York, vol. XI, p. 81 (1875) et p. 197, (1876).
Hab. Haïti : Ile de la Gonave, (Prof. Linden), pour la variété 8. Région Dominicaine : Charco de los Toros (A. Sallé), pour la forme typique; environs de San Domingo (W.-M. Gabb).
Obs. L’Helix Gaskoini a été décrit par Pfeiffer et figuré par Reeve d’après un individu en médiocre état de conservation, qui provenait des collections recueillies, dans la partie Dominicaine de l'ile, par M. A. Sallé. C’est une
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coquille blanchâtre, ombiliquée, à dernier tour fortement caréné et rappelant, sous ce rapport, les nombreuses formes spécifiques ou variétés de Cuba, que M. Arango a réunies en une seule espèce, sous la dénomination d’Helir Sagemon, Beck.
La forme provenant de l’ile de la Gonave et dont nous avons fait notre variété & Gonavensis est considérée par M. Th. Bland (1. €.) comme se rapprochant beaucoup de l'Hélice Cubaine, pour laquelle Poey a créé son Helir Arangiana (41), et comme n’en différant que par son péristome blanc (2). Plusieurs auteurs considèrent l’Helix (askoini comme une simple variété de l’H. bizonalis de Deshayes et M. Auguste Sallé, qui connait très bien les coquilles de Saint-Domingue, partage cette manière de voir. IL est possible qu’ils aient raison, car, en définitive, la principale différence entre les deux formes consiste en ce que l’une (4. Gaskoini) est un peu plus nettement carénée, à la périphérie, que l’autre (H. bizonalis), qui n’est qu'obtusément anguleuse et a son dernier tour presque arrondi, Il faudrait, pour trancher la question, pouvoir examiner et comparer ensemble un grand nombre de ces coquilles et, malheureusement, elles sont jusqu'ici peu répandues dans les collections.
/ 67. Helix bizonulis, Deshayes.
Helir bizonalis, Deshayes, ?n Férussac, Hist. Nal., vol. 1, p. 6$. — H. bizonulis, Pfeiffer, Monog. Helic., vol. IE, p. 244, 1833. — H. bizonalis, Bland, in Ann.
(1) Memor. Cuba, vol. 1, p. #10, 1851.
(2) On est assez embarrassé pour savoir ce que Poey a voulu entendre au juste par son H. Arangiana, I parle, dans sa diagnose, d'un péristome de couleur fauvâtre (peritrema fulvidum) et toutes les Hélices qu'il figure ont le péristome blanc (Mem. Cuba, vol. 1, pl. XI, fig, 17-20 et pl. XXV, fig. 1-4)! H. C.