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Faune suisse. Lépidoptères

La famille des Phaléniles n'est point aussi complètement étudiée qu'on pourrait le croire en parcourant les ouvrages spéciaux qui traitent des Lépidoptères. La structure et la conUguration exacte des organes, chez l'insecte parfait, laisse encore des points à éclaircir ou à compléter. Il ne faut pas être surpris dès-lors si lès class'iflcations proposées manquent de stabilité. L'étude de la chenille est bien moins avancée que celle du papillon; c'est à peine si l'on connaît passablement la moitié des larves des phalènes. Dans certains genres les chenilles sont à-peu-près toutes inconnues.

Il eut été fort intéressant de rassembler sous un coup-d'oeil général ce que nous savons et ce que nous ne savons point encore sur ces divers points; mais l'occasion ne s'y prêtait pas, puisque nous devons nous borner ici à compléter l'énumération d'une fort petite portion de la Faune helvétique. On trouvera d'ailleurs éparses, sous forme de notes, un grand nombre d'observations sur la structure des organes et sur la distribution des genres et des espèces. Nous y renvoyons les entomologistes.

Un point, généralement peu apprécié, doit cependant nous arrêter un instant, si nous voulons être compris du lecteur; nous voulons parler de la nervation des ailes ou de la disposition de leurs nervures (venae). — L'aile est l'organe le plus essentiel à étudier chez le papillon. Sa structure et la comparaison des deux paires entr'elles fournissent des données de première importance pour la distinction des tribus et des ordres. L'aile est

pour le lépidoptère ce que les pattes sont diez le coléoplère. Pour bien apprécier les caractères fournis par cet organe, il ne faut pas se borner à y signaler des bandes, des raies, des taches ou des points, encore moins des couleurs ou de simples dessins: il faut surtout connaître son anatomie et, dans celle-ci son squelette. C'est là ce qu'a parfaitement compris Herrich- Schaffer lorsqu'il ])ublia dans sa Révision du grand ouvrage de Hûbner une série de tableaux organographiques destinés à poser les bases d'une UQUvelle classification des lépidoptères. C'est en suivant les traces de cet habile observateur que l'on parviendra un jour à élever l'étude de ces insectes au niveau de celle des classes voisines, et particulièrement des coléoptères.

Le squelette de l'aile est tout entier dans ses nervures; ce sont elles qui représentent le mieux les analogies et les différences de forme et de structure. Leur distribution, leurs anastomoses, leurs rapports réciproques déterminent la position des lignes et des traits qui servent de base au dessin, celle des angles et des sinuosités d'où résulte la forme générale. Il existe des relations constantes entre toutes les parties du dessin et les nervures. Pour énoncer ces relations, il fallait créer une nomenclature spéciale des nervures et des lignes essenlielles dans le dessin ; c'est là ce que Herrich-Schàffer a tenté démettre à exécution en désignant les nervures prises à leur extrémité marginale par la série des chiffres 1 à 11 , en partant de l'angle anal. Cette méthode de classification a plus d'un inconvénient. Elie se fixe difficilement dans l'esprit; elle devient obscure dès qu'une même nervure principale augmente ou diminue ses subdivisions. En comptait les nervures à leur extrémité elle fait oublier la structure typique de la racine de l'aile et celle du réseau central. Enfin, et c'est ici son principal défaut, elle n'est comparative que pour les lépidoptères, en sorte qu'en passant aux diptères, aux hyménoptères ou aux coléoptères, il faut l'abandonner.

La distribution ptérographique proposée par 0. Heer est exempte de ces inconvénients; aussi lui avons-nous donné la préférence dans nos notes. Cet enton.ologiste reconnaît dans tout aile d'insecte six nervures fondamen-

taies. En partant du bord antérieur ou de la côte de l'aile, il énumère: 1". La nervure costale (vena marginalis s. costalis. N". 1 1 . Herr.-Schf.) 2". La nervure médiastine (vena mediastina. N". 10. H. -S.). Ces deux nervures chez le papillon s'accolent lune à Tautre, restent indistinctes et ne se subdivisent pas dans leur cours, sauf à leur extrémité où elles forment souvent un petit éventail au sommet de l'aile. Ce sont elles qui par leur réunion donnent à la côte la fixité dont elle a besoin pour le vol. Elles sont beaucoup plus développées à l'aile supérieure qu'à l'inférieure. — 3". La nervure scapulaire (vena scapularis. N" 9. H. -S.). Celle-ci naît tantôt isolée, tantôt rapprochée de la suivante; dans ce dernier cas on la prendrait pour son rameau antérieur; mais il est aisé de se convaincre qu'elles ne sont alors qu'accolées et non confondues. Cette nervure ne se subdivise pas dans les Géomètres. — 4". La nervure moyenne externe (vena externo - média. N°. 7 et 8. H.-S- . Elle forme la cloison antérieure de la cellule et se subdivise en deux branches. Près de sa bifurcation, rarement plus en dehors qu'elle, souvent plus en dedans, se détache le filet anastomotique transversal qui, se dirigeant vers la nervure suivante, clôt la cellule en dehors. Ce dernier filet reçoit la petite nervure centrale de la cellule: le point de jonction des deux ou le noeud, correspond au point discoïdal des Phalènes. — 5°. La nervure moyenne-interne (vena internome dia. N". 2, 3, 4 et 5. H.-S.) naît toujours isolée de la précédente et forme la cloison postérieure de la cellule; elle se contourne ordinairement un peu sur elle-même à mesure qu'elle se subdivise en 3 ou 4 rameaux et se rapproche du filet anastomotique. La nervure N°. 5 de Her.-Schf. fait -elle ou non partie de cette nervure, ou appartient- elle au filet cellulaire central, c'est ce que nous n'examinerons point ici. Les deux nervures moyennes circonscrivent la cellule (area externo -média) qui dans les phalènes est divisée dans sa longueur en "1 parties plus ou moins égales par un filet parti de la moyenne interne et qu'on peut nommer nervure cellulaire. Celle-ci ne se prolonge pas toujours jusqu'à la marge de l'aile. — 6°. La nervure anale (vena analis. N"- 1 et 2 H.-S.) longe le bord interne de l'aile: près de son origine elle émet, dans presque toutes les

phalènes, un rameau qui circonscrit entre lui et la moyenne -interne un espace que 0. Heer nomme area interno-media.

Tout autour et au-devant du réseau vasculaire dont nous venons de désigner les troncs et les rameaux, se disposent d'une manière constante et symétrique les points, les yeux, les angles saillants et rentrants des lignes, des bandes et des bords; les échancrures et les dentelures des ailes, les intersections de la frange, etc. Pour donner à ce système de nomenclature une ûxité complète, et pour établir nettement ses rapports avec le dessin, nous avons adopté dans la description de l'aile de beaucoup de phalènes des dénominations arrêtées que nous devons aussi faire connaître. Nous avons dû le faire pour éviter les confusions qui régnent dans la plupart dés auteurs sur ce point. Dans la majeure partie de la subdivision des Dendrom et ri des Faile supérieure se divise transversalement en 3 espaces, séparés l'un de l'autre par deux rubans, lesquels sont ordinairement encore partagés par 2 ou :} lignes. Si l'on part de la base de l'aile d'une Cidaria p. ex. on trouve d'abord un espace basilaire qui souvent se subdivise en 2 parties. A cet espace succède un premier ruban fréquemment marqué de stries ou raies parallèles. Après le premier ruban vient le 2™'" espace ou bande moyenne (transversej. Cette bande porte vers son milieu du côté de la côte le point discoïdal et se trouve aussi souvent marqué de lignes transverses plus ou moins sinueuses ou anguleuses. Le deuxième ruban semblable au premier suit le 2'"" espace. Le 3*"'" espace ou bande marginale termine l'aile; il est partagé parla ligne ondulée ou fulgurale (lorsqu'elle existe) et limité par les points ou les stries qui bordent la frange. En donnant à ces expressions le même sens dans toutes les descriptions, quelles que soient les teintes et les dessins qui recouvrent l'aile, il n arrivera plus que l'un décrive comme fond ce que l'autre représente comme un dessin superposé, ou que l'un appelle bande ce qui est espace pu raie chez un autre observateur. Notons encore que dans la description comparative de la nervation, il faut autant que possible prendre des individus du même sexe; quoique les différences entre les deux sexes soient généralement petites, elles n'en existent pas moins. Nous avons choisi de préférence l'aile inférieure soit

parce que les nervures y sont plus faciles à découvrir, soit aussi parce qu'elle varie davantage que la supérieure et fournit dès-lors des points de comparaison plus saillants.

Nous n'avons apporté aucun changement à la circonscription de la famille des phalénides telle que l'on entendue les entomologistes depuis Linné. Ce groupe est si naturel, qu'il ne serait possible ni de le subdiviser, ni de le réunir à quelque autre sans méconnaître des analogies qui se révèlent au premier coup-d'oeil; il est en même-temps si compacte et si fortement serré dans sa texture par l'entrecroisement des relations spécifiques, que l'on est presque forcé d'en revenir à la pensée du grand naturaliste suédois et de n'en faire qu'un seul grand genre subdivisé tant bien que mal en sous-genres difliciles à caractériser. — Nous n'avons exclu des géomètres qu'une seule espèce suisse, Aventia flexularia Bdv., qui par la clienille et les caractères de l'insecte parfait se place plutôt dans la tribu des Noctuo-phalénites (Boisd. Index), ou, si l'on préfère, non loin des Herminies.

Entre toutes les méthodes de classification proposées nous avons préféré, non sans hésitations cependant, celle de Herrich-Schàffer (Hiibner's Revision), ce n'est pas qu'elle fut à nos yeux exempte de défauts, mais la série qu'elle établissait conservait assez bien les rapports généraux des groupes. L'ayant adoptée, nous oserons mieux en faire la critique. Son premier défaut se trouve dans la subdivision de la famille entière en deux tribus, désignées sous le noms de Dendrométrides et de Phy tométrides. A ne prendre que les formes extrêmes, cette distinction paraît fondée en raisons; mais dès que l'on cherche des caractères positifs de structure ou que l'on veut tenir compte des espèces intermédiaires, on ne sait plus où s'arrêter. Le caractère que Her.-Schâffer tire de l'insertion de la nervure scapulaire sur la nervure moyenne-externe dans un point plus ou moins rapproché de l'angle antérieur de la cellule, est tout-à-fait mal choisi, puisqu'il n'est qu'un plus ou un moins passablement variable. La différence de développement entre les deux paires d'ailes eut offert des caractères plus solides, sans être netten ent tranchés, il est vrai; la série qui en résulte diffère peu de celle de notre auteur, mais elle est mieux assise. En partant des

groupes qui ont la paire postérieure aussi complètement organisée que Tantérieure (Acidâlia, Ephyra, Boarmia, Gnoplios, etc.) , on passe insensiblement à ceux où les postérieures sont moins développées que les antérieures (Cidaria, Eupithecia, Lobophora).

Les groupes formant les genres de Her. -Schaffer sont tantôt trop restreints, tantôt trop étendus. Là où quelque modification des nervures ou de la marge des ailes donnait prise à des distinctions, il n^a guères manqué de les faire valoir; là où au contraire le faciès parlait seul, il a admis des genres très étendus. Ici, comme partout ailleur, on peut voir comment la manière, dont l'observateur saisit la valeur des caractères, détermine seule les coupures qu'il établit. L'homme de cabinet divise et subdivise à l'infini; l'observateur pratique applique plus volontier la synthèse. Il nous eut été facile de modifier plusieurs des genres adoptés dans la Révision de Hubner; mais une pensée nous a sans cesse arrêté: s'il n'est pas prudent de construire des groupes avec les seules espèces européennes^ combien plus cette tentative est-elle téméraire lorsqu'il s'agit d'une Faune très limitée. La manie de construire des classifications et de créer des genres dans tous les catalogues, a fait un grand mal à la science; c'est elle qui a élevé ces échaffaudages qui, tombés successivement, embarrassent aujourd'hui le terrain de leurs décombres.

Un troisième défaut delà Révision de Hubner fut d'établir par dichotomie la série des espèces dans les genres un peu nombreux (Acidalia, Eupithecia , Larentia), il en est résulté que, sous espoir de rendre la science plus accessible aux amateurs, il a souvent détruit les analogies et placé deux espèces très voisines aux deux extrémités du genre.

Nous ne parlerons pas ici des autres méthodes de classification, parce qu'elles sont toutes plus vicieuses que celle- de Her. -Schaffer. La meilleure d'entr'elle est encore sans contredit celle de Treitschke, mais elle est aussi la moins systématique.

Nous avons évité autant que possible de créer des noms spécifiques nouveaux. La dénomination la plus répandue en Allemagne nous a toujours paru préférable. La question de priorité nous touche fort peu ; les descrip-

lions ou les figures, qui ne laissent pas de doute, devant seules faire règle.

La Faune de la Suisse se montre aussi riche en Phalènes, qu'elle l'est eu égard à d'autres animaux mieux connus. En général, aucun pays sur le globe ne présente, entre des limites aussi étroites, une aussi grande variété d'espèces. Le dernier catalogue de Heydenreicli (1851) énumère 722 espèces européennes. Si de ce nombre on écarte 60 à 70 numéros employés pour des variétés ou pour des espèces douteuses, on comptera 660 espèces en Europe. Notre catalogue indique 329 espèces, ou environ la moitié de celles qui habitent le continent.

Ce fait trouve son explication dans la position géographique de la Suisse au centre de l'Europe, ainsi que dans la variété d'exposition solaire et de constitution géologique de son sol- Voici du reste, comment nos 329 espèces se distribuent géographiquement. — Un tiers environ, soit 112 espèces, se trouvent communément répandues sur toute la surface de l'Europe, à l'exception peut-être des points les plus extrêmes de la chaleur ou du froid. Un nombre un peu plus considérable, soit 130 espèces à-peu-près, sont réputées rares et ne se recontrent guères qu'isolées. La plupart d'entre ces dernières (environ 80) ne se présentent pas exclusivement dans une localité limitée, tandis que les 40 autres n'ont été jusqu'ici recueillies que sur un point particulier. 1 1 de celles-ci n'ont pas été, jusqu'à présent, saisies hors de la Suisse.

Eu égard à la latitude ou plutôt à l'exposition du sol ou au climat qui en est la conséquence, nos Phalènes comptent 48 espèces purement alpines: plusieurs d'entr'elles reparaissent dans le nord de l'Europe. 16 espèces particulières aux sous-alpes et aux montagnes existent presque toutes dans le nord de l'Allemagne-

La Suisse méridionale ou chaude compte 25 espèces du midi: celles-ci ne se prennent guères que sur les bords de nos grands lacs, ou dans les vallées chaudes. Les espèces septentrionales et qui ne fréquentent pas les montagnes, ne vont pas au-delà de 20.

Il eut été fort intéressant de distribuer nos Phalènes d'après les chaînes

-iode montagnes, les bassins ou les versants, auxquels elles appartiennent; mais cette distribution exige des observations bien plus nombreuses que celles dont nous avons pu faire usage. Les observateurs en état de les recueillir sont clairement semés sur le sol helvétique. Il n^est pas aisé de rassembler toutes les espèces d'une contrée même limitée, encore moins d'arriver à leur détermination exacte. La plupart des collecteurs laissent de côté une classe d'insectes qui leur paraît inabordable: ceux qui ont plus de persévérance se procurent très difficilement les espèces rares. Les marchands d'insectes sont encore moins disposés à recueilUr ces animaux fragiles et peu recherchés.

Les renseignements quelque peu complets qui nous sont parvenus, émanent de deux sources: de Mons. Meyer-Diir à Burgdorf et de Mons. Rothenbach père, à Schiipfen près d'Aarberg. Ces deux zélés entomologistes ont exploré avec le plus grand soin les lieux qu'ils habitent et les Alpes de la Suisse centrale. Mons. Bremi-Wolf à Zurich nous a livré aussi des renseignements précieux sur la Faune du canton de Zurich et des Grisons. C'est surtout à l'obligeance inépuisable des deux premiers collecteurs que je dois la connaissance des espèces les plus rares. J'ai eu d'ailleurs sous les yeux les collections de Mons. le Dr. Chavannes de Lausanne et de Mons. Zeller, fabricant de soieries, près de Zurich. Mons. Kriechbaumer et Mons. l'ingénieur Mengold à Coire m'ont encore fait parvenir quelques renseignements. Sans l'empressement avec lequel ces Messieurs ont bien voulu concourir à mon travail, je n'eusse sans doute jamais pu le présenter comme une portion de la Faune helvétique.

Les désignations spécifiques méritent, j'ose le dire, toute confiance, chaque espèce a été déterminée avec soin, soit au moyen des auteurs fondamentaux , soit par des échantillons sûrs. Là où les doutes n'ont pas pu être entièrement levés, il en a été fait mention. Partout où mes observations pouvaient éclairer un diagnostic difficile, ou rectifier quelque erreur, je les ai énoncées.

La détermination des époques d'apparition a été spécialement soignée; ce point est important dans une faune. Lorsque ces époques- sont exprimées

en dates flxes, il va sans dire qu'il ne faut point leur accorder pour cela une valeur mathématique.

Je n'ai obtenu presqu'aucun renseignement sur les chenilles de nos Phalènes. Les difficultés dont est hérissée cette partie de leur histoire rendent ce genre d'observations extrêmement difflcile.

Les Phalènes n'offrent pas un très grand intérêt au cultivateur. Deux de leurs larves ont seules jusqu'ici attiré l'attention par leurs ravages sur les arbres fruitiers; encore l'une d'entr'elles (Hibernia defoliaria) cause-t-elle fort rarement quelque dommage. Il ne reste dès-lors qu'une seule espèce (Idea brumaria, Treit.) à classer parmi les insectes vraiment nuisibles. — Chose bizarre, les femelles de ces deux espèces sont destituées d'ailes; mais l'abondance de leurs oeufs supplée à la privation du vol-

Le Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles a publié dans son n° 22 (tome III) un catalogue des phalènes suisses, destiné à préparer la publication de celui que nous mettons aujourd'hui sous les yeux du public. Ce catalogue devrait subir aujourd'hui quelques modifications. Le nombre des phalènes suisses s'est augmenté dès-lors de neuf espèces; mais en revanche deux espèces, les n°' 175 et 280, doivent être retranchées. Il faut en outre y corriger la désignation des deux grandes sections des géomètres: les phylométrides doivent se nommer dendrométrides et vice-versâ. Le n" 113, serotinaria, doit porter le synonyme de Hub. 147, et non celui de Treit. — Le n" 114 est une espèce inédite, appellée raendicaria, par Her-Schf. Le n" 175 doit appartenir à tibialaria. Hub. Les espèces qui doivent être ajoutées sont : 116'' Zelleraria. H.-S. — 151'* glaeraria. W. V. — ISS"" lariciaria. Fr. — 205" inturbaria. Hub, — 2ll''pumilaria. Hub. — 217" riguaria. Hub. — 243" chalybearia. Hub. — 302" perfuscaria. Haworth.

Laosanne, ce 1' Janvier 1852.

Ph aie ni te s. Latr.

(Phalenides. Dup. — Geometra. Lin. — Phalaena. Fab. — Geometra. Bdv. — Geometriden. Hiil). Rev.)

Insecte parfait. — Ailes larges, étalées dans le sommeil; inférieuTCS presque aussi développées que les supérieures , ne se reployant pas sur elles— mêmes , dans le repos. — Pattes faibles. — Antennes filiformes, recouvertes d'écaillés à la partie supérieure; villeuses en dessous; souvent barbues ou ciliées sur les bords, chez le mâle. — Palpes ordinaires, simples, courts, droits ou légèrement recourbés en dessous, arrondis. — Corps grêle.

Larve. — Alongée, lisse ou rugueuse, rarement velue, arpenteuse. — Pattes: ^paires thoraciques pointues; 2 paires rapprochées de Vanus; 1 paire anale, forte.

A. Pliytométrides. Hub. Revis.

G. I. Geometra. Tr.

Nota. Ce genre fournit des espèces aux Gen. : Geometra, Hemitbea, Phorodesma de Boisd. et Chlorochroma de Dup., aux G. Hipparchus, Cleora et Chlorissa de Steph., et enfin à Macaria Curt. — On peut en faire 6 ou 7 groupes, si l'on veut. La nervation des ailes offre quelques variations.

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