‹ Faune suisse. LépidoptèresChapitre 101 sur 593 · Andereggaria. Nob. fig. 3 el · texte numérisé non relu

Andereggaria. Nob. fig. 3 el

Celle espèce a été découverte dans le Haut-Valais , prés de Brigg, par le petil-'ils de Mr. Anderegg, marchand naturalisle bien connu, auquel je l'ai dédiée. Elle apparaît vers le milieu de juillet. La femelle est plus fréquente que le mâle, car j'ai vu plusieurs femelles et un seul mâle. Les deux sexes sont très différents l'un de l'autre. Le mâle ressemble tellement à celui de limosaria que, sans ses antennes fortement pectinces, on le prendrait pour une variélé foncée et teintée de jaune-orange. La teinte orangée est

répandue surtout le long des nervures. Les dentelures de la bande médiane sont très prononcées et aiguës. Le tborax est revêtu de longs poils gris, mêlés de fauves. L'abdomen plus court que le bord interne des inférieures, est terminé par des poils roux et annelé de fauve clair. Les palpes sont recourbés au-devant du front, et couverts en dessous de longs poils grisâtres. Les barbillons des antennes sont un peu élargis à leur extrémité et roux. La frange des inférieures est formée de longs poils fauves , surtout vers le bord interne.

La femelle est beaucoup plus petite que le màje et ressemble, pour le dessin et pour la taille, à carbonaria. Le fond de ses ailes est d'un blanc sale ; les atomes nombreux qui le couvrent sont noirâtres et très grossiers: le jaune-orange y est remplacé par une très légère teinte fauve répandue sur la frange et sur les bords de la bande médiane: celle-ci est à peine prononcée et ne se distingue que par ses dentelures fauves bordées en dehors de nombreux atomes, et par son centre plus clair. La racine des ailes est très chargée de noir-bleuâtre. Les ailes inférieures sont étroites et semblables aux supérieures. Le dessous est d'un gris-roux clair, couvert d'atomes gris-noirs, moins nombreux qu'en dessus. Le corps est gris-noirâtre, piqueté de blanc-sale.

G. XXXI. Boarmia. Treit.

(Boarmia et Tephrosia. Bdv. — Boarmia, Alcis, Cleora. Curt. et

Hemerophylla. Stph.).

Ce genre est difficile à caractériser nettement et ses subdivisions ne sont pas tranchées. Ni la nervation, ni les antennes, ni le dessin, ni les chenilles ne fournissent de caractères suffisants. En général l'anastomose de clôture de la cellule des inférieures se place un peu au-delà de la bifurcation, et celle-ci est fort ouverte; mais il j a de nuances ombnreuses. La nervure scapulaire, si importante pour Her.-Schàf. , n'est pas celle qui varie le moins; son point de jonction avec la médiane externe peut être très rapproché de l'origine do l'aile comme dans perversaria, et très voisine de la bifurcation comme dans consonnaria et surtout lividaria.

Adustaria n'appartient pas plus à ce genre qu'à Cidaria ou à Larentia; sa place naturelle est à côté de Te mer aria, dont elle a la nervation.

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