Caesiaria W. V
Hub. 275. — Treit. — Dup. — Bdv. 1665. — Wood 690. — Her.-Schf. IL 142. - Bruand cat. n" 707? — Heyd. Cat. 433.
Peu rare dans les hautes alpes centrales, le long des rochers humides (Lab.). — Commune dans les alpes du 26 juin au 3 aoiit (Rothb.). — En grande quantùé au commencement de juillet, dans les forêts de sapin, au-dessus des bains du Gourniguel à 3700'— 4000'; en compagnie de monta naria. Elle se cache pendant le jour dans les bruyères et s'envole rapidement, dès qu'on l'approche, pour se poser contre les troncs de sapin, les ailes à demi étalées (Meyer).
Mr. Meyer affirme qu'elle n'existe pas dans le Jura; un échantillon, venu de cette
localité cl que j'ai sous les yeux, ne lui appartient pas et ne peut être qu'une cjanaria pâle et effacée.
C'est à tort que l'on réunit cette espèce à la suivante (voir flavicinctari a). Cyanaria, flavicinct aria et caesiaria se distinguent encore les unes des autres par la cellule des inférieures. Dans la première la cellule se termine presqu'en biseau, la bifurcation de la médiane interne est peu écartée et la nervure cellulaire se détache fort près du noeud (point discoïdal). Fia vicinctaria a la cellule terminée en polygone et la nervure cellulaire insérée assez prés du noeud. Dans caesiaria la cellule se termine en forme d'anse arrondie et le point de détachement de la nervure cellulaire se trouve éloigné du noeud; la bifurcation de la médiane interne est écartée. Ce caractère ma sorti d'embarras chez les individus douteux.
278 Flavicinctaria Hub. 354.
Treit. — Frey. n. B. 390,3 (non 4 et 504?). — Wood 691. - (non Dup. hist. — Bruand cat.). — Hcydenr. Cat. 434. Var. caesiariae. Treit. sup. — Bdv. 1665? — Her.-Schf. — Dup. cat.?
Espèce rare; parmi les rocailles et les grandes herbes des hautes alpes. Tour d'Aï, etc. — juillet (Lab.). — Sur le Jura? et les Alpes, vers le milieu de juillet (Rothb.).
Quoique cette espèce soit très voisine de caesiaria, elle doit en rester séparée; pour s'en convaincre, il importe de comparer enlr'eux une série d'échantillons. — Voici les principales différences; 1) flavicinctaria a un contour plus arrondi que caesiaria; aussi le sommet des ailes supérieures de celle-ci est-il plus aigu , la côte plus droite et les inférieures sont-elles plus alongées. Les figures de Hub., quoique mauvaises, expriment celte différence; 2) la bande marginale des supérieures, dans la première, est plus claire à l'extrême bord; quelquefois elle est tachetée de noir vers le sommet et le centre; mais jamais on n'y voit de traits bien nets et bien aigus comme dans la seconde. Cette même bande devient très claire à l'angle anal dans flavicinctaria; 3) les zigzags de la ligne fulgurale sont arrondis dans celle-ci et aigus dans caesiaria; 4) le second ruban est de même couleur que la marge dans flavicinctaria et se fond avec elle vers l'angle anal; il est plus clair dans caesiaria et en reste bien séparé; 5) la teinte jaune du bord externe de la bande médiane de flavicinctaria est séparée de l'espace central par un liséré gris; la teinle fauve qui se voit souvent dans caesiaria va jusqu'à l'espace clair; 6) la base des supérieures porte des ombres orangées prononcées dans la première; dans la seconde il n'y a pas de fauve sur ce point; 7) les inférieures sont plus
colorées dans celle-là, avec une tache blanche à l'angle anal et rarement un petit point central ; dans celle-ci le dessin s'efface et le point central est très marqué ; 8) la frange est claire dans flavicinctaria et tachée de noir; elle reste de la couleur du fond et entrecoupée de gris dans sa voisine; celle-ci a de plus la frange divisée par un trait 6n; 9) le dos de la première n'est pas marqué de deux points noirs réunis , à chaque anneau, comme dans la seconde.
Le synonyme de Wood se rapporte bien à cette espèce, au dire de Curtis.
Les individus attribués au Jura sont fort douteux. La figure de Frey. pi. 504 pourrait bien s'appliquer à salicaria H. S.
•279. Cyanaria. Hub. 319.
Treit. - Dup. — Bdv. J664. - Her.-Schf. II. 143. — Heydenr. Cal. 439.
Peu répandue dans les alpes. Je l'ai reçue de Chamouny. Prise une fois sur le Jura au Weissenstein , par Mr. Heuser. L'époque exacte de son apparition m'est inconnue (Lab.).
Cette espèce ne peut pas plus être confondue avec caesiaria que flavicinctaria; elle est plus voisine de la seconde que de la première. La finesse de ses atomes bleuâtres suffit déjà pour la caractériser. Lorsque cyanaria est très fraîche, elle offre sur les parties claires (et non sur les foncées) des supérieures une nuance d'un jaune sale, très différente de celle de caesiaria et de flavicinctaria. La première bande, à la racine de l'aile, est très étroite, saillante et séparée de la racine d'un blanc sale, par une raie d'un gris presque noir. Les antennes du mâle sont alternativement gris foncé et blanc pur.
Paraît préférer les alpes occidentales, qu'elle habile jusques prés de Grenoble. — Varie beaucoup, sans perdre ses caractères spécifiques (Meyer).