‹ Faune suisse. LépidoptèresChapitre 253 sur 593 · PAR · texte numérisé non relu

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if. or. HBc lo l|atçe, i)'.

(Voir : .Noiiveain MeiiKiircs do la Société helvétique des sciences naturelles, Vol. XIII , p. \Ui.

1 ROIS années se sont écoulées depuis la publication des Phaiénides de la Faune suisse et déjà je suis obligé de Taire paraître un second supplément, plus volumineux que le premier. L'addition de quelques espèces nouvelles pour notre pays motive bien moins ce dernier travail que l'obligation de rectifier et de compléter bon nombre de faits énoncés. Il est fâcheux de s'exposer h ces rectifications ; mais dans un travail de cette nature , une vie d'homme n'est pas toujours suffisante pour tout enregistrer et pour le faire sans erreur.

J'ai placé à la fin de ce second supplément, un catalogue systématique des Phalènes suisses tel qu'il résulte de mes dernières observations. Il servira k indiquer , pour chaque espèce , la distribution des notes qui la concerne dans la faune et dans ces deux suppléments. Ce catalogue élève le nombre des espèces à 346.

LAUSANNE , le 1" Janvier 1855.

Phaiénides.

N° 2.') Bajularia, Esp. M. Rothenbach l'a prise aussi une fois près de Schiipfen dans une forêt de hêtre.

N° 18. Bischoffaria. Hub. (1" Supplément.)

J'ai reçu de Meyringen quelques individus moins foncés et qui semblent former le passage à incanari a. Ils conservent cependant les caractères signalés; car les points d'intersection de la frange n'existent pas chez eux , de même que le pointillé de la troisième ligne. Il faut avoir sous les yeux plusieurs individus pour bien saisir ces caractères.

') Les numéros indiqués correspondent à ceu\ de la faune suisse: Phaiénides Voir Mémoires de la Sociélé helvétique; 2' série. Vol. XIII, 1853.

N' 23. Suffusaria (ta). Treit.

N'a pas été réellement recueillie en Suisse jusqu'à ce jour. Tous les individus que j'ai cru lui appartenir étaient des devers a ri a.

Suffusaria est d'un jaune ])lus orangé, sa frange est limitée par un trait fin, surtout marquée en dessous. Les rayes transverses sont fauves et à peine visibles. L'avant-dernière court droit à la côte. Les antennes du mâle sont fortement dentellées et bordées de faisceaux de[ poils courts.

N° 27". Renulaiia. Hub. *3l.

Bdv. 1854. — Heyden. Cat. 709.

M. Bruand (Catal.) signale la présence de cette espèce aux frontières de la Suisse , dans le département du Doubs. Dès lors M. Couleru l'a récoltée au pied oriental du Jura , près de la Neuvevillc. L'échantillon que j'ai sous les yeux ne laisse aucun doute à cet égard, il ne diffère de la figure de Hub. que par la couleur générale qui est le gris-pâle , dans Hub. , tandis qu'elle est jaune-nanquin dans la nature. Cette espèce est extrêmement voisine de extarsaria Koll. (effloraria Zell.). L'ombre de l'espace marginal (mal reproduit dans Hub.) est ondulée et fait, vers son milieu, un angle tout semblable à celui que l'on observe dans toutes les Acidalia voisines d' in c an aria, de bise ta ri a, etc. Renularia diffère d' extarsaria par l'absence d'ombre noirâtre entre les deux lignes transverses et par celle des points noirs placés sur la frange en dehors des petits traits marginaux.

Il est probable que Hub. avait reçu cette espèce, ainsi que interjectaria, non d'Espagne, mais de la Suisse.

N° 3"). Commuta ri a. Treit. sup.

Ajoutez aux synonymes indiqués : Duplexaria t. Bruand, Cat.

N" 37". Caricaria. Her.-Schf. (Mnscpt)

Phlearia. C. Reutti; Faune badoise (1853) p. 113. Je dois à l'obhgeance de M. C. Zeller, de Zurich, d'avoir pu examiner cette jolie espèce, décrite pour la première fois par M. Reutti et à laquelle M. Her.-Schl. avait donné le nom de caricaria. Elle se rapproche extrêmement de sylvestraria Ç , dont elle a la taille et le faciès. Sa blancheur est plus pure et le dessous est d'un blanc luisant très-poli. La frange large et luisante, l'absence de points sur la marge et la ligne dentellée noire, du dessous des ailes, la distinguent suffisamment de cerusaria et de sylvestraria.

Le mâle ne diffère pas de la femelle. Le Iront est noir et le colier brun-clair. Les antennes du mâle sont blanchâtres et crénelées en dessous, leurs bords sont garnis de cils assez longs, distribués par pinceaux de 2 à 3 poils. Les tubercules sont proéminents et séparés par des sillons. Dans le mi'-me sexe, les tarses des pattes postérieures sont culottés et garnis à leur sommet d'un pinceaux de poils soyeux. L'extrémité de la pâte dépasse le fourreau d'une longueur égale à celui-ci.

Cette espèce a été prise dans les environs de Zurich, en juin. L'époque de son apparition peut donc encore servir â la distinguer.

N° 38. Cerusaria. Nob.

Tracez le synonyme du catalogue du Doubs. Son auteur m'a fait observer la maritim a r i a , et j'ai pu me convaincre que cette espèce , bien caractérisée , est très-voisine d' a ve rsaria, et s'en distingue 1° par l'absence du trait vif qui Hmite la marge ; 2" par ses deuxième et troisième lignes plus prononcées; 3° par une ombre d'un roux-clair qui cerne la ligne ondulée dans l'espace marginal.

N° 39. Muta ta lia Treit.

J'ai sous les yeux une femelle complètement gris-bleuâtre , chez laquelle la ligne ondulée forme un ruban blanc continu, ondulé en dedans, anguleux en dehors. Les lignes transverses et surtout la deuxième , ressortent en roux sur le fond gris. Les quatre points sont très-prononcés. Le dessous des supérieures est moins fortement enfumé.

No 49. Fia veol aria. Hub.

Se prend aussi sur les Alpes vaudoises, au-dessus de Bex, à la hauteur des derniers sapins. Je n'ai point encore pu me procurer des individus provenant de Fontainebleau , pour les comparer ; je doute qu'ils appartiennent à la même espèce.

N° 52. Trillnearia. Bork. La variété couleur d'ocre a été nommée carnearia par M. Bruand dans son catalogue.

N= 58. Schaefferaria. Nob. Fig. 1.

Gyraria. Treit. — Mann, (non Hub.). ^ Zell. Isis. 1847. p. 497. —

Pupillaria. Zell. Isis 1847, pag. 498 (non Hub.). Gyraria, Hub. 434, n'est décidément pas celle que j'ai enregistrée. M. Herrich- Schajffer m'écrit à son sujet et après l'avoir comparée , que jusqu'ici il avait confondu cette

espèce avec poraria. ..Zeller," ajoute-l-il, .,fait évidemment mention d'elle dans le jour- ,. nal entomologique , année 1849, p. 209, disant qu'il ne peut pas encore la distinguer ., spécifiquement de p une ta ria. J'estime qu'elle en diffère réellement par la marge des . ailes antérieures moins sinueuse , par la couleur du fond tirant plus sur le rouge que sur ,, le jaune , par la ligne de séparation rouge de la frange , par l'absence constante de teinte ., rouillée sur la ligne moyenne , par la présence des points centraux qui n'existent jamais (?) ., dans pan et aria, et enfin par l'absence de toute tache obscure près de l'angle anal des ., ailes antérieures. J'ai retrouvé 6 exemplaires de cette espèce dans la collection de Fisch; „ V. Rosi, et 3 dans la mienne , recueillis dans nos environs. Il s'agit maintenant de savoir ., si cette espèce peut porter le nom de gyraria. La figure 434 de Hubner doit décider ., la question. Chez votre gyraria les points centraux ne sont point entourés d'un cercle .. noir, la ligne movenne est nettement marquée et atteint le bord antérieur de l'aile, la .. frange n'est pas d'un jaune vif, mais elle est rayée de rose vif, couleur qui s'étend même, .. à l'état très-frais , sur toute la frange; l'abdomen enfin n'a pas de taches dorsales; carac- .. tères de la figure de Hubner qui se rapportent tous au contraire à l'espèce que Zeller a ., décrite, dans le journal cité (n" 60), sous le nom de pupillaria Mann, et que j'ai reçue ., du même entomologiste comme provenant de Toscane. C'est donc cette pupillaria là ., qui seule mérite le nom de gygaria Hub. 434. Treitschke décrit la votre sous le nom „ de gyraria; les collections de Vienne sont d'accord sur ce fait. Hubner ne l'a pas figu- ., rée. Gyraria de Duponchel s'accorde avec la vôtre par la couleur de la frange et avec celle .. de Hubner par les taches centrales; on ne peut donc s'y arrêter: ainsi votre gyraria doit .. recevoir un nouveau nom."

Le catalogue de Heydenreich ne peut servir de guide pour ces espèces.

r 59. Pupillaria. Hub. 69.

(Non Zell.) M. Her.-Schf. m'écrit que des exemplaires déterminés par Treitschke lui-même se rapportent bien à res|)èce de Hubner, qui est aussi celle que j'ai observée. La pupillaria de Zeller (Entom. Zeit. loc. cit. — Voir S c hae f ferari a) est une autre espèce. Gyraria, Hub. 543, et nolaria, Hub. 327, n'appartiennent pas davantage à pupillaria, Hub. Zeller ne connaissait pas cette dernière, quoiqu'il en fasse mention k la fin de son article sur pupillaria (Her.-Schf).

N° 61. Parvularia. Boisd.

M. C. Zeller a pris cette espèce dans la vallée de Misox (Tessin) : elle est donc bien suisse.

N° 69. Quercinaria. Bork.

M. Rothenbach en a pris un individu près de Schùpfen , le 12 juillet 1851.

Nr°. 77. Delunaria. Steph.

M. Her.-Schaeffer m'écrit que delunaria a été plusieurs fois élevée comme deuxième génération de I u n a r i a. Celle que j'ai prise , le l'ut au printemps : je n'ai pas pu m'en procurer d'autres individus. J'ai de la peine à croire k l'identité des 2 espèces, à cause de la taille plus petite de ma d e 1 u n a r i a , qui n'a cependant pas été élevée en captivité.

N° 81". Parallellaria. W. V.

Hub. 4-3, 44. — Treit. — Dup. — Her.-Schf. I, 127.

— Hub. Beitr. II. — Frey. iilt. b. 42. — Hejden. C. 16. Vespertaria. Fab. — Wood .535.

Affiniaria. Bork.

Repandaria. Berl. mag.

Cette espèce, rare en Suisse, a été prise dans les environs de Schiipfen, par M. Alfred Rothenbach, le 26 juillet 1853.

N° 92. Petraria. Esp.

M. Rothenbach a aussi pris cette phalène près de Schiipfen, et M. Ott à Meyringen. Elle paraît en juin dans les bois de pin.

N° 98. Bajaria. Hub.

M. Couleru a pris plusieurs fois cette espèce dans un bois de chêne près de la Neuveville.

N" 114. Mendicaria. Her.-Schf.

L'indication de M. Rothenbach s'adresse à serotinaria (n° 113), et non iV celle-ci.

N° 119. Fur va ri a. Fab.

Assez fréquente dans les forêts de sapin et les rocailles du pied des Alpes d'Aigle, en juillet.

N° 120. Pullaria. Hub.

Au pied du Weissenstein , au-dessus de Soleure, le 31 juillet (Rothb.).

N° 121. Ambigu aria. (ta). Dup. hist. pi. 186.

Boisd. 1575. — Her.-Schf. I, 193. f. 379-381. — Heyden. C. 140. — Dup. cat.

M e y e r a r i a. Faune suisse.

L'espèce décrite et figurée par Duponchel est presque certainement celle que j'ai appelée Meyeraria dans mon premier travail. J'ai longtemps douté de l'identité des deux espèces, parce que Boisduval l'éloignait des Gnophos et desElophos, et que M. Bruand la distinguait de sa dilucidata. Celle-ci appartient, sans aucun doute, à la même espèce, tandis que son operaria est la vraie dilucidaria, Mub.

M. C. Zeller m'écrit qu'il la prend assez fréquemment sur le Balgrist près de Zurich.

N° 1*2'2. Ob s cura ri a. W. V.

Habite les rocailles sur lesquelles elle se pose volontiers. Fort difficile à atteindre (Rothb.).

N° 123. Glaucinaria. Hub.

Les œufs de cette phalène sont d'un jaune pâle au moment de l'éclosion ; ils passent bientôt au rouge carmin et conservent cette couleur jusqu'à la fin. La chenille est courte, épaisse , applatie en dessous et d'un gris jaunâtre ; elle vit sur diverses plantes basses (Couleru).

On peut aisément confondre les individus foncés, et dont le dessin est couvert par la teinte générale , avec s u p i n a r i a Mann.

N° 123\ F a I c 0 n a r i a. Frey . N. B. 277, 3.

Dup. cat. — Heid. cat. 133.

S ar tari a? Hub. sup. f. 66, 67.

M. G. Leresche a pris deux exemplaires ^ appartenant à cette espèce , h Pully , au milieu des vignes , non loin de Lausanne , au mois d'août. M. Couleru de son côté a recueilli deux exemplaires C dans les environs de la Neuveville (Lab.). Elle n'est pas très rare dans le Jura.

Quoique voisine de glaucinaria et de sartaria elle s'en distingue parfaitement. Sa taille est plus forte que celle de la première et môme de la seconde. Les ailes sont d'un blanc-grisâtre légèrement mélangé de bleuâtre surtout sur les bords. Le dessin et le pointillé sont gris. L'extrémité des nervures est marquée sur la marge par des points noirs bien évidents. Les dentelures de la frange des inférieures sont moins profondes et moins festonnées que dans glaucinaria. La frange blanchâtre est à peine et très légèrement entrecoupée de

gris en dessus; tandis qu'en dessous elle est d'un blanc pur. Le front est d'un brun-noisette, tandis que la tête est de la couleur du thorax. Les autres caractères sont moins sûrs et sujets il varier.

Hejdenreich rattache sartaria, IL S. ;i falconaria; je ne puis partager cette manière de voir, à moins que ses figures n'aient été prises sur des individus élevés en captivité et qui en ont souffert dans leur taille et dans leur faciès. Les caractères que j'ai indiqués suffisent à établir l'espèce.

N^ 1 &. M u c i d a r i a. Hub.' 1 48.

Frej. a. B. 125, 3. — Treit. — Dup. — Her.-Schf. L 194, f. 266 — 268. — Bdv. 1593. - Hejden. 136. Var. varicgaria Dup. hist. 184, 185. — Her.-Schf. f. 504. Heyd. C. 137.

M. C. Zeller m'annonce qu'il a trouvé la var. variegaria dans le Tessin, en 1853.

N 130. Cinctaria. W. V.

M. Rothenbach l'a aussi obtenue de Meyringen.

N° 140. Consonnaria. Hub.

M. C. Zeller a trouvé la chenille sur les sapins bas.

N° 147. Pluniaria. W. V.

J'ai dit, par erreur, que cette espèce se pose sur les rochers; elle hante de préférence les taillis herbeux.

N° 158. Corticaria. Hub. 167.

N'a été réellement recueillie que par M. Meyer dans les environs de BurgdorI et iiar M. C. Zeller à Engelberg, en juillet. Les autres localités indiquées se rapportent ii la suivante.

N° 158'. Ci ne r aria. Hub. 171.

Fab. — Dup. — Bdv. 1594. — Treit. — Her.-Schl. 1. 256. — Heyd. C. 179.

Sepiaria. Berl. Magaz.

C'est cette espèce, et non corticaria, qui a été prise quelquefois dans le canton de Vaud, au 1" printemps, puis en juillet.

N° 159'. Hipocastanaria. Hub.

M. Rothenbach l'a prise plusieurs fois dans les environs de Schiipfen , dès le 20 mai jusqu'en septembre.

N' 162. A Ip Inaria. Scrib.

L'individu obtenu des Alpes, par M. Rothenbach, est bombycaria; on doit dèslors tracer al pin ari a du nombre des espèces suisses.

N" 163. Pi 1 os aria. Bork.

Dans les premiers jours de janvier 1853, j'ai reçu une pilosaria qui venait de naître en liberté.

N° I6i Hirtaria. Lin.

La chenille de la var. con gêner ari a vit sur les pruniers et celle d' hirtaria sur les ronces. L'une et l'autre vivent dans les environs de Zurich (Zeller).

N° 167. Venetiaria. Hub. 3-29.

La femelle est fort rare , plus pâle et plus petite que le mâle ; elle se trouve figurée dans Frey. Beitr. t. 12.3, 4 sous le nom de canitiaria. Les autres synonymes de l'espèce sont fuscaria, Zeller, et fusca, Thunb.

N° 188. Consignaria. Bork.

Aussi recueiUie une fois près de Schiipfen, le 25 mai 1853 (Rothb.).

N" 189. Sobrinaria. Hub.

M. Couleru a élevé la chenille indifféremment sur le genièvrier et sur les scabieuses, végétaux sur lesquels on la trouve en liberté, mais il n'a pas remarqué que cette différence de nourriture influât, ni sur la chenille, ni sur le papillon. L'espèce est assez commune.

N° 190 Succenturiaria. Lin.

M. Heuser l'a prise près de Burgdorf.

K 195. In nota ri a. Rnoch.

Ajoutez comme synonyme :

A r te mis i al a. Bru. Cat.

N° 193". Aiisteraria (ta). Fisch. v. U.

Treit. collect. — Tisch. — Frey. n. h, 300. — Dup.? — Her.-Schf. f. 138 — 140. II. 3-3. — Heyden. C. 471. — (Non Hub. 457, et Boisd.) Vulgata et sub f usca ta. Wood. 666 et 667.

J'ai reçu cette espèce de Meyringen où elle a été recueillie par M. Ott. Rare. — M. Zeller l'a prise aussi dans les Alpes, et M. Rothenbach dans le Jura, au-dessus de Wan, en mai.

N" 198". Majora ri a. nob. flg. 2.

M. Bruand avait déjà recueilli cette espèce dans le Doubs et l'avait appelée G r i s e imarginata. 11 m'écrit que le mâle ressemble à la femelle; mais qu'il offre moins de blanc sur le centre ensorte, que la ceinture marginale est moins saillante et que le fond paraît entièrement couvert de stries transverses ondulées.

N" 200. Trisignaria. Her.-Schf.

Cette espèce est fort douteuse ; il se pourrait que les individus recueillis par M. Bremi appartinsent à absynthiaria, quoique plus petits que la variété minuta ta Hub. L'insecte ayant été élevé en captivité, a pu souffrir dans son développement. La ligne ondulée marginale, quoique très-effacée dans toute son étendue , reste cependant visible. Le point blanc de l'angle anal est aussi couvert de brun.

N° 200". D i s t i n c t a r i a. Her.-Schf.

Cette espèce doit être retranchée jusqu'à nouvel ordre ; il est plus que probable qu'il y a ici confusion avec castigaria.

N° 203. Castigaria. Hub.

De nouveaux renseignements m'ont convaincu que cette espèce n'est point rare en Suisse. Elle fréquente les montagnes et les alpes. Je l'ai reçue du Jura et de Meyringen. Son faciès

varie infiniment. Ce qui en est dit dans le premier Supplément, se rapporte essentiellement à l'une d'elles qui a quelques rapports avec pusillaria.

N° 204. Valerianaria. Hub.

Des individus reçus d'Angleterre par M. Bruand sous le nom de p lu m b éclata Haw. sont rapportés par les auteurs anglais h valerianaria, tandis que Her.-Schf. fait de celle-ci un svnonvmc de Begrandaria. Tout me porte à croire en effet que ces deux dernières espèces sont identitjues et qu'il faut effacer l'une des deux. Les figures de Hub., quoique peu exactes, ont bien l'air d'avoir été prises sur Begrandaria, un peu pâle. Deux individus reçus de M. C. Zeller, et pris dans les environs de Zurich, répondent parfaitement aux figures de Hubner, et ne se distinguent de notre Begrandaria que par une teinte un peu plus fauve. Pour éviter toute confusion , je conserverai encore l'espèce de Hub. jusqu'à preuve du contraire.

Subumbrata Wood. est d'ailleurs, au dire de M. Bruand, une espèce distincte de Begrandaria; tandis qu'il faut rattacher à cette dernière p a lustra ta Doubled.

N^ 'im'. Irriguaria. Hiib. 397.

Treit. — Boisd. 1696. — Dup. — Her.-Schf. H. 61. — Heyden. C. 505.

Variegata. Wood. 681.

Trouvée près de Schïipfen, par M. Rothenbach, le 1" mai 1849.

N° 217. S par sa ri a. Hub.

Trouvée aussi près de Zurich, sur le Balgrist, par MM. Zeller.

N° -218. Du bi tari a. Lin.

Je dois rétracter ce que j'ai dit de l'hibernation de cette espèce et de sabaudiaria. M. Bruand prend l'une et l'autre au cœur de l'hiver dans les grottes des environs de Bezençon, où elles se réfugient en automne et restent jusqu'au printemps. J'ai pris un individu Ç , dans ma chambre, à la fin de décembre 1853.

N° 22:3. Ri g u aria. Hub.

J'ai omis comme svnonvme, Boisd. 1646.

N° 225. Sabaudiaria. Dup.

Les individus provenant de M. Anderogg lui avaient été adressés de Bezençon par M. Bruand. Elle a aussi été prise à Meyringen (Rothb.).

N° 232. Turbaria. Hub.

Se prend dans le Jura (Rothb. , Couleru).

N° 237. 01 i varia. W. V.

C'est bien en effet a p t a t a. Bru. Cat.

iT 238. Aptaria. Hub.

Ajoutez comme synonyme :

Pontissalaria. Bru. Cat..

Effacez-le à ferrugaria.

Je possède un individu chez lequel la teinte verte a passé au brun, comme dans élut aria.

N° 240\ Arc ta ri a. Lienig, Isis, Lief. Faun. Her.-Schf. II. 102, f. 416.

Cette espèce, fort rare, a été prise à Meyringen par M. Ott, qui l'a communiquée à M. Couleru. — Collection de Lausanne. — La Via-Mala (Rothb.). Sur la Morgetenalp, dans le Simmenthal (Heuser).

N" 241. Rollariaria. Mann.

M. Ott la prend aussi à Meyringen au printemps.

N° 241\ Laetaria. Nob.

Cette espèce avait déjà été recueillie dans le Jura par M. Bruand qui lui avait donné le nom de larentiaria (Bru. Cat. sup. 1849, n° 683''), dénomination que l'on ne peut conserver dans le genre larentia.

J'ai vu plusieurs exemplaires ternis et blanchis, mais aucun d'eux ne passait au brun. Sur les individus très-frais le vert est très-vif; mais jamais nuancé de brun.

N° 244. Sinuaria. W. V.

Effacez les indications de M. Rothenbach.

N" 250. Chalybearia. Hub.

Après examen réitéré, il ne m'est pas possible de distinguer spécifiquement cette espèce de galiari a, quoique son faciès reste constamment différent. Peut-être serai-je plus heureux iorque j'aurai pu me procurer un certain nombre d'exem|)lain's de gai i aria très-frais, dans les bois de notre Jorat. La connaissance de la chenille pourrait aussi décider la question.

J'ai fait erreur en attribuant au mâle des antennes pectinées, trompé que j'étais par un exemplaire fané de ligustraria, dont le dessin était le même que celui de chalybearia.

A la place do cette dernière il faut inscrire:

N° 250". Pi car la (ta). Hub. 435.

Treit. — Dup. — Bdv. 1777. — Her.-Schf. II, 113. — Heyden. Cat. ."545.

B i a n g u I a t a. Wood. 5 7 0. J'ai vu dans la collection du Musée de Neuchâtel un individu appartenant à cette espèce (|ui avait été pris par M. Coulon , sur le Jura.

N° 253". L i V i n a r i a. Nob. lig. 3.

Jucundaria. Nob. Faune suisse n" 253". 1'' Supplément.

L'espèce indiquée par Boisduval (Catal.) sous n" 1797, ne peut être celle que j'ai sous les yeux; il est plus que probable que cet entomologiste avait devant lui un individu appartenant à blandiaria, ombré de couleur suie , comme on rencontre quelquefois dans le Jura.

Livinariaa la taille de blandiaria et le faciès de quadri fasciar ia et d'ar ctaria; on la confondrait surtout avec cette dernière sans l'absence de tache blanche au centre du bord externe. Le brun-bistre de la base, de la bande moyenne et de l'espace marginal est çk et là ombré de rouge ferrugineux. Le blanc des deux rubans est un peu terne, tandis que celui du trait, qui borde de part et d'autre la bande moyenne, est parfaitement pur. Les inférieures sont divisées en deux par une bande blanchâtre qui sépare deux espaces gris-pâle.

Cette espèce se place par ses antennes pectinées à côté de spadicearia.

N° 256. Derivaria. W. V.

Se montre quelquefois en avril le long du Léman.

N° 262. Funeraria. Hub.

Je suis surpris que M. Zeller (Eut. Zeit. 1849, pag. 214) confonde encore tri s ta ta

ef funerata, Hub. — La première varie beaucoup, sans doute, mais ne passe jamais à funerata. La deuxième varie peu et reste très-distincte pour les mœurs, l'habitat, l'apparition et le dessin.

N" 269. Aflinitaria. Wood.

Recueillie dans la vallée d'Engelberg, par M. Zeller.

Treitschke (sup.) parle d'une femelle de Rivularia plus grande et dont les ailes inférieures sont blanches, qui se rapporte très-probablement à affinitaria.

N" 272. Podevinaria. Her.-Schf.

Commune à Meyringen , en juin. Il est à-pcu-près certain qu' o 1 i v a r i a Dup. hist., ou ablutaria Dup. sup., appartient k cette espèce; Heyden. la rattache à tort, d'après Zeller (?), à albularia; la figure et la description de Dup. ne conviennent en aucune façon k cette dernière. Je ne puis affirmer que ablutaria Hub. sup. f. 382, 383, doive être rattachée à muscosaria Led. comme le fait M. Zeller (Ent. Zeit. 1849, p. 212). Je serais plutôt tenté delà réunir aussi à P 0 de V inaria, puisque Her.-Schf. la trouve trop voisine de Salicaria et qu'il rattache muscosaria à frustraria Treit.

J'ai reçu ablutaria de M. Millière à Lyon, en sorte que j'ai pu me convaincre de son identité. La figure de Dup. quoique insuffisante, est très reconnaissable , sa description l'est moins. Quant à l'espèce de Boisduval, elle reste indécise.

N° 274\ Multistrigaria. Stph.

Wood. 548. — Her.-Schf. IL 139, f. 196, 197, 329. — Heyden. C. 364.

Trouvée près d'Aubonne, au printemps 1853, par M. G. Leresche. — Collection de Lausanne.

N° 277. Caesiaria. W. V.

Ajoutez comme synonyme:

Griseicinctata. Bru. Cat. 706^

J'ai vu des individus pris dans le Jura, à Pontarlier, près de la frontière suisse, par M. Th. Bruand, en sorte que cette espèce existe dans le Jura.

N° 278. Fiavicinctaria. Hub.

La vraie fiavicinctaria n'a en effet pas été prise jusqu'ici dans le Jura (Rothb.) ; les individus recueillis sous ce nom appartiennent à in fi d a ri a, Nob.

N" 279. Cyanaria. Hub.

Il faut ajouter aux synonymes :

C a es i a ta (pâle). Bru. Cat.

N° 280. Infidaria. Nob.

Le sinus du bord interne de la bande médiane est parfois peu prononcé; dans ce cas on peut établir le diagnostic par l'absence de teinte jaune sur le premier ruban, toujours large et plus clair que le reste de l'aile, et par la frange non limitée par des traits noirs, aux inférieures, en dessus.

N° 282. Nebularia. Treit.

J'ai pris un individu appartenant h cette espèce dans le Scliiichenthal, ii la fin de juillet; il ressemble parfaitement h ceux que M. Bruand prend dans le Doubs sous ce nom. Les individus de Vienne (Mann) en diffèrent à quelques égards.

N° 284. Achromaria. Nob.

Ayant pu me procurer quelques individus bien frais appartenant à cette espèce, j'ai pu l'étudier avec plus d'exactitude et ajouter quelques observations à celles que j'ai données sur son compte. — Achromaria se prend assez fréquemment en mai, au pied des Alpes, près de Meyringen. La teinte grisâtre du fond tire sur le bleuâtre chez les individus trèsfrais. Le point discoïdal est un peu alongé en forme de trait. Quelques points pâles indiquent la place de la ligne ondulée le long de la marge. Les doubles points qui bordent la frange sont très-visibles sur les deux ailes et bien séparés les uns des autres par un point clair. La femelle est ordinairement un peu plus grande que le mâle et plus rare que lui. L'anus du mâle est terminé par un mouchet de poils blanc-jaunâtres.

Cette espèce ne peut guères être confondue qu'avec nebularia.

N° 288. Sororaria. Hub.

Trouvée près de St.-Moritz , dans l'Engadine, par M. C. Zeller, au mois de juillet 18.54

N" 296. Ruberaria. Frey.

J'ai reçu de M. OU, à Meyringen, deux individus, mâle et femelle, de cette belle espèce, provenant très-probablehient de la même source qui l'avait fournie, de seconde main, à M. Freyer. A première vue elle n'est pas une variété d'implu viar ia; bien moins encore d'élu ta ri a. Les figures (209, 210) de Her.-Schf. ne lui conviennent pas complètement; tout l'animal est plus foncé et plus marqué de rouge-sang que dans ces figures. M. Bruand m'a fait voir des ruberaria reçues d'Angleterre qui ne sont que des variétés d' e I u t ar i a marbrées du rouge-brun. Les caractères indiqués par Her.-Schf. et par Freyer ne sont pas non plus suffisants. Ruberaria a la taille des plus grands individus d'impluviaria, et la même coupe d'aile qu'elle. Son dessin est h peu des choses près aussi le même. Les ailes supérieures se divisent en quatre champs bien déterminés. L'espace basilaire et le second espace (bande médiane) sont d'un fauve-clair un peu rougeâtre, sablé de gris, surtout vers la côte. Le second champ (1" ruban) est d'un brun rouge plus foncé au centre de l'aile et d'un gris-rougeâtre vers les. deux bords. Un trait noir sépare ce champ de l'espace basilaire, une bandelette rouge-sang le limite en dehors. Le quatrième champ (espace marginal) porte de dedans en dehors: 1° une bandelette rouge-sang, finement bordée de noir en dedans- 2" un ruban gris-rougeàtre ordinairement cerné par un trait blanchâtre en dedans ; 3° une bandelette rouge , lavée sur ses bords et vers son extrémité interne , marquée sur les nervures de traits noirs; 4° une bandelette grise entrecoupée par des points noirs, qui eux-mêmes sont divisés par les nervures d'un fauve-rougeâtre , clair.

La frange est d'un gris-rougeâtre, mouchetée de gris-noir, limitée par un trait plus clair du côté de l'aile. Le point discoïdal, qui n'est pas toujours visible, est représenté par un trait en forme de virgule , rapproché du bord interne de la bande moyenne. Deux à trois traits aigus, très-noirs, se voient vers le sommet de l'aile.

Le dessus des inférieures est d'un gris-rougeâtre , plus foncé vers la marge ; on y distingue un point discoïdal brun et une ligne sinueuse de même couleur peu apparente. Le dessous des mêmes ailes est d'un gris un peu fauve, luisant, très-sablé de gris, marqué comme le dessus, mais plus distinctement. Le dessous des supérieures est plus luisant encore, lavé de gris-noirâtre, surtout au centre et à la base. Un seul trait gris-foncé, très-sinueux, et le point discoïdal y sont bien visibles. La frange est en dessous de la couleur du fond et séparée de lui par un trait noir, fin. La côte, en dessous, est marquée de deux taches brunes. Le dessous du corps est de la couleur du dessous des ailes. Le dessus de l'abdomen a la couleur des inférieures en dessus. Le thorax est gris-foncé, mêlé de rougeâtre.

Les caractères qui distinguent essentiellement ruberaria d'impluviaria sont: 1° la bande moyenne et l'espace basilaire d'un gris-fauve, et non bleuâtre ou verdâtre; 2° le bord externe de cette bande très-dentellé et formant un grand sinus ; 3° la bande moyenne plus large au centre et retrécie vers la côte (pas constant); 4° les bandelettes rouges, indiquées; 5° la ligne du dessous lléchie fortement en dedans en s'approchant de la côte; 6° les inférieures d'un gris plus foncé.

La femelle ne diffère pas du mâle. Le caractère tiré de la présence d'un seul trait foncé en dessous se retrouve dans quelques exemplaires d'impluviaria.

N' 302. Psittacaria. F.

Commune autour de Lausanne sur le bord des bois de sapin en avril , le long du Léman, dans les lieux abrités et en septembre sur les hauteurs.

J'ai pu voir dans la collection de M. Couleru un individu mâle de coraciata Hub., parfaitement frais, pris dans le Jura et qui n'est évidemment qu'une variété de psittacaria. On trouve d'ailleurs facilement des passages de l'une à l'autre.

N° 303. F i r m a ri a. Treit.

Les individus recueillis par M. Rothenbach appartiennent à la variété obeliscata de va ri aria. Je n'ai pas vu ceux de M. Couleru, qui affirme l'avoir aussi recueillie au pied du Jura.

N" 309. Perfuscaria. Haw.

M. Bruand a reçu d'Angleterre sous le nom d'immanata, Wood. .573, la même espèce à laquelle M. Curtis lui-même a donné en ma présence celui de perfuscata. Depuis lors j'ai pu me procurer un certain nombre d'individus de cette espèce et de sa voisine , et j'ai pu me convaincre que ces espèces anglaises ne sont que des variétés de ru s sari a. Acutata Guén. n'est aussi pas autre chose.

Ru s sari a varie extrêmement et je n'hésite pas à admettre parmi ses variétés la figure 445 de Hubner, quoique la forme générale soit plus ramassée, puisque cet accident peut résulter de l'éducation de la chenille en captivité:

La bande moyenne varie à tous égards extrêmement, plus peut-être que dans variaria; il en est de même des angles et des courbures des diverses lignes transverses. La coloration des bandes est dans le même cas.

Le mâle offre plus souvent la variété perfuscata et immanata que la femelle. Le

dessin et la teinte des ailes inférieures varie aussi très-souvent. Les entrecoupures de la frange disparaissent parfois ; les points de la marge tantôt forment une ligne noire , tantôt restent séparés par des points blancs. La chenille se trouve aussi sur divers arbres.

N°314. Tersaria (ta). W. V.

Hub. 268. — Treit. — Dup. descript. non fig. — Bdv. 1652. — Her.-Schf. II. 198. — Wood. 612. — Hcyden. Cat. 403.

L'espèce que j'avais sous les yeux en rédigeant mon catalogue, n'appartient point à la véritable ter sa ta, Hub.; mais à ma radicaria (n° 314") qui a été confondue jusqu'ici avec elle. En examinant la figure 268 de Hubner, j'avais déjà conçu des doutes à ce sujet; mais celle que Duponchel donne de t ers a ta, se rapportant parfaitement aux individus de ma collection , j'avais admis quelques incorrections dans la figure de Hubner.

La véritable tersaria n'a pas été prise encore dans les environs de Lausanne. Je l'ai reçue plusieurs fois de Meyringen, et l'ai vue dans la collection de M. Bremi à Zurich. Les exemplaires reçus de Vienne sont un peu plus grands que les nôtres, mais identiques. Elle paraît préférer les sous-alpcs de la Suisse centrale où elle se montre en juin. M. Heusser l'a prise près de Burgdorf. C'est elle que j'avais devant moi en décrivant ma testacearia (1" Supplément, n° 314''); ensorte que ce que je dis des caractères qui distinguent testacearia de tersaria doit se rapporter entièrement à celle-ci, et la différentier de ma radicaria, et non de testacearia (aemularia) qui est une toute autre espèce. Tersaria, reçue de M. Mann, est identique avec les nôtres.

N° 314\ Aemularia (la). Hub. 448.

Boisd. 1653. — Her.-Schf. II. 196.

Var. Ter sa ta. Treit. — Dup. — Heyden. Cat.

C'est k tort que j'ai rapproché (1" Supplément) testaceata, Hub. 338, de aemulata, Hub. 448. Ces deux espèces doivent rester parfaitement distinctes. La première peut bien n'être qu'une variété de t ersaria , tandis que la seconde en diffère à plusieurs égards. J'ai reçu deux individus, mâle et femelle, de cette espèce, pris k Meyringen par M. Ott.

La figure de Hubner, très-fidèle pour le dessin, ne l'est pas pour le coloris; l'individu sur lequel elle a été prise paraît avoir été un peu effacé, car la bande médiane n'y est pas visible.

La couleur d' aemularia est le brun grisâtre, tirant sur le roux vers la racine de

l'aile. La bande médiane est indiquée par deux raies recourbées et parallèles, d'un gris noirâtre, dont l'externe, très-denticulée , ne porte qu'un léger angle fort près de la côte. L'interne porte deux angles , l'un près de la côte , l'autre à son centre ; son extrémité abdominale se fléchit assez fortement du côté de la racine de l'aile. La ligne marginale ou fulgurale et les points blancs et noirs des nervures sont tels que les indique la figure de Hubner. La frange est limitée par une série de points noirs séparés par des points blancs. Le premier anneau de l'abdomen est presque blanc. Le dessous est d'un gris rousst^tre, parcouru par plusieurs lignes ondulées plus prononcées vers la marge, et marqué de quatre points discoïdaux, comme le dessus.

La ligne fulgurale, la teinte brunâtre, l'absence d'angle au milieu du côté externe de la bande médiane, les points marginaux, la distinguent suffisamment de tersaria. La taille de celle-ci est un peu inférieure à celle d' a e m u 1 a r i a. L'exemplaire figuré par Hubner était de petite taille.

N° 314^ Radie aria, nobis.

T ers a ta. Dup. hist. pi. 197, f. 1 et 2 (an descript. ?). Lapidât a. Bdv. 1657?

Ce que j'ai dit de l'apparition de tersaria aux environs de Lausanne doit se rapporter à cette espèce ci. La figure de Duponchel lui convient parfaitement, la description qu'il en donne se rapporte plutôt à la vraie tersaria. La figure 324 de Hubner (lapidata) s'en rapproche à plus d'un égard ; ensorte qu'il y a tout lieu de croire qu'il faut rapporter à cette espèce la lapidata que Boisduval a reçue du Midi de la France et de Fontainebleau. Lapidata figurée dans Hub. sup. f. 286, 287, venant de Laponie, en diffère totalement.

Les figures de Duponchel, surtout celle de la femelle, sont suffisantes (quoique imparfaites), mais comme les deux espèces sont très-voisines, je dois ajouter quelques détails.

Radicaria a la taille des grands individus de tersaria. Le bord externe des supérieures est légèrement plus arqué , et celui des inférieures un peu plus anguleux. La teinte générale est le gris mélangé de fauve-clair. Les nervures n'étant entrecoupées que par fort peu de lignes transverses, offrent moins de pointillé que dans tersaria.

Aux supérieures, l'espace basilaire est couleur biche uni; dans tersaria il est trèspointillé de noir. Le premier ruban d'un fauve plus clair est uni , deux fois plus large à la côte qu'au bord postérieur. La bande moyenne, étroite à la côte, s'élargit un peu dans son milieu. Son bord interne forme un angle vif près de la côte. L'externe porte un angle profond en regard du précédent , et de ce point la bande descend en festons arrondis et en décrivant

une courbe douce et uniforme , jusqu'au bord postérieur. Tersaria a la bande moyenne plus large et volontiers coudée en dehors, vers son milieu; chez elle cet espace est plus ou moins couvert d'atomes gris, qui n'existent pas dans radie aria. Le second ruban de cette dernière n'est limité que du côté de la bande moyenne; en dehors il se fond avec l'espace marginal, de là vient qu'il est moins distinct que dans tersaria, quoiqu'il aie une teinte plus claire.

La ligne dentellée marginale est ordinairement plus saillante dans r a d i c a r i a ; vers le sommet de l'aile elle est coupée par un trait oblique noir, très-prononcé, au-delà duquel se voit un ispace uni, d'un fauve clair qui termine l'aile. Tersaria porte le trait oblique peu visible et n'interrompant pas le dessin de la marge.

Le dessin des inférieures est le même dans les deux espèces; il est un peu moins chargé de lignes transverses dans radicaria, et chez celle-ci le second ruban, placé au miheu de l'aile, forme un coude plus brusque en s'approchant du bord antérieur.

Les points marginaux se rapprochent les uns des autres dans tersaria et forment un trait brisé et entrecoupé; dans sa voisine ces points sont plus espacés.

Le dessous des ailes est semblable dans les deux espèces; il en est de mêmes des autres organes.

N° 329. Chaerophillaria. Lin.

.l'ai pris aussi cette phalène sur le haut du Jorat, au mois de juillet.

CATALOGUE SYSTÉMTIOIE

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