Rusticaria. W. V
Hub. 241. — Treit. — Dup. — Bdv. 1849. - Her.-Schf. l. 49. — Wood 703. - Heydenr. Cal. 375.
Var. Vulpinaria. Mann cal. — Heydenr. Cal. 376.
Pas rare dans les haies et les taillis au-dessous de Lausanne; commune en Valais,
en juillet e( au commencemcnl l'aoûl. Fréquente au pied méridional des Alpes, à la même époque (Lab.). — Quelquefois prés de Meyringen (Meyer). En Valais du t3 au 20 juillet (Rolhb.).
La variété à bande rouillée nommée vulpinaria par Mann, ne se deslingue que par la couleur de sa bande. On trouve des exemplaires de rus tic a ri a où la bande n'est rouillée qu'à la côte. Vulpinaria est plus commune dans la Suisse transalpine; je l'ai prise à Gondo (route du Simplon). — Mr. Heuser l'a aussi recueillie dans l'Oberhasli, au-delà de Meyringen.
■M. Corn mut aria. Treit. sup.
Fr. n. B. 77, 4. — Bdv. 1906. — Dup. cat. — Her.-Schef. f. 91—96. I. 53. (non Bub. 505). - Heydenr. Cat. 647. Ternata. Schr.
Fumât a. Steph. — Wood 730.
S al tua ta. Speyer. (Isis).
Adjunctaria? Hdv. 1896. — Bruand cat. n" 633?
Commune dans les Alpes du 12 juillet au 3 août (Rothb.). — Meyringen en juillet; assez rare. — Alpes de Cbamouny (Chavannes). — La Furca du côté de Réalp, le 25 juillet, déjà à demi passée (Lab.).
Il est surprenant qu'on l'ait confondue avec remutaria. Le mâle est assez différent de la femelle; celle-ci est plus petite, plus claire, a les ailes moins chargées d'alôraes et plus aigiies au sommet (comme plusieurs autres femelles de ce genre). Le mâle est très chargé d'atomes; ses tarses postérieurs ne sont ni renflés, ni poilus et ont deux paires d'éperons.
Speyer est dans l'erreur lorsqu'il distingue commutaria (salluata) de remutaria par son front noir; l'une et l'autre l'ont noir ou brun foncé, ainsi que plusieurs espèces voisines. — Les palpes de la première sont petits, roux, avec le dernier article effilé; ceux de la seconde sont plus gros, bruns ou noirâtres en dehors; leur dernier article est épaissi, presque sécuriforme. La frange de remutaria est marquée d'une ligne de points noirs; celle de commutaria d'une ligne brune peu marquée, surtout en dessus. — Les figures de Her.-Schf. sont un peu pâles, surtout pour les mâles.
J'ai quelque lieu de croire que adjunctaria (Bdv. 1896^ a été prise sur le mâle de commutaria; quoique Bdv. dise nalae oinnes subtus nitidiores.« Dans commutaria les atomes ne paraissent plus nombreux en dessous que parce que le fond
est plus blanc. Ce qu'il ajoute «an licae lineis duabus, posticae tribus signatae.w est trop contraire à tout ce qui s'observe chez les phalènes pour ne pas croire à une erreur typographique. Du reste, comrautaria est plus voisine de strigaria que d'aucune autre.