‹ Faune suisse. LépidoptèresChapitre 30 sur 593 · Nemoraria. Hub · texte numérisé non relu

Nemoraria. Hub

Her. Schf. f. 101, 102. I. 56 (non Bork.). - Heydenr. Cat. 321. A lia ta. VV. V.

Punctala? Scop.

J'ai pris un seul exemplaire dans les environs de Lausanne en juillet (je crois) (Lab.).

Celte espèce très rare est fort liisiincte de toutes les voisines. La fig. de Hubner la caractérise parfaitement et devait suffire pour prévenir toute confusion. Je possède une paire provenant des environs de Darnistadt. Nemoraria de Bork. est strigiilata Treit. , p rata ri a Boisd. (vide cerusaria).

■M. Sylvestraria (la). Bork.

Hub. 97. — Treit. ? — Fr. n. B. 1. 77, 2, 3. - Dup. ? — Bdv. 1895? — Her.-Schf I. 57. f. 103-105. — Heydenr. Cal. 645. Immutala. Wood 721.

Dés la mi-juillet à la mi-août, à Lausanne; rare (Lab.). Assez commune dans le Jura et aux environs de Schijpfen du 30 mai au 22 juin ; puis du 8 juillet au 8 août (Rothb.). — Les bois des environs de Zurich; TUto; pas commune (Rremi).

Les exemplaires pris en mai et en juin appartiennent probablement à une autre espèce. La synonymie de sylvestraria est très confuse et les erreurs fréquentes. — Je doute que punctata Devill. et Treit. appartienne à cette espèce, quoique Her.-Schf. affirme le contraire. — La sylvestrala Bork. est plutôt une espèce allemande, tandis que punctata Devill. se prend volontier en France et en Suisse. — La var. f. 106 et 107. Her.-Schf. ne peut être punctata Devill.; car elle n'a pas de points marginaux. Elle n'a pas encore été observée en Suisse; j'en possède un échantillon (si c'est bien la même espèce) venant de Bourgogne et que je dois à l'obligeance de Mr. T. Bruand. La disposition des raies, la teinte plus foncée des ailes , les dentelures irrégulières de la marge, la disposition en quinconce des points de la frange des inférieures (comme dans compararia), la situation du point central en dedans de la première ligne aux inférieures, enfin les antennes presque pectinées, à poils noirs, en pinceau chez le mâle, en font une espèce distincte.

11 me paraît que c'est à cette dernière espèce, encore indéterminée, qu'il faut rapporter la fig. 8 pi. 177 de Dup. — Observons encore ici que sylvestraria est figurée par Frey. (n. Beitr.) à sa tab. 77 et non 113: celle-ci représente Cab. strigil la ria. Caespitaria (Bdv. 1897) repose donc sur quelque erreur.

Il serait plus aisé de confondre sylvestraria avec des individus pâles (surtout les Ç) de rufaria; mais elle ne porte pas à la seconde ligne (à partir de la base) des inférieures, prés du bord antérieur, le coude prononcé faisant un angle saillant en dehors, qui fait l'un des caractères de celle-ci. On observe à cette môme place une simple sinuosité.

DaDS la vraie sjlvestraria les ailes sont assez arrondies, les points discuïdaux généralement bien dessinés, surtout aux inférieures; les points de la marge manquent souvent et sont au nombre de 3 à 5 (lorsqu'ils existent) ; les inférieures sont légèrement anguleuses; les antennes sont fortement ciliées, de poils blanchâtres, simples, avec des tubercules peu élevés, arrondis. Le mâle est blanc-roux et la femelle blanc-sale. Les tarses postérieurs sont très épaissis et engaînés chez le mâle. Mr. Bruand (Cal. n° 632 et 634) a probablement copié Hoisd.

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