Gratiosana, Lab
Deux individus , l'un mâle et l'autre femelle , appartenant à cette nouvelle espèce, ont été pris , dans les environs de Lausanne , par M. G. Leresche et par moi , au mois d'août. — M. Her.-Schaffer qui vit l'un d'eux, reconnut une espèce non décrite.
Au premier abord, ce petit cochyle se distingue à peine de Dubitana. dont il a le dessin et la teinte jaune enfumée. Cruentana lui ressemble encore davantage, mais sa taille est beaucoup plus forte. Sa taille est sensiblement plus petite que celle de Dubitana; semblable à celle de Zephyrana. Le fond des supérieures est d'un jaune pâle, brillant, plus ou moins argenté; sur lui se dessinent des taches irrégulières d'un jaune-roux, dont la plus gnfnde, arrondie, est placée sur le disque, au tiers externe de l'aile. Au centre et à l'extrémité se voient deux taches d'un gris foncé, nuancées de
violet et tachetées du même jaune roux. La tache médiane , cunéiforme , plus large et plus visible à la côte, se termine en pointe au bord interne. Sa partie interne est violacée ; l'externe roussàtre, forme un angle saillant près de la côte; un point plus foncé existe à son centre et sur son bord antérieur. — La tache terminale a la forme d'un croissant, à concavité interne. La partie concave porte un trait recoui'bé et alongé, se terminant en pointe effilée du côté de l'angle postérieur et par une tache brune à la côte; cette dernière tache, déchirée à son bord externe, est brun-foncé mêlé de fauve. Le sommet de l'aile est violet foncé, tacheté de gris. La frange est violette, mêlée de grisnoir et de roux. Le sommet de l'aile est très-arrondi. La côte est noirâtre dans toute sa longueur avec 3 à 4 taches blanches.
Les inférieures sont d'un gris un peu violet, sensiblement plus clair à la base, surtout chez la femelle. La frange est de la même couleur, avec une ligne de division plus foncée.
Le dessous est d'un gris-roux plus foncé aux supérieures, sui'tout vers le sommet; mar(]ué de vergetures aux inférieures.
La tête et les palpes sont blancs.
Il existe encore une autre espèce inédite que l'on pourrait confondre avec celle que je viens de décrire ; elle se distingue par sa taille plus forte , par la tache centrale plus grande et triangulaire, la terminale plus marbrée de clair et colle du disque, vers l'angle postérieur, brune, foncée. Je me suis abstenu de la décrire, quoique nouvelle, parce que je manque encore d'individus en bon état. Elle provient des environs do Sion, où je l'ai prise au mois d'août.
lOO. Roserana, FrohI.
Treit. et sup. — Dup. 257. — Hub. revis, n" 162. — Hub. sup. f.93. — Heyden. C. 690. — Wood. 1288. — Bulletin de la Société vaudoise, t. IH, n" 22.
Ambiguella. (Tin.) Ilub. 153.— (ana). Guén. Ind. Uvacana, Schenk.
Omphiaciana, Bruand cat. — (ella). Audoin , hist. de la Pyrale. — Bruand,
Vitisella, (Tin.) Beclist.
Cette espèce est extrêmement répandue dans tous les vignobles de la Suisse et y cause, certaines années, de grands ravages. Sa larve vit sur les grappes. Deux appa-
ritions ; la première à la fin de mai et au commencement de juin ; la seconde à la fin de juillet. La chrysalide, enveloppée d'une coque lâche, est fixée sur les pierres elles morceaux de bois , quelquefois dans les débris de grappes desséchées. — Ne varie pas.
Pour plus de détails sur la synonymie et les mœurs de l'animal, consultez le Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles, t. III, n''22, p, 41, et t. IV, n''36, p. 284.
Treitschke, en copiant l'article fourni par M. de Roser au Corresponcknzblait wurtembergeois '), a émis quelques erreurs qui ont été reproduites ailleurs.
La première éclosion n'a pas lieu dans le canton de Yaud, même dans les endroits les mieux exposés, en avril; mais à la fin de mai et au commencement de juin, lorsque les bourgeons de la vigne ont de 3 à 10 pouces de longueur. De là vient que lorsque la floraison est hâtive, la larve trouve les grains déjà formés et les ronge un à un , faisant alors moins de mal au raisin.
Le seul moyen populaire de détruire cet insecte nuisible est celui recommandé par V. Roser : écraser la larve dans les grappes en fleur ; on écrase aussi quelques chrysalides dans les paquets secs laissés par la larve. Rechercher les cocons sur les grappes en automne pour les détruire, comme le recommande l'Instruction badoise, publiée à Constance en 1811, est parfaitement impraticable. L'emploi de feux allumés le soir au bord des vignes n'est pas moins inutile ; l'insecte ne vole pas de nuit , mais le matin et le soir, lorsqu'il fait chaud; tout le jour si le temps est couvert.
XII. Gen. C h e i m 0 n 0 p h i 1 a , Dup. (Tinei.) Lemma tophila , Treit. — Exapate, Zell. Guén. 101. Gelatana, (elia) Lin.
Fab.— Hub. 266. — Treit. - Dup. 287.— Frey. — Hub. revis, n" 165. — Guén. Ind. (Tin.) — Heyd. C. n° 2 (Tin.). — Frey, Tineïd. helvet. p. 5.
Gelata, Ilaw. — Fab. (Lithosia).
C ongelatella, Clk.
Dans une haie au-dessus de Lausanne, à la fin d'octobre et au commencement de novembre; assez fréquente. — Hottingerberg, près Zurich (Bremi).
Cette espèce se trouve déjà inscrite dans la Faune suisse par M. le |)rof. l'rey qui la place parmi les Tineïdes.
') Correspondenzblatt des wurlenib. landwirlhsch. Vereins. Vol. XVI ; Deceraber 1829. p. 299.