‹ Faune suisse. LépidoptèresChapitre 363 sur 593 · VVahIbomiana, Lin · texte numérisé non relu

VVahIbomiana, Lin

Hub. 203. — Treit. — Dup. 256. — Hub. revis. n° 181. - Hub.

sup. 107? 115, 116. — Guén. Ind. - Heyden. C. n° 289. —

Isis 1846. p. 235 (chenilles). - Bruand. C. 1015.

Communana, Hub. revis. n° 182. — Hub. sup. f. 113. 114. — Heyd. C. 290.

Alticolana, Koli. — Hub. revis. n° 183. — Hub. sup. 1 12. — Hub. 203 (Wahl-

boniiana). — Heyden. 287. — Bruand. C. 1012, 1013. Interj ec tana , Haw. — Curt.

Jaurais pu réunir encore aux trois espèces de Her.-Sch., Incertana Treit. sup. et Minorana Mann; car il est aisé de trouver des individus qui établissent une série continue entre les cinq espèces que je viens de nommer. Des observations suivies m'eni^agent cependant à donner pour le moment le rang d'espèce à Minorana; je ne suis pas aussi sûr d'Incertana. M. Her.-Schf. n'est d'ailleurs pas éloigné de réunir nos cinq espèces en une seule. Virgaureana lui donne même quelques doutes. Toutes varient pour la taille et le dessin ; certaines différences tiennent à l'habitat, d'autres au sexe, d'autres encore à des influences ignorées. La coupe des ailes n'est pas même exempte de variations, en sorte que la distinction proposée par Her.-Schf. entre Communana et Wahibomiana ne me paraît pas admissible. Des individus reçus de cet habile entomologiste ne me laissent pas de doute sur ce point.

Les femelles sont généralement un peu plus grandes, plus foncées et mieux dessinées. Le sexe ne paraît pas influer beaucoup sur la forme de laile ; les ailes étroites au sommet sont cependant un peu plus fréquentes chez les femelles. Du reste, dans cette dernière appréciation il est très-facile d'être induit en erreur par la manière dont l'insecte est étalé.

L'habitat a une influence prononcée. Wahibomiana se prend partout depuis les bords chauds de nos lacs jusque sur les sommets les plus élevés des Alpes. Dans les expositions chaudes les teintes sont plus claires et le dessin moins net ; c'est le contraire pour les lieux élevés. C'est peut-être à l'influence du climat plutôt qu'à celle de la nourriture qu'il faut attribuer la teinte plus foncée des individus recueillis dans les bois de sapin. Là où le sapin s'arrête, le papillon se trouve sur les genicvriers, ou même sur de petits arbrisseaux (salix, rhamnus).

J ignore si le genre de nourriture a quelque influence sur la couleur du dessin. Wahibomiana est en Suisse la plus répandue de toutes les Tordeuses. Les prenuers individus paraissent à la fin de mai et les derniers en juillet. Elle préfère les

sapins et les pommiers dans le voisinage des bois ; on la trouve certaines années par milliers sur le même arbre. Dans les Alpes elle est tout aussi fréquente quà la plaine. Elle préfère les arbres isolés et les bords des taillis.

La forme Communana H. -S. (ailes plus étroites et plus accuminées) est la plus répandue; Wahlbomiana H. -S. n'est cependant point rare. On les prend ensemble.

Alticoiana Koll. est propre aux Alpes. Elle ne diffère des précédentes que par ses bandes d'un brun plus foncé et plus larges. Le fond gris est aussi chez elle plus couvert d'atomes bruns. On trouve, du reste, des individus parfaitement semblables dans les bois de sapin de la plaine.

La forme et les dimensions des bandes et des taches varient à tel point que 1 on ne peut s'y arrêter. (Voir Minorana et Incertaua).

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