Olivana, Treit
Hub. revis. n° 226. — Hub. sup. f. 218, 219. - Heyd. c. 234.— (non W. V.)
Micana, Hub. 28. — Guén. Ind. — (non W. V.) — Dup. 246, 5. — Bruand,
9 Stibiana, Guén. Ind.?
Commune sur les prés tourbeux des montagnes et des Alpes. Le mâle est plus grand que la femelle et ses couleurs sont moins tranchées. Alpes d'Aigle , de Chamonix, etc. Le Jorat au-dessus de Lausanne et de Lutry. Les Alpes bernoises (Rothb.). Çà et là autour de Zurich (Froy).
C'est à tort que Treitschke rapproche Trochilana (Hub. 313, 314 Frohl.) d'Olivana, et que tous les entomologistes l'ont copié. J'ai vu dans la collection de M. Rothenbach Trochilana provenant d'Allemagne; ce n'est point une Olivana. Les figures de Hubner sont reconnaissables. L'espèce la plus voisine est Cespitana. La bande oblique de la marge externe se termine sur le disque par une tache quadrilatère, là où Cespitana en porte une ronde. Trochilana se rapproche aussi de Palustrana; mais sa bande moyenne est plus foncée et le sommet de l'aile est chez elle presque noir.
La femelle d'Olivana est plus petite que le mâle; ses couleurs sont plus brillantes et plus tranchées ; les bandes claires sont chez elle plus larges, plus visibles et presque blanches ; les bandes foncées sont brunes et semées de points blancs. Elle est moins commune que le mâle.
Les figures que Duponchel donne de Micana ne peuvent se rapporter qu'à Olivana.
J'ai reçu de M. Ott un individu mâle sur lequel les taches et stries métalliques sont en très-petit nombre et où la couleur fauve pâle des bandes claires est jaune, avec l'extrémité de l'aile plus claire. Cette variété est toujours reconnaissable aux points blanchâtres, très-saillants, de la côte.