Flavicinctaria. Hiib
Frey. n. B. fig. 504 et larva.
La figure de Hubner est assez exacte, à part, le milieu de la bande médiane trop clair, le point discoidal des antérieures trop prononcé et celui des postérieures rarement visible et dans ce cas-là très peu marqué.
Il est fort difficile de distinguer cette espèce de caesiaria, et cependant la différence de moeurs trahit une différence spécifique —; la première fort commune sur la zone moyenne des Alpes, dans le voisinage des sapins, se pose toujours contre les rochers et dans les cavernes; la seconde, très rare partout, excepté dans l'Engadine, se cache dans les grandes herbes des hautes Alpes.
J'ai pu me procurer plus dune douzaine d'individus bien conservés et leur examen n'a fait (|ue confirmer ma première opinion. Indépendamment des teintes d'un jaune orangé vif qu'on ne rencontre jamais chez caesiaria, on peut noter comme différences constantes : 1° L'aspect des postérieures en-dessus, dont l'espace basilaire est constam-
>) Conf. Bullelln de la Soc. vaud. des scienc. nal. Nr. 47. p. 388. — Contribulions à la faune de Sicile.
ment plus foncé que le reste de l'aile, la marge plus ou moins enfumée et séparée de cet espace par un liséré plus clair. L'angle abdominal de ces mêmes ailes porte le long de la frange une éclaircie. 2"^ L'absence de point discoïdal, à part quelques exceptions où il se montre faiblement. 3° Le dessous des quatre ailes assez uniformément grisjaunàtre, légèrement moins enfumé aux postérieures; avec la moitié interne plus foncée et le bord externe de la bande moyenne du dessus marqué sur les quatre ailes par une ombre noire diffuse. 4° Le pointillé gris du dessous est plus prononcé que dans caesiaria. 5° L'absence de points discoïdaux du même côté aux antérieures, dans tous les cas.
L'intensité du gris qui forme le fond varie beaucoup ; j'ai vu des individus où la bande moyenne et la marge sont presque noires, à l'exception des taches jaunes et de la ligne fulgurale; il en est d'autres où le gris de fer disparaît presque entièrement.