Aethiopella. Diip. Cat
Que n'a-t-on laissé de côté les errements de Duponchel a l'occasion de cette espèce si mal figurée et si imparfaitement décrite, dans son ouvrage, qu'il est impossible, sans i-ecourir a d'autres sources . de dire s'il avait devant les yeux celle-ci ou sa voisine alpicolella, Zell. J'ai même lieu de croire que lorsqu'il décrivit son Ennychia monspessulalis il a\ait de\ant lui cette dernière espèce et qu'en l'appellant plus tard Phycis aethiopella il entendait par là celle à la quelle nous conservons cette dénomination.
.4ethiopella, auquel on aurait dû conserver la désignation dliel\e ticel la donnée par Zell., habite exclusivement, paraît-il, les hautes Alpes. Elle se distingue bien moins par le dessin du dessous des ailes ([ue par sa teinte gris-noiràtre , visible surtout aux inférieures. Ses ailes sont plus spatulées, plus étroites à leur extrémité. La deuxième ligne transverse décrit un sinus très visible dans son milieu. Mais ce qui la caractérise surtout est l'existence, sur les individus frais, de poils d'un beau violet, dispersés sur le disque des supérieures, sur le corselet , à l'extrémité des palpes et surtout à l'extérieur des tarses. Alpicolella présente quelquefois des écailles de la même couleur sur le disque des ailes, mais jamais sur les tarses.
144. b. A 1 p i c 0 1 e 1 1 a. Zell. Isis. Hub. sup. f. 50, 51.
Habite de préférence les expositions rocailleuses et chaudes des Alpes valaisannes. Mr. Staudinger l'a rapportée d'Espagne.
Les inférieures sont d'un noir fuligineux foncé. Leur frange est grise, émarginée de blanc et quelquefois entièrement blanche à l'exception d'un filet noir à leur base. Les supérieures ont le troisième espace (terminal) noir-uni et pur, les deux transverses incertaines et le disque semé de petites écailles blanches, arrondies, formant un vrai tapis perlé. Jamais d'écaillés violettes sur les antennes, les palpes et les tarses comme sa voisine.