‹ Faune suisse. LépidoptèresChapitre 92 sur 593 · Pictaria. Curt · texte numérisé non relu

Pictaria. Curt

Bdv. 1821. — Her.-Schf. f. 40. I. 176. — Wood 503. — Heydenr. Cat. 178.

Une femelle prise prés de Gamsen, dans le Haut-Valais, par Mr. Anderegg. — Un mâle, en avril, au-dessous de Lausanne (Lab.).

Elle a plus de rapport avec capreolaria, qu'avec temeraria et taroinaria.

G. XXX. Gnophos. Treit. Dup.

(Charissa. Curt. Steph. — Gnophos et EUophos. Boisd.)

Nota. Ce genre qui n'est guéres caractérisé que par son faciès, n'est pas moins très naturel. Rien ne le dilTérentie de Boarmia d'une manière positive. La nervation donne cinq groupes différents, a. Mendicaria , dont la cellule coupée carrément se ferme un peu au-delà de la bifurcation, b. Dilucidaria et glaucinaria où la cellule, semblable à celle de la précédente, est fermée au-delà de la bifurcation du côté interne seulement, c. Spurcaria, qui ne diffère de b que par la nervure scapulaire détachée plus prés de la base de l'aile, d. Operaria ressemble à spurcaria, mais sa ceHule est fermée par un angle rentrant. e. Serotinaria, furvaria, pullaria, obscuraria, limosaria et Andereggaria, ont la cellule comme b, mais fermée en biseau. Les antennes sont peclinées , semi-pectinées et filiformes dans les espèces les plus voisines , par

exemple: Meyeraria et dilucidaria; limosaria et Andereggaria. Les tarses des pattes postérieures sont tuméBés chez les unes et non chez les autres. Le contour des ailes n'offre pas de caractères plus certains ; on trouve tous les intermédiaires depuis Zelleraria dont la marge est entière, jusqu'à glaucinaria et obscuraria avec leurs ailes feslonées.

1 13. Serotinaria. Hub. 147.

Her.-Schf. f. 328. L 182. (cetera Sjnon. incerta).

Prise en juillet dans la vallée Léventine , près de Faïdo , au pied des rochers. Je l'ai reçue de Meyringen où elle n'est pas rare (Lah.). — Rosenlauï et Breitbodenalp au mois de juillet (Mejer).

Le dessin est celui de mendicaria; mais la taille est un peu supérieure. Le tond, d'un jaune roux , est couvert d'un grand nombre de grossiers atomes gris-bruns. Les points de la marge sont petits. Le sommet des supérieures fait un angle assez vif. Les lunules sont bien marquées ; celles des inférieures touchent la raie voisine. La troisième raie (marginale) est rapprochée de la seconde et marquée par une légère ombre. Le dessous est d'un gris soyeux, roux, plus clair aux inférieures. Le front est brun vers les palpes et blanc-jaunàtre au-dessus. Les antennes sont également peclinées jusques prés de leur sommet; leurs barbillons sont courts et spatules. Les tarses postérieurs du mâle sont épaissis et armés de deux paires d'éperons.

J'ai vu plusieurs mâles, mais je n'ai pu encore me procurer une seule femelle. Mr. Mann m'assure que l'échantillon, sur lequel Hub. a pris sa fig. 147, est bien celle inscrite ici ; quant à la fig. de Her.-Schf. l'identité est évidente. Celte espèce ayant été contondue avec la suivante, les synonymes des auteurs restent incertains. Freyer et Treitschke me paraissent avoir eu l'autre espèce sous les yeux. Je l'avais nommée labecularia avant de connaître mendicaria. H. S.

Page 1