‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableauxChapitre 16 sur 96 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FRIDOLIN, VAGNER.

FRIDOLIN, Mlntll Vagner.

Qu*e$l*ce que nous venons faire ici, maître Vagner?

VACHER, avec humeur. *

Comment, re que nous venons... c’est mon esclave, c'est Sul-* phurinc qui a paru désirer... je ne sais pas pourquoi!..

FRIDOLIN, arec crainte.

Je ne suis pas rassuré du tout ici... et vous, maître Vagner... avez-vous peur?..

VACHER

Moi !.. je n'ai jamais peur... (Deux ombre» blaoebet gliueat à traier» le» raine» par la droite.)

F SI I>0 UH.

Vous êtes bien heureux I

VACHER, regard lui le» ombrée, Cl parlant avec émotion.

Non... je n’ai jamais ..je n’ai... Qu'esl-ee que c’est donc que ça?.. Et... et toi... Fridulin,as-tu... as-tu peur quelquefois?.,.

FRIDOLIN

Toujours, maître.

VAGHEII, toyoot patiee IroS* ombre», per le fond, b droite.

Oh !..

rniDOUH, tremblant.

Hein ?...

VACHEfl.

C'est effrayant !..

FRIDOLIN, le terrant contre lui.

Quoi?..

VACHER

C’est horrible... le... regarde...

FRIbOLIN, n ‘(Mlle jeu.

Du... du. . tout... si c’est horrible, je ne veux pas regarder... Mais vous, qui n’avez jamais peur... il me semble que vous tremblez beaucoup...

VACHER

Je n'ai pas peur; mais je... je suis très-nerveux... {Entrent

olueieurt antre» ombre». )

FRIDOLIN, regardant à gauche.

Maître!... maître!..

VACHER, regardant A droit*.

Fri... Fridulin!..

miDULIN.

Là... là... adroite...

▼ACNER.

Là... là... à... à... gauche...

SCI rni'RINE, qui est entrée, leur frappant lur t'épaule.

Silence!.. Qui donc fait tant de bruit chez moi?

V ACNER.

Chez... chez vous... qui donc êtes-vous, Madame? RCiratmiNi.

La maîtresse de céans...

FRIDOLIN

Ah! vous êtes... la... vous avez un vilain domicile...

TACHER

Et vous avez une terrible façfln deovous annoncer... vous avez failli nous faire peur...

FRIDOLIN

Ah! oui, vous avez bien failli...

Sri.HU.IUXE.

Vous ôtes deux poltrons... je vous connais...

VACHER

Ah! vous nous... Alors, ma bonne dame, pourriez-vous m'apprendre ce que nous sommes venus faire dans ces ruines?

SCLFRlfRINE.

C'est pour être utiles à voire maître, le savant docteur Fausl, que vous y avez été envoyés l'un et l'autre.

FRIDOLIN

Mais en quoi, respectable darne, pouvons-nous servir le docteur Faust?..

SDLPflL'RINR.

Il va sc rendre ici jiour que je le débarrasse du fardeau pesant îles années...

FRIDOLIN

Il veut être rajeuni?

Sl’I.HlDRINK.

Oui.

VACHER

Et c’est un miracle possible à opérer?..

SCLFHCRINE.

Rien n’est impossible à la science, mais lu temps n'abdique jamais scs droits... et l< s années enlevées à Faust dut ront peser sur la tête d'un autre homme.

VACHER

Je plains l'autre. . Et quel sera le malheureux?..

SVLPHl'RIHE, bat.

Qui?., vous êtes deux ici.

FRIDOLIN

Quel sera l'infortuné... qui héritera de?..

SUI.POVRINE, bat, k Fridolin.

Tu n’es pas venu seul. .

FRIDOLIN, regardant Vaguer. ■

Ah!..

VACHER, k pari.

Ce pauvre Fridolin !..

FRI POU N, A part.

Ce pauvre Vagner!..

SDLPHURINE.

Maintenant, à Pieuvre... (Etk agit» un» quesouille, de» tiogat et dm

cbali l'entourent.)

VACNER.

Qu’es t-ce que c’est que toutes ces horribles bêtes?

SULPHURINE.

Ce sont mes hôtes.

FRIDOUH.

Vos hôtes?.. Vous recevez une bien vilaine société ..

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