‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableauxChapitre 35 sur 96 · CHANT FUNEBRE · texte numérisé non relu

CHANT FUNEBRE

Jour d’horreur et île colère,

Tu brilles comme l'cetnir sur 1® pt-rlié.

Et frappes le trime le plu* caché.

Où trouverais-je un refuge?

O mon père! A mou juge I Sauve-moi de cet abîme!...

MARGUERITE, te le» sut arec epoui&nle.

Ce chant funèbre... t’est pour moi... c’est... ô Seigneur!.. Seigneur, je veux prier... je veux... (i;iu tombe 4 |c*oai.j

«LI'UlSTorHÉLÊS, bu.

Tu ne prieras pas...

Ah! je souffre !.. je soutire!..

MtPUISTOMIÉLÈS.

Marguerite !..

MARGUERITE, avec rffroi, ic levant.

Ah!., qui m’a appelée?.. (s« tournant »tn Merh'tiopbélè* qui mil invisible pour elle.)

MU HKTOrHÈL&S, bu.

Te» jeux ne me verront pas...

MARGUERITE

Personne !.. Est-ce la voix de ma conscience?..

MEFIIISTOFREllS.

Oui, c’est elle qui te crie : Ne cherche plus la paix, rcn^ce à tout espoir. Dieu lui-même détourne de toi son regard.

MARGUERITE

11 n’est donc plus de salut?..

McniisTOrHÉUs.

Il n'est plus pour loi que malheur!

MARGUERITE

Ah 1 je suis perdue I je suis perdue !

MÉPUISToPQELÉS.

Qu’est devenue, dis-moi, l'innocence de ton Ame?., qu’est devenue cette vertu si flore, sans pitié pour cellcsqui tombaient? Toi qui savais reconnaître si bien ceux qui ne marchent pas dans la voie du Seigneur, ceux qui portent au front le signe maudit; descends au fond de tou cœur cl prononce sur toimêrne...

Obi cette voix!., celle voix qui crie au fond de mon sciai...

MËPMivrnt’ilËl Es.

Ton sein, vierge pudique, n’y sens-tu pas germer déjà le fruit de ta honte?..

MARGUERITE, |ui>iaani ua cri.

Ah !.. (Elle poM la maiu 4 k h cour, «l rctla lo regard fiie.— On enleod plot fort le cbanl funèbre -J

Btmsiorafiils.

Ecoute, la colère de Dieu fond sur loi, la trompette sonne, le» tombeaux s’ébranlent, et les cendres do ton corps, ranimées pour les flammes éternelles, tressaillent de terreur, telle *c Ecoule, le sépulcre a frémi!., c'est le sépulcre où ton crime fera descendre ta mère !..

MARGUERITE

Ma mère! ina mère!.. (ciuoi fuuèbre.) Quelle épouvantable angoisse! ce chant terrible m’écrase !..

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