‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableauxChapitre 61 sur 96 · TROISIÈME HOMME · texte numérisé non relu

TROISIÈME HOMME

Reprenez cet argent, Monseigneur; il a chassé de nu maison la paix, le Imnheur, et jusqu’à la tendresse fraternelle. Il a jeté parmi mes enfants la division, la colère et la haine.

FAUST

La haine!., (ta homme s'approche d«i»i.) Que ine veux-tn, toi?.*

DF-UXlfi.ME HOMME.

Votre or a troublé ma raison rt desséché mon cœur... Devenu riche tout à coup, sans peine* sans travail, je me suis jeté dans la paresse et dans le viee... j'ai abandonné ma femme, et ma femme est morte... c’est l’œuvre de cet or que vous m’avez donné, (it U)«tieavecde»e*poir.)

FAUST, hoe» de tau

Assez !.. assez!., mais il y a donc une malédiction sur chacun

de ÏUCS bienfaits... (il reueunlM le regard d# Mépfciuophdtè» qui ril.) Oh! oui, oui, c’est l’or du maudit!., (a une jeun* Lrftm* qui »orl de U foule tenant un infant par U main.) Que me veilX-tU ilUSsi, femme?

viens-tu me reprocher encore une douleur, un désespoir, une mort?

LA JEUNE FEMME

Non, seigneur, je viens vous rendre grâce.

FAUST, avec joie.

Ah!

LA JEUNE FEMME

Vous avez voulu me secourir, et ce n’est pas votre faute si je ne suis pas venue jusqu’à présent.

FA CST.

En effet, je vous reconnais pauvre femme!., l’incendie avait détruit votre demeure, le fini avait consumé vos moissons, et, pour comble de malheur, votre enfant se mourait.. Je vous ai dit: Venez à moi... Pourquoi avez-vous tardé jusqu’à ce jour?..

U JEUNE FEMME

C’est qu’une autre est venue à nous. Monseigneur.

FAUST

Une autre !

MÉFHISTOFHÈlJs, au* ironi*.

La sainte, peut-être ?

FAUST

Et qu’a-t-elle fait pour vous?

LA JEUNE FEMME

Ce qu’elle a fait?., elle a passé tirés de mon fils des jours de fatigue et des nuits sans sommeil... lui prodiguant les soins les plus touchants... L’enfant ne pouvait plus parler, mais elle semblait comprendre ses pleurs; elle versait des larmes de compassion qui répondaient à ses larmes, à lui... Je croyais que c’étaient deux anges qui se parlaient un langage inconnu, cl je tombais à genoux devant eux... lin jour enfin, les pleurs se sont taris et le sourire leur est revenu à tous deux... Il n’avait pas suffi de mes soins et de mes veilles : une mère à elle seule n'obtient pas toujours du ciel la vie de son enfant; mais lo mien avait deux meres, et Dieu me l'a rendu, (cita cmlrmc ton ntatj

FAUST

Et cette femme ?.. celte femme?..

LA FEMME

Vous ne la connaissez pas?., c’est..

MteflISTOPRfiLta.

C’est la sainte, n’csl-cc pas?

LA FEMME

Oui...

FAUST

Toujours, toujours elle !..

MÉFHISTOFHkLES, bat.

Toujours, (it ri»-)

FAUST, |tkust.t su milieu.

Assez!.. Et les ravages de t’incendie?..

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