‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableauxChapitre 72 sur 96 · VAUT · texte numérisé non relu

VAUT

Marguerite, tu peux encore me sauver.

MARGUERITE

Vous vous trompez, Faust, c’est de vous seul que dépend votre salut.

FAUST

Ne m’abandonne plus, prends pitié de moi.

MARGUERITE

C’est la pitié de Dieu que vous devez implorer.

liwr.

Écoute. .. rends-moi ce cœur que j’ai dédaigné, et je te • consacrerai toute ma vie, toute mon àrac.

MARGUERITE

Me rendrez- vous ma mère qui est morte?

FAUST

Marguerite !

MARGUERITE

Me rendrez-vous mon frère que vous avez tué?

FAUST

FAUST

Marguerite, Ion âme* est pieu**, Ion c«i*ur est charitable... et, lu l'as dit, je suis malheureux, je pleure !.. Oh! ne me repousse pas... Si tu le veux, Je te ferai partager nus richesse*... tu puiseras dans mes trésors pour secourir ceux qui souffrent...

MARGURJUTK.

La source de vos trésors est impure.

FAUST

Oh ' je l’en conjure, aie pitié de ma souffrance, no m’irrite l>as par de nouveaux mépris... et si lu dédaignés mon amour, n ajoute pas à l'auicrtumi; de mon âme, ne nie pou>se pas au désespoir, ne dédaigne pas ma colère.

MARGUGRIIR.

Je n ai pas fléchi devant vos larmes... que peuvent me faire vos menaces?

FAUST, avec fort».

Toujours, toujours implacable!.. Mais tu ne songes doue pas que tout ici se courbe sous ma main et m’obéit à un geste?., je puis...

margcmitf.

Pauvre insensé !.. 11 n'y a pas de puissance sur la terre capable de faire chanceler la foi qui m anime.

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