‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableauxChapitre 81 sur 96 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

HÉLÈNE, VAI.FLBtmi.

(il port* d'oM min un ti'WM bouquO, de l'iu’re une belle A phtolcll « un* pal»e d’épée». — Juliette ton.)

VALrt.Erm. C'est bien ! c'c^l bien ! jardinier.

Hélène. Que »eut dire ret ar.-cnal, baron ?

valflciiu; il r .:*e »e» arrari «u tend. Oh! ne faites pas attention... un duel, dans lequel je viens de figurer... (Mouxement d» u hanwoe.) comme témoin.

Air : En vérité, je vouj le dit.

Contins témoiu... c'esl mieux mon fait.

mtn.

Quelle horreur!

VALFLBUJI1.

C limer vo< alarmes;

Car je rapporte Ici mr* arme»,

Là-bas, l'honneur est «alufiit.

J'avali c<vbê dans la montagne,

Médecm, f hc vaux et brancards.

BéLtnc, parié- Ch bien T

vai.pi.Krat.

Il n’à coulé que du champagne.

Il n’a péri qae... dent canards.

(oflrsat <t« iminu *ou bouquet.) Voulez- vous me permettre de...

«Ub-Éjit. C’est bien, posez ça là... et asseyez-vou*. (élu » â«i*t.) Vous disiez donc?...

vu fleuri. Moi? Je...

belrnk. Commeni! vous n’avez rien & me dire? Alors, allczrous-en !

yalfleuri. Quoi! vous voulez,..

Hélène. Alors, asseyez-vous et parlez... Mais asseyez-vous donc ! (ti s’aniod.) Mais parlez donc, j’attends!

VAt.rf.ctmi. Je parle, comtesse : avez-vous enfin fixé le jour de mon bonheur ?

helêne. Mais, oui !.. c’est convenu ; dans trois semaines. VALriEuat. Pardon ! mais il y à six mois que vous me dites : Hans trois semâmes. •

u tt tse, riant. Ça prouve au moins que j’ai de la suite dans les idée».

VALFLEURl, dépélé. VOUS plaissntCZ tOUJOUrS.

rélAsc. N’avez- vous pat ma parole?..

vAiFLBrm. Sans doute... mais vous a»ez si peu de mémoire.

héiêxe, rUot. Vous aimeriez mieux un litre, n’est-ce pas?

mnaml. J’avoue que. .

hélEne. riant. Voyons... est-ce une lettre do change qu’il vous faut... un billet à ordre, à vue, au porteur?...

VAiFLCOli. Un billet à ordre m’irait assez.

.u.ni à u labte. Va pour le billet à ordre... (lUrinm.) « Bon pour ma main, exigible dans trois semaines, à l'ordre du baron ae Valfleuri... » Êtes-vous content?

valvlïüri. Enchanté! (il m

hèles k. C’est heureux!... Maintenant, baron, une question î Pourquoi donc voulez-vous m'épouser?..

VAiFLEftm. Pourquoi? mais parce que vous êtes charmante, et que je vous aime.

hélCve. Vous marniez?

VAinnni. Prodigieusement I

bèlèhe. Quelle drôle de chose ! Car enfin, vous ne me connaissez pas...

TUlUCtt. boudtM.nl. Je UC...

Hélène. Ou», vous connaissez mon visage et... mes propriétés ; mais moi, mon caractère, mon cœur, mon esprit... en admettant que j’aie un esprit, qu’en savez-vous? pas le plus petit mot... Vous ne savez seulement pan mon nom?

nimofti. N’élevvoo» pas la comtesse de Nmgy?

bèlèjie. Oui, Noisy est un nom que j’ai pris; mais j'en ai eu un autre.

.taiflecri. Vous?.. Et quel est ce nom?

ititsE. Celui de mon mari, baron.

VALfLEtmi. Vous êtes veuve?

HtLfisi. Non pas !

vâtvtauai. Vous êtes mariée? avec nn homme? (il fait q»»iqan

pa» r®or tortir.)

bêléne. Où allez-vous ainsi ? * *

vAin.tt k’. Je vais tuer votre époux. Madame !

■éié.ne. Restez donc; je n’ai pas fini... Quand j’aurai achevé, je vous permets de le tuer... si vous pouvez.

TAirirttu. Oh! oui, je le tuerait

Hélène. C’est convenu. On me maria sans trop me consulter, pour mettre fin. je rrnis. h un procès qui remontait... à Henri IV on à la bataille de Marengo ; je ne ?ais plus ali juste... An bout de quinze jours, mon mari ne pouvait plus vivre avec moi; et moi, je ne pouvais plu» vivre que sans lui. Vous voyez que, de ce côté-là du moins, il y avait sympathie... Alors, animes tous deux des mêmes intentions, nous finîmes par découvrir qu'en nous mariant, on avait omis une formalite indispen-

} sable, à co qu’il paraît. Figurez-vous que M. le maire, en trônant non» unir, avait fermé les portes de la mairie, au lieu de les tenir ouvertes; et, comme l’article 191 nous permettait d’attaquer cette union... clandosiine , nous saisîmes ce préleste— avec enthousiasme... Bref! la justice dénoua la chaîne dont la loi nous avait garrottés... Je ne sais ce que deviot mon noble époux.

Air de Marianne.

Pour moi, baron, je me partage :

Je pàise A Pans mes hivers ,

El je revleus dans ce village Au temps où le* arhrea sont vert».

J’y vis tranquille.

Loin de la ville, lJiTboriunt,

Jardinant,

Vendangeant.

Mais j’ai beau faire Pour me distraire.

Pour moi le temps A les pieds trop pesants.

Je ne vois que gens monotone»,

Des braconniers, de» paysans,

Et des rosières do... trente ans...

Dont j’ comprends Iss couronnes,

Jo comprend* leurs conronnes.

VAtrtxtmt. Ainsi. Madame, vous êtes veuve d’un mari?..

HELENE. Très-vivant, j’aime à le croire; aussi, vous comprenez qu’avant de vous donner une main... déjà connue à l'état civil, je vous devais compte de ce petit détail... Maintenant, ma conscience cal en reuos... Vou» dînez au château, n'est-ee pas? C'est bien aimable à vous... Merci de vos fleurs, baron. (Elle

sort par la (s««b«.)

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