SCÈNE II
VAGNER, FRIDOLIN, promeneurs.
VAGNER.
Maharadja 1... Voilà le seigneur Faust devenu souverain de ce pays, et moi, le surintendant de ses munificences.
FRIDOLIN
Et moi, qu’est-ce que je suis?
VAGNER.
Toi, tu es le sous-intendant du surintendant.
FRIDOLIN
Le seigneur Faust nous a amenés ici avec lui. Il jette l’or à pleines mains... et nous sommes chargés de répandre ses bienfaits.
VAGNER.
Et de recueillir pour lui le plus de bénédictions possible. J’cn ai assez recueilli pour aujourd’hui, et je ne serais pas fâché do causer avec ma belle esclave. ^
FRIDOLIN
Alors, je m’en vais.
TABLEAU X, SCÈNE !H. 65
VAGNER.
Pourquoi ?
FRIDOLIN
Elle m’est insupportable, votre belle esclave.
VAGNER.
Oh ! mais tu n’y es plus... elle est bien changée, elle a maintenant toute la douceur du demi-sexe dont elle fait partie.
FRIDOL1N.
Du demi-sexe ?...
VAGNER.
Oui, la femme, le demi-sexe.
,. FRIDOLIN
Ah ! bon !
VAGNER.
Ensuite, elle est devenue d’une docilité, d’une obéissance .
FRIDOLIN
Vraiment?... elle est obéissante?
Parfaitement obéissante!... elle fait tout ce que je veux...
FRIDOLIN
Est-il possible 1
VAGNER. , .... .
C’est moi, moi seul qui commande à présent... elle odcu a mes moindres désirs.
FRIDOLIN
Ahl oui... elle est bien changée, alors.
VAGNER.
Mais où est-elle donc ?