‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableaux par m. Adolphe D'EnneryChapitre 38 sur 55 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VAGNER, FRIDOLIN, promeneurs.

VAGNER.

Maharadja 1... Voilà le seigneur Faust devenu souverain de ce pays, et moi, le surintendant de ses munificences.

FRIDOLIN

Et moi, qu’est-ce que je suis?

VAGNER.

Toi, tu es le sous-intendant du surintendant.

FRIDOLIN

Le seigneur Faust nous a amenés ici avec lui. Il jette l’or à pleines mains... et nous sommes chargés de répandre ses bienfaits.

VAGNER.

Et de recueillir pour lui le plus de bénédictions possible. J’cn ai assez recueilli pour aujourd’hui, et je ne serais pas fâché do causer avec ma belle esclave. ^

FRIDOLIN

Alors, je m’en vais.

TABLEAU X, SCÈNE !H. 65

VAGNER.

Pourquoi ?

FRIDOLIN

Elle m’est insupportable, votre belle esclave.

VAGNER.

Oh ! mais tu n’y es plus... elle est bien changée, elle a maintenant toute la douceur du demi-sexe dont elle fait partie.

FRIDOL1N.

Du demi-sexe ?...

VAGNER.

Oui, la femme, le demi-sexe.

,. FRIDOLIN

Ah ! bon !

VAGNER.

Ensuite, elle est devenue d’une docilité, d’une obéissance .

FRIDOLIN

Vraiment?... elle est obéissante?

Parfaitement obéissante!... elle fait tout ce que je veux...

FRIDOLIN

Est-il possible 1

VAGNER. , .... .

C’est moi, moi seul qui commande à présent... elle odcu a mes moindres désirs.

FRIDOLIN

Ahl oui... elle est bien changée, alors.

VAGNER.

Mais où est-elle donc ?

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