‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableaux par m. Adolphe D'EnneryChapitre 40 sur 55 · GARDIENS · texte numérisé non relu

GARDIENS

(Tou« criant vers l’entrée de gauche.)

Vive le maharadja 1 vive le maharadja I

Assez ! assez !

fridolin.

Vive le maha...

FAUST

Silence donc...

VAGNER. /

On dirait que Votre Seigneurie est irritée contre nous.

SULPRURINE.

11 y a bien de quoi !

FAUST

Vous avez tout confondu, tout bouleversé.

' VAGNER.

Nous?

FAUST

Fous que vous êtes, vous avez voulu enrichir tout le monde, et vous avez tué le travail.

FAUST

VAGNER, à part.

C’est possible, mais il n’avait pas la vie dure.

FAUST

Vous avez étouffé, sous le poids de l’or, la force, 1 énergie, le courage ! — Vous avez tué le travail... et vous déshonorez la richesse. (il remonte vers le fond.)

VAGNER.

Pauvre richesse... la voilà déshonorée !..

FRIDOLIN

C’est égal, je ne suis pas inquiet de son sort, elle trouvera bien encore quelques bonnes âmes qui ne la repousseront pas.

VAGNF.R.

Allons, allons, je vois ce que c’est, nous aurions du ne donner d’argent qu’à ceux qui n’en avaient pas besoin, (on entend un grand bruit de fanfares.)

VAGNF.R ET FRIDOLIN.

Qu’est-ce que c’est que cela? (Mouvement général.)

SULPHURINF,, à Faust. .

Seigneur ! le maharadja des États voisins vient vous visiter.

\ FAUST

En effet, j’avais ordonné une fête pour le recevoir.

SULPHUR1NE.

Oui, mais ils ont si spirituellement exécuté vos ordres... que vos serviteurs sont maintenant trop riches pour vouloir servir les autres.

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