GARDIENS
(Tou« criant vers l’entrée de gauche.)
Vive le maharadja 1 vive le maharadja I
Assez ! assez !
fridolin.
Vive le maha...
FAUST
Silence donc...
VAGNER. /
On dirait que Votre Seigneurie est irritée contre nous.
SULPRURINE.
11 y a bien de quoi !
FAUST
Vous avez tout confondu, tout bouleversé.
' VAGNER.
Nous?
FAUST
Fous que vous êtes, vous avez voulu enrichir tout le monde, et vous avez tué le travail.
FAUST
VAGNER, à part.
C’est possible, mais il n’avait pas la vie dure.
FAUST
Vous avez étouffé, sous le poids de l’or, la force, 1 énergie, le courage ! — Vous avez tué le travail... et vous déshonorez la richesse. (il remonte vers le fond.)
VAGNER.
Pauvre richesse... la voilà déshonorée !..
FRIDOLIN
C’est égal, je ne suis pas inquiet de son sort, elle trouvera bien encore quelques bonnes âmes qui ne la repousseront pas.
VAGNF.R.
Allons, allons, je vois ce que c’est, nous aurions du ne donner d’argent qu’à ceux qui n’en avaient pas besoin, (on entend un grand bruit de fanfares.)
VAGNF.R ET FRIDOLIN.
Qu’est-ce que c’est que cela? (Mouvement général.)
SULPHURINF,, à Faust. .
Seigneur ! le maharadja des États voisins vient vous visiter.
\ FAUST
En effet, j’avais ordonné une fête pour le recevoir.
SULPHUR1NE.
Oui, mais ils ont si spirituellement exécuté vos ordres... que vos serviteurs sont maintenant trop riches pour vouloir servir les autres.