NOTICE SUR LES POETES
, c. niais depuis la mort de sa femme, arrivée en 4788, lelle ü fut extrêmement sensible , il ne retrouva plus Ct S- ^ rations de sa jeunesse; seulement, il s'enthousiasma ’f fjd pour les -premiers temps de notre révolution, et com- PTa un aLz grand nombre d’odes politiques, qui lui valurent
feütrede uto^è^ne ^ ]a Terrem fut bientôt l’objet de «Toî indignation, comme on le verra dans l’ode sur Cordav : le vieux poète pleurait alors amerement les tnières illusions pour lesquelles son âme s était reveillee, et que le couteau de Robespierre avait aussi frappées ue
“Ïlopstock était né, en 1724, dans l’abbaye de Quedlimbouig;
i, mourut à Hambourg en 1 80», après avoir ete témoin de la plupart des triomphes de Goethe et de Schiller, dans cette littérature qu’il avait relevée et comme préparée a un essor p^ sublime. Il était, ainsi que Vieland -et Goethe , mem i
stitut national de France. . . ' m
Vieland, Herder, Lessing, Hœlty, suivirent plus ou moins Klopstock dans la voie qu’il avait ouverte. Herder a compos «Ctf épique et lyrique, Vieland créa son <****«£ goût des poLes italiens du moyen âge. Mais tous ces autems refusèrent d’adopter la versification de Klopstock ;ia triompha de tous côtés; Stolberg , le traducteur d Homere et
le créateur d’un nouveau style dans le genre ïambuque, pie eda Burger, duquel date la phase la plus importante de la nom ede poéfie lyrique. Il porta surtout l’analyse intime dans la poesi , et sa vie était bien faite pour l’inspirer dignement. .Romprn tout à fait avec le genre didactique, admiratif, et dmutati grecque ou latine, il osa chanter ses propres sentiments s* impressions, sa vie, ses amours. Ceux-ci lui ont fourni un continuel aliment et des contrastes sans nombre Apres avoir me nue jeunesse assez dissipée, Burger, déjà célébré, son marier ; il fit une proposition de mariage a une jeune fille qu 1 fi ovait "aimer ; mais, le jour même du mariage , d vit pou, 1 1
POESIES ALLEMANDES
première fois sa belle-sœur Molly, âgée alors de diX-SPnt ' et involontairement il s’écria : pt âBs>
Ah ! malheureux, je me suis trompé !
Tous ses chants sont donc adressés à Mollv oui <»]'„ . était éperdument amoureuse de Burger marié”. ’ ‘
Ta morale n’eut cependant rien à redire à cette svmpathi, car Mollv était vertueuse ; mais il arriva que la femme dn poeie mourut , et , si l’on en croit quelques suppositions, d’une moit volontaire , pour céder le cœur de Burger à Mollv sœur. ‘ J j m
Ls s epouserent et vécurent heureux, quoiqu’ils fussent bien pauvres, et de là datent les chants de la liberté, de' la foie de urger. Mais, hélas 1 Molly mourut dans ses premières couches et notre poète fut au désespoir. Il errait donc d’un lien à autre, traînant avec lui une maladie de poitrine, lorsqu’une veuve de Francfort, se disant amoureuse de ses poésies, ‘lui fit des propositions de mariage par écrit. Comme elle avait de la ortune, il accepta; mais, un an après son troisième mariage, j dlV°rÇa’ et s'en alIa seui chercher la mort, et une place à côté de sa chère Molly. Tel fut Burger, qui, il est vrai, avait déjà un modèle en Hcetly, professeur de différentes langues, et qui le j temiei sut fiouvei le ton naturel des chants populaires. Burger, mort en i 794, a laissé des chansons, des ballades, des contes, des épigrammes, et surtout sa célèbre ballade
de Lénot a, qui parut en 1772, deux ans avant son premier mariage.
Schillei marche encore l’un des premiers de cette famille d? poètes créateurs. Célèbre en France par ses pièces de théâtre surtout, il nous est moins connu comme poète lyrique; mais, en Allemagne, sa poésie est populaire.
Jean-Frédéric Schiller naquit en 17S9 à Marbach, petite ville de Souabe; son père, qui était jardinier du duc de Wurtemberg, lui fit faire quelques études, jusqu’au temps où le duc de Wurtemberg le prit sous sa protection, et, lui ayant fait apprendre un peu de médecine, le nomma à vingt ans, par