‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 175 sur 225 · LES HEURES DE L’INSPIRATION · texte numérisé non relu

LES HEURES DE L’INSPIRATION

le vous salue , heures silencieuses , que l’étoile du soir balance autour de mon front pour l’inspirer ! Oh ! ne fuyez !«nt sans me bénir , sans me laisser quelques pensées dit nés !

A la porte du ciel, un esprit a parlé ainsi : a Hâtez-vous, fôues saintes , qui dépassez si rarement les portes dorées des •-W, allez vers ce jeune homme ;

3 Qui chante à ses frères le Messie ; protégez-le de l’orn- ,,re bienfaisante de vos ailes, afin que, solitaire, il rêve l’é— ‘tmité.

1 J- oeuvre que vous allez lui inspirer traversera tous les

POESIES ALLEMANDES

âges; les hommes de tous les siècles l’entendront; il élèvera leurs cœurs jusqu’à Dieu, et leur apprendra la vertu, a

Il dit : le retentissement de la vois de l’esprit a comme ébranlé tous mes os, et je me suis levé, comme si Dieu passait dans le tonnerre au-dessus de ma tête, et j’ai été saisi de surprise et de joie !

Oue de ce lieu n’approche nul profane, nul chrétien même, s’il ne sent pas en lui le souffle prophétique! Loin de moi enfants de la poussière !

Pensées couronnées, qui trompez mille fous sans couronne, loin de moi : faites place à la vertu, noble, divine, à la meilleure amie des mortels !

Heures saintes , enveloppez des ombres de la nuit ma demeure silencieuse; qu’elle soit impénétrable pour tous les hommes ; et, si mes amis les plus chers s’en approchaient, faites-leur signe doucement de s’éloigner.

Seulement, si Schmied, le favori des muses de Sion, vient pour me voir, qu’il entre... Mais, ô Schmied, ne m entretiens que du jugement dernier, ou de ta digne sœur.

Elle est capable de nous comprendre et de nous juger : que tout ce qui dans nos chants n’a pas ému son cœur ne soit plus !... que ce qui l’a ému vive éternel !

Cela seul est digne d’attendrir les cœurs des chrétiens, et de fixer l’attention des anges qui viennent parfois visiter la terre.

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