On suppose que cette allégorie se rapporte à Byron
Qui réussira mieux? Sombre question, Que le destin tient voilée encore, Lorsqu'à la plus fatale des journées Tous les peuples se taisent en perdant leur sang l Mais de nouveaux chants retentissent, Ne restez pas plus longtemps affligés, Car le sol les reproduit encore Comme il les a produits toujours !
Pauso complète. La musique cesse.
HÉLÈNE, s'adressant à Faust.
Une ancienne parole s'éprouve aussi tristement en moi, c'est que la beauté et le bonheur ne se réunissent pas pour longtemps. Le lien de la vie et de l'amour est déchiré ; en le déplorant, je te dis adieu, pénétrée de douleur. Encore une fois, je me jette dans tes Ijras. Perséphone, reçois-moi ! reçois mon fils !
Elle embrasse Faust ; tout ce qui est matériel en elle disparait, le vêtement et le voile lui restent dans les bras.
PHORKYAS, à Faust.
Tiens bien ce qui te reste de tout ce que tu possédais. Elle se détache du vêlement. Déjà les démons en tirent les pointes, et voudraient l'entraîner dans leur séjour. Tiens ferme! La déesse n'est plus. Tu l'as perdue; mais son vêtement est divin. Use de ce présent inestimable, et lève-toi. Il te transportera dans les airs aussi longtemps que tu pourras t'y manitenir. Nous nous reverrons, mais loin, très-loin d'ici.
Les vêtements d'Hélène se changent en nuages, ils entourent Faust, l'enlèvent, et l'emportent dans les airs.
PHORKYAS. Elle lève de terre le manteau et la lyre, et les montre.
C'est par bonheur que je les trouve. Il est vrai que la llamme a disparu ; mais le monde n'est pas $ plaindre : en voilà assez pour consacrer les poètes futurs, pour combattre l'envie et l'esprit de métier stérile. Et, si je ne puis conférer le génie, je puis du moins prêter l'habit.
HÉLÈNE 255
PANTHAUS.
Maintenant, hâtez-vous, jeunes filles ! Enfin, nous sommes débarrassées du charme que nous imposait cette vieille sibylle de Thessalie. Ainsi nos oreilles n'entendent plus ce tintamarre de sons confus qui distrait l'ouïe, et plus encore le sens intérieur. Descendons dans le Hadès ! La reine n'y est-elle point allée à pas mesurés et graves? Que les pas des fidèles servantes suivent immédiatement les siens; nous la trouverons près du trône de ceux que nul n'approfondit.
LE CHŒUR
Les reines sont reines partout; Même dans le Hadès, elles ont les premières places; Se rangeant fièrement près de leurs égales.
Familières avec Perscplione i ; Mais nous, nous sommes reléguées au fond Sous les profondes prairies d'Asphodèle, Parmi les peupliers longuement élancés, Au sein des pâturages stériles.
Quel passe-temps nous reste-t-il?
Plaintives comme les chauves-souris, Bru'ssantes sans joie comme des spectres.
LA CORYPHÉE
Celui qui ne s'est acquis aucun nom,
Qui n'aspire vers rien de noble,
Appartient aux éléments; aussi passez, passez I
Je désire ardemment être seule avec ma reine;
Non-seulement le mérite, mais la fidélité
Nous conserve notre existence.
Elle part.