‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 3 sur 185 · IT NOTICE · texte numérisé non relu

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exerce dès lors la plus féconde influence sur leur génie. Gœthe s'associe à la publication de Schiller intitulée : Les Heures; il écrit ses Elégies ronmhies, ses Epigrammes vénitiennes, ses ballades les plus dramatiques, des idylles gracieuses ; il maîtrise la fougue de Schiller, qui compose alors ses plus belles tragédies ; lui-même, dont l'ardeur est ranimée, achève Willielm Meister, ce tableau si curieux de la vie humaine, semé d'épisodes charmants inspirés parla société du xvin* siècle; et il publie Ilerniann et Dorotliée, sorte d'idylle épique, comme disent les Allemands, oîi la pensée est si pure, si élevée, oîi les malheurs de la guerre sont déplorés si vivement, oii d'excellentes figures bourgeoises, pleines de vie, offrent tant d'intérêt. Vers la même époque, Gœthe publiait avec Schiller les Xénies, critiques mordantes contre les médiocrités envieuses et les esprits rétrogrades. La Fille naturelle, drame en cinq actes, qui avait la prétention de peindre la Révolution française, n'est pas l'une de ses meilleures productions; il n'a pas été heureusement inspiré. C'est alors qu'il traduisit le Neveu de Rameau, qui n'avait pas encore été publié en français et qu'il y ajouta des notes curieuses sur les écrivains français du xvni«' siècle. La mort de Schiller, 1805, fut un coup terrible pour Gœthe : il avait perdu, disait-il, la moitié de lui-même. Il termina le drame de Démétrius, que son ami avait laissé inachevé, puis se replongea dans l'étude, qui lui était devenue plus nécessaire que jamais. — Il termine alors la première partie de Faust, prépare la Théorie des couleurs, publie les Affinités électives, œuvre remarquable par les analyses-psychologiques, mais trop

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